Section : [Celui que l’on réfute et ses rimes creuses] Il a dit : « Sache que la visite ne saurait être conçue sans qu’il y ait passage d’un lieu à un autre ; même si cela se faisait par un raccourci miraculeux de la terre ou par le vol, l’accomplir autrement est une chose qu’aucun esprit n’admet, et le croire tient du délire. En effet, on ne qualifie quelqu’un de visiteur qu’après qu’il s’est mis en mouvement, qu’il s’est déplacé, qu’il est sorti de sa place et qu’il a pris la route. Comment donc le voyage vers une proximité d’adoration pourrait-il être un péché interdit, alors que l’intention recherchée est une obéissance vénérée ? Le voyage vers la tombe constitue l’un des moyens menant aux actes d’obéissance, tout comme on transporte la récitation (de la prière) vers les mosquées et les assemblées. Si l’auteur de ces propos avait su l’ampleur des erreurs et des faux pas contenus dans ses paroles, la contradiction et le désordre qu’elles renferment, il n’aurait pas dévoilé aux gens son défaut et aurait voilé sa honte. » On réplique : Cet objecteur est verbeux en formules rimées, pauvre en profit véritable. Ses rimes ressemblent à celles des devins : elles n’apportent ni preuve ni éclaircissement. Nul argument tiré des preuves légales du Livre, de la Sunna ou du consensus, nulle citation des paroles des imams de la religion, qu’ils soient unanimes ou en désaccord. Il ne fait qu’allonger la parole sur des sujets que seuls les moutons peuvent saisir, et prend pour munition l’atteinte à l’honneur des imams de l’islam et le dénigrement de la Loi du meilleur des êtres, avec peu de science, mauvaise compréhension et refus de s’adonner à la véritable jurisprudence, à l’apprentissage, à la réflexion et à l’instruction. Or, au sujet de cette question controversée et de ce qui s’y rattache, il existe, de la part du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue —, des hadiths authentiques et décisifs, et, de la part des imams de la religion, des paroles explicites et claires ; il n’en a rien mentionné. Son unique appui consiste à s’attacher à ce qui est équivoque, cherchant la dissension et son interprétation, sans faire partie des savants fermes qui connaissent son interprétation, à savoir son explication et son sens, même s’il en existait une autre interprétation qu’Allah Se serait réservée. Les deux positions, l’arrêt et le commencement [dans la récitation], sont rapportées des pieux prédécesseurs, et chacune a été adoptée par un groupe de leurs savants. Quant aux égarés, tels les chrétiens, et aux innovateurs, tels les kharijites, les râfidites, les jahmites et les qadarites, ils s’attachent à ce dont le sens leur paraît équivoque et délaissent le texte explicite que Dieu a clarifié. Ils disent à celui qui suit le Messie et croit à sa parole affirmant qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager — comme il l’a déclaré clairement à plus d’un endroit de son Évangile — qu’il a injurié le Messie, l’a dénigré, critiqué et pris pour ennemi, alors qu’eux-mêmes ont blasphémé contre Allah, Lui ont associé des égaux, ont démenti le Messie et lui ont désobéi, devenant ainsi mécréants envers Allah et Son Messager. De même, les extrémistes à l’égard de ‘Alî disent à celui qui suit ‘Alî dans ce qu’il a rapporté de lui-même, et qui suit le Messager dans ce qu’il a rapporté de
[فصل [المردود عليه وأسجاعه الفارغة] ] قال: «واعلم أن الزيارة لا يتصوّر أن تكون منفكّة عن الحرمة من مكان إلى مكان، ولو حصل ذلك بطي الأرض أو الطيران فإن حصولها بغير ذلك أمر لا تقبله الأذهان، واعتقاده ضرب من الهذيان. لأن الزائر لا يطلق عليه زائر إلا بعد حركته وانتقاله وخروجه عن محله وارتحاله وكيف تكون الرحلة إلى القربة معصية محرّمة، والقصد المطلوب طاعة معظّمة؟ فالسفر إلى القبر من باب الوسائل إلى الطاعات، كنقل الخطأ إلى المساجد والجماعات، فلو علم هذا القائل ما في كلامه من الخطأ والزلل، وما اشتمل عليه قوله من المناقضة والخلل، لما أبدى لهم عواره، ولستر عنهم شناره». يقال: هذا المعترض كثير الألفاظ والإسجاع، قليل الفائدة التي يحصل بها الانتفاع. أسجاع كأسجاع الكهّان، ليس فيها برهان ولا بيان. لا استدلال بالأدلة الشرعية من الكتاب والسنة والإجماع، ولا نقل لقول أئمة الدين أهل الإجماع والنزاع. بل يطوّل الكلام فيما يفهمه الأغنام، ويجعل عدّته انتهاك أعراض أئمة الإسلام، والطعن على شريعة خير الأنام، بقلة علم وسوء فهم وإعراض عن التفقه والتعلم والتفهم والإعلام. وهذه المسألة المتنازع فيها وفيما يناسبها عن النبي صلى الله عليه وسلّم أحاديث صحيحة محكمة، وفيها لأئمة الدين أقوال صريحة مفهمة. لم يذكر شيئا من ذلك، بل عمدته اتباع ما تشابه من القول، يبتغي الفتنة ويبتغي تأويله، وليس من الراسخين في العلم الذين يعرفون تأويله؛ الذي هو تفسيره ومعناه، وإن كان له تأويل آخر استأثر به الله، وكلا القولين في الوقف والابتداء منقولان عن السلف الأتقياء، وكل من القولين قاله طائفة من السلف العلماء. وأهل الضلال كالنصارى، وأهل البدع كالخوارج والرافضة والجهمية والقدرية؛ يتّبعون ما تشابه عليهم معناه، ويدعون المحكم المنصوص الذي بينه الله، ويقولون لمن اتبع المسيح وآمن بما قاله من أنه عبد الله ورسوله- كما صرح به في غير موضع من إنجيله- إنه قد شتم المسيح وتنقصه وعابه وعاداه، وهم قد شتموا الله وأشركوا به وكذّبوا المسيح وعصوه، فكفروا بالله ورسوله. وهكذا الغلاة في عليّ؛ يقولون لمن اتبع عليا فيما أخبر به عن نفسه، واتبع الرسول فيما قاله عن