dans la mosquée comme ailleurs, avant comme après le voyage ; quant au fait de le faire auprès de la tombe, c’est ce qu’Ibn ʿUmar accomplissait lorsqu’il revenait de voyage. De même, les savants qui ont estimé cela recommandé ne l’ont conseillé qu’à celui qui, parmi les habitants de la cité, sort ou y entre, ou à l’étranger qui entre ou sort de la mosquée, alors que la plupart des Compagnons ne le faisaient pas. La majorité des Anciens ne faisait pas de distinction entre celui qui arrive et celui qui repart ; tous, au contraire, interdisaient ce que le Messager d’Allah — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a proscrit. Abû al-Walîd al-Bâjî a dit : « On n’a distingué entre les habitants de Médine et les autres que parce que les étrangers se déplacent précisément pour cela, tandis que les gens de Médine y résident et ne visent ni la tombe ni le salut. » Il a rapporté encore que le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — a dit : « Ô Allah, ne fais pas de ma tombe une idole que l’on adore ; la colère d’Allah s’est accrue contre un peuple qui a pris les tombes de ses prophètes pour mosquées. » Il a dit également : « Ne faites pas de ma tombe une fête. » – Et les deux textes expriment un même interdit. En effet, sa parole : « Ne faites pas — ou : ne prenez pas — ma demeure pour fête » s’adresse à l’ensemble de sa communauté, habitants de Médine comme visiteurs ; de même son interdiction de prendre les tombes pour mosquées, ainsi que l’annonce que la colère d’Allah s’est intensifiée contre ceux qui agissent ainsi, concernent tout le monde ; de même encore, sa supplication pour que sa tombe ne soit point érigée en idole est générale. Quant à l’argument selon lequel les étrangers viennent pour ce motif, il s’appuie sur la cause à l’encontre de ce qu’elle implique : car le fait même de se déplacer à cette fin est interdit, comme l’ont clairement affirmé Mâlik et la majorité de ses disciples ; puisqu’il s’agit d’un acte prohibé, et qu’il ne constitue pas une piété, il n’est pas légiféré d’y apporter aide ou encouragement, pas plus qu’on n’aide à ce qui n’est pas une œuvre méritoire. Ibn ʿUmar — qu’Allah les agrée tous deux — ne voyageait pas à Médine pour la tombe : Médine était sa patrie. Il s’en éloignait pour certaines affaires puis y revenait ; il entrait alors dans la mosquée, y accomplissait la prière et prononçait le salut. Quant au voyage entrepris pour les tombes, on n’en connaît aucun exemple chez les Compagnons ; bien plus, Ibn ʿUmar arrivait à Bayt al-Maqdis sans visiter la tombe d’al-Khalîl. De même, son père ʿUmar, accompagné des Émigrés et des Auxiliaires, se rendit à Bayt al-Maqdis sans se rendre a la tombe d’al-Khalîl ; aucun autre Compagnon présent à Bayt al-Maqdis n’est connu pour avoir voyagé jusqu’à la tombe d’al-Khalîl ni d’aucune autre, pas plus qu’ils ne voyageaient à Médine pour la tombe, comme on l’a déjà établi. Tout ce qui représente une œuvre méritoire pour les étrangers l’est également pour les habitants de Médine — telle la visite des tombes des martyrs et de celles d’al-Baqîʿ ; et ce qui n’est pas une œuvre méritoire pour les habitants de Médine ne l’est pas davantage pour les autres : comme le fait de prendre sa