Fasl – [Hadith : « Celui qui invoque la bénédiction sur moi auprès de ma tombe, je l’entends »]
L’adversaire déclare :
« Les transmissions concordantes des Compagnons, des Successeurs et des grands savants mujtahidûn incitent à cette pratique, l’encouragent et félicitent celui qui s’y empresse et s’y applique. Certains sont même allés jusqu’à la considérer obligatoire, la faisant sortir du simple licite et recommandé. Les gens, depuis toujours, y adhèrent unanimement en parole et en acte ; ils ne doutent aucunement de son caractère recommandé et ne cherchent pas à s’en détourner.
Dans le Musnad d’Ibn Abî Shaybah on lit : “Quiconque prie sur moi auprès de ma tombe, je l’entends ; et quiconque prie sur moi de loin, je l’entends.” »
Tel est le texte de l’exemplaire qui m’a été remis, rédigé par l’opposant, et il a fait corriger la leçon « je l’entends ». Or il s’agit d’une erreur, car la formulation exacte du hadith est :
« Celui qui prie sur moi auprès de ma tombe, je l’entends ; et celui qui prie sur moi alors qu’il est éloigné, elle lui parvient. »
C’est ainsi que l’ont rapporté les gens de science et ainsi que l’a cité le Qâḍî ʿIyâḍ d’après Ibn Abî Shaybah ; or, dans un tel ouvrage, le Qâḍî ʿIyâḍ fait autorité pour notre contradicteur.
Ce hadith a également été rapporté par al-Bayhaqî et d’autres, d’après al-ʿAlâʾ ibn ʿAmr al-Ḥanafî : Abû ʿAbd al-Raḥmân nous a transmis, d’après al-Aʿmash, d’après Abû Ṣāliḥ, d’après Abû Hurayra, que le Prophète — que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui — a dit :
« Celui qui prie sur moi auprès de ma tombe, je l’entends ; et celui qui prie sur moi alors qu’il est éloigné, elle lui parvient. » (1)
Al-Bayhaqî a dit : « Cet Abû ʿAbd al-Raḥmân est, à ce qu’il me semble, Muḥammad ibn Marwân al-Suddî ; il y a à son sujet des réserves, et ce qui a été exposé plus haut le confirme. »
Je (l’auteur) dis : il s’agit de la transmission de la prière et du salut de sa communauté sur lui, conformément aux hadiths bien connus, tel celui qui se trouve dans les Sunan d’Abû Dâwûd et autres, rapporté par Ḥusayn al-Juʿfî.
ʿAbd al-Raḥmân ibn Yazîd ibn Jâbir nous a rapporté, d’après Abû al-Ashʿath al-Ṣanʿânî, d’après Aws ibn [Abî] Aws al-Thaqafî, que le Messager d’Allâh — qu’Allâh prie sur lui et le salue — a dit : « Le meilleur de vos jours est le vendredi ; en ce jour-là… »