c’est-à-dire le voyage qui y mène, si bien que tu as fait de lui un homme en contradiction avec lui-même. Tu as encore ajouté : « Il a rapporté la permission auprès des imâms auxquels on se réfère pour les sciences religieuses et les fatâwâ, réputés pour leur ascétisme et leur piété, ceux dont on ne tient pas compte de l’avis contraire et vers lesquels on revient exclusivement. Quant à l’interdiction – si toutefois sa transmission est authentique –, il l’a prise de personnes auxquelles on ne se fie pas, dont l’avis n’est pas considéré et que l’on n’évoque même pas. » S’il a donc rapporté de ces autorités la permission, à savoir la licéité du voyage pour la visite, comment prétendre qu’il aurait érigé toute visite de tombes en péché unanimement interdit ? Voilà la véritable contradiction. Tu le qualifies de contradictoire alors que c’est toi qui l’es. Tu dis encore : « Puis il a conclu en affirmant : “Ce qu’il avance est unanimement illicite.” Cela contredit ce qu’il avait dit plus haut ; je me demande, lorsqu’il a parlé ainsi, était-il atteint de démence ou bien Allah l’a-t-Il éprouvé d’une calamité ? » Nous te répondons : mérite d’être blâmé dans sa raison et sa religion celui qui rend tortueux ce qui est droit, s’écarte de la voie juste, se contredit dans ses propos et taxe autrui de contradiction, selon le proverbe courant : « Elle m’a imputé son mal puis s’est éclipsée. » Les gens des innovations, opposés à ce qu’ont apporté les messagers, imitent les ennemis de ces messagers qui les taxaient de folie. Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Ainsi, il n’est venu à ceux d’avant eux aucun messager sans qu’ils ne disent : “Magicien ou possédé.” » (adh-Dhâriyât, 52) Il dit également à propos du peuple de Noé : « Ils dirent : “Fou !”, et il fut réprimé. » (al-Qamar, 9) Pharaon déclara : « Votre messager qui vous a été envoyé est assurément fou ! » (ash-Shuʿarâʾ, 27) Et Il – Très-haut – dit encore : « Ils dirent : “Ô toi à qui le Rappel a été révélé, tu es vraiment fou !” » (adh-Dhâriyât, 6). On dira donc : le texte de la réponse est le suivant : « Quant à celui qui voyage uniquement pour visiter les tombes des prophètes et des vertueux, est-il autorisé à raccourcir la prière ? Il y a à ce sujet deux avis connus. » Lorsqu’il a dit : « Celui qui voyage uniquement pour visiter les tombes des prophètes », c’est pour distinguer ce voyage du voyage légiféré, tel que celui entrepris pour visiter la tombe du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. Car si l’on voyage selon la législation, on se rend à sa mosquée, on y accomplit la prière, on prie sur lui, on le salue, on invoque et loue Allah comme Il l’aime, et comme Son Messager l’aime ; un tel voyage est légiféré et recommandé par consensus des musulmans, sans aucune divergence. En effet, l’intéressé n’a pas voyagé uniquement pour visiter des tombes, mais pour prier dans la mosquée. Les musulmans s’accordent à dire que le voyage appelé « visite » doit nécessairement viser la mosquée et la prière qui y est accomplie, conformément à la parole du Prophète – paix et bénédictions sur lui : « Une prière dans ma mosquée vaut mieux que mille prières ailleurs. » Et à sa parole : « On ne serre les bagages que vers trois mosquées : la Mosquée sacrée, la Mosquée al-Aqṣâ et ma mosquée. » La question et la réponse ne visaient donc pas en particulier le voyage pour visiter le Prophète – paix et bénédictions sur lui –, car un tel voyage, accompli de cette manière, est légiféré et recommandé de l’avis unanime des musulmans. Aucun musulman n’a jamais dit que voyager pour visiter sa tombe serait absolument illicite ; bien au contraire, quiconque se rend à sa mosquée, y prie et accomplit les devoirs relatifs aux droits du Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – accomplit là un acte recommandé et légiféré par consensus, et personne ne le réprouve. Cependant, les pieux prédécesseurs ne qualifiaient pas cela de « visite de sa tombe », et certains imâms parmi les savants ont désapprouvé qu’on dise : « J’ai visité…»
إليها وهو السفر، فجعلته متناقضا. وكذلك قلت بعدها: «لأنه نقل الجواز عن الأئمة المرجوع إليهم في علوم الدين والفتوى المشتهرين بالزهادة والتقوى، الذين لا يعتدّ بخلاف من سواهم، ولا يرجع في ذلك لمن عداهم، ونقل عدم الجواز- إن صح نقله- عمن لا يعتمد عليه ولا يعتد بخلافه ولا يعرج عليه» . فإذا كان قد نقل الجواز عن هؤلاء؛ وهو جواز السفر للزيارة، فكيف يحكى عنه أنه جعل كل زيارة القبور معصية محرمة مجمعا عليها؟ هذا هو التناقض. ثم نسبته إلى التناقض وأنت المتناقض، فقلت: «ثم قال في آخر كلامه: إن ما ادّعاه مجمع على أنه حرام. وهذه مناقضة لما تقدم منه في الكلام، فليت شعري حين قال هذا أكان به جنة أم أدركته من الله محنة» ؟ فيقال لك: المستحق للطعن في عقله ودينه من جعل المستقيم أعوج، وزاغ عن سواء المنهج، وتناقض فيما يقول، وجعل غيره هو المتناقض، كما قيل في المثل السائر: «رمتني بدائها وانسلّت» . ولكن أهل البدع المخالفين لما جاءت به الرسل يضاهئون أعداء الرسل الذين نسبوهم إلى الجنون، قال تعالى: كَذلِكَ ما أَتَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ مِنْ رَسُولٍ إِلَّا قالُوا ساحِرٌ أَوْ مَجْنُونٌ [الذاريات: ٥٢] ، وقال تعالى عن قوم نوح: وَقالُوا مَجْنُونٌ وَازْدُجِرَ [القمر: ٥٤] ، وقال فرعون: إِنَّ رَسُولَكُمُ الَّذِي أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ لَمَجْنُونٌ [الشعراء: ٢٧] ، وقال تعالى: وَقالُوا يا أَيُّهَا الَّذِي نُزِّلَ عَلَيْهِ الذِّكْرُ إِنَّكَ لَمَجْنُونٌ [الذاريات: ٦] . فيقال: لفظ الجواب: أما من سافر لمجرد زيارة قبور الأنبياء والصالحين، فهل يجوز له قصر الصلاة؟ على قولين معروفين. وقوله: من سافر لمجرد زيارة قبور الأنبياء؛ احترازا عن السفر المشروع، كالسفر إلى زيارة قبر النبي صلى الله عليه وسلّم، إذا سافر السفر المشروع فسافر إلى مسجده وصلّى فيه، وصلّى عليه، وسلّم عليه، ودعا وأثنى كما يحبه الله ورسوله؛ فهذا سفر مشروع مستحب باتفاق المسلمين، وليس فيه نزاع، فإن هذا لم يسافر لمجرد زيارة القبور بل للصلاة في المسجد، فإن المسلمين متفقون على أن السفر الذي يسمى زيارة لا بد فيه من أن يقصد المسجد ويصلّي فيه، لقوله صلى الله عليه وسلّم: «صلاة في مسجدي هذا خير من ألف صلاة فيما سواه» . ولقوله: «لا تشد الرحال إلا إلى ثلاثة مساجد: المسجد الحرام، والمسجد الأقصى، ومسجدي هذا» . والسؤال والجواب لم يكن المقصود فيه خصوص السفر إلى زيارة النبي صلى الله عليه وسلّم، فإن هذا السفر على هذا الوجه مشروع مستحب باتفاق المسلمين، ولم يقل أحد من المسلمين إن السفر إلى زيارة قبره، محرم مطلقا، بل من سافر إلى مسجده وصلّى فيه، وفعل ما يؤمر به من حقوق الرسول صلى الله عليه وسلّم؛ كان هذا مستحبا مشروعا باتفاق المسلمين، لم يكن هذا مكروها عند أحد منهم. لكن السلف لم يكونوا يسمون هذا زيارة لقبره، وقد كره من كره من أئمة العلماء أن يقال: زرت