maison pour fête, de faire de sa tombe ou de celle d’autrui une mosquée, de prier en direction de la chambre, de s’y frotter, de s’y coller le ventre, d’en faire le tour et autres pratiques auxquelles se livrent les ignorants parmi les visiteurs. Tout cela, par consensus des musulmans, est interdit aux étrangers tout comme aux habitants de Médine ; tous, qu’ils arrivent ou qu’ils repartent, en sont dissuadés d’un commun accord. En somme, la catégorie même de la prière sur lui, des salutations, de la louange et autres actes similaires, qu’un groupe de savants a estimés recommandés auprès de la tombe pour les arrivants ou les partants, est légiférée dans sa mosquée et dans toutes les mosquées. Quant au fait de le solliciter lui-même, aucun membre des générations premières — ni les quatre Imâms ni d’autres — ne l’a tenu pour recommandé. Certains des auteurs tardifs qui l’approuvent l’invoquent alors qu’il est absent ; de sorte que cela n’est pas réservé
المسجد وغير المسجد قبل السفر وبعده، وأما كونه عند القبر فهذا كان يفعله ابن عمر إذا قدم من سفر. وكذلك الذين استحبوه من العلماء استحبوه للصادر والوارد من المدينة وإليها من أهلها، أو الوارد والصادر من المسجد من الغرباء، مع أن أكثر الصحابة لم يكونوا يفعلون ذلك، ولا فرّق أكثر السلف بين الصادر والوارد، بل كلهم ينهون عما نهى عنه رسول الله صلى الله عليه وسلّم. وقد قال أبو الوليد الباجي: إنما فرّق بين أهل المدينة وغيرها لأن الغرباء قصدوا لذلك وأهل المدينة يقيمون بها لم يقصدوها من أجل القبر والتسليم. وقال: قال صلى الله عليه وسلّم: «اللهم لا تجعل قبري وثنا يعبد اشتدّ غضب الله على قوم اتخذوا قبور أنبيائهم مساجد» . وقال: «لا تجعلوا قبري عيدا» ، وهذا الذي ذكره من أوله سواء في النهي. فإن قوله: «لا تجعلوا- أو: لا تتخذوا- بيتي عيدا» نهي لكل أمته؛ أهل المدينة والقادمين إليها، وكذلك نهيه عن اتخاذ القبور مساجد وخبره بأن غضب الله اشتدّ على من فعل ذلك هو متناول للجميع، وكذلك دعاؤه بأن لا يتّخذ قبره وثنا عام. وما ذكره من أن الغرباء قصدوا لذلك تعليقا على العلة ضد مقتضاها، فإن القصد لذلك منهيّ عنه، كما صرّح به مالك وجمهور أصحابه، وكما نهى عنه وليس بقربة وإذا كان منهيا عنه لم يشرع الإعانة عليه، وكذلك إذا لم يكن قربة. وابن عمر رضي الله عنهما لم يكن يسافر إلى المدينة لأجل القبر بل المدينة وطنه، وكان يخرج عنها لبعض الأمور ثم يرجع إلى وطنه، فيأتي المسجد فيصلي فيه ويسلّم، فأما السفر لأجل القبور فلم يعرف عن أحد من الصحابة؛ بل ابن عمر كان يقدم إلى بيت المقدس فلا يزور قبر الخليل. وكذلك أبوه عمر ومن معه من المهاجرين والأنصار قدموا إلى بيت المقدس ولم يذهبوا إلى قبر الخليل، وسائر الصحابة الذين كانوا ببيت المقدس لم يعرف عن أحد منهم أنه سافر إلى قبر الخليل ولا غيره، كما لم يكونوا يسافرون إلى المدينة لأجل القبر كما تقدم. وما كان قربة للغرباء فهو قربة لأهل المدينة كإتيان قبور الشهداء وأهل البقيع، وما لم يكن قربة لأهل المدينة لم يكن لغيرهم؛ كاتخاذ بيته عيدا واتخاذ قبره وقبر غيره مسجدا، وكالصلاة إلى الحجرة والتمسح بها وإلصاق البطن بها والطواف بها، وغير ذلك مما يفعله جهال القادمين فإن هذا بإجماع المسلمين ينهى عنه الغرباء كما نهي عنه أهل المدينة، ينهون عنه صادرين وواردين باتفاق المسلمين، وبالجملة فجنس الصلاة والسلام عليه والثناء عليه ونحو ذلك مما استحبه بعض العلماء عند القبر الواردين أو الصادرين هو مشروع في مسجده وسائر المساجد. وأما ما كان سؤالا له فهذا لم يستحبه أحد من السلف لا الأئمة الأربعة ولا غيرهم. ثم بعض من يستحب هذا من المتأخرين يدعونه مع الغيب، فلا يختص هذا