Il décéda dans la nuit du mercredi 24 Shawwâl, alors qu’il avait dépassé quatre-vingt-dix ans. Il fut inhumé dans sa demeure, qu’il avait donnée en waqf à un maître et dix garçons pour qu’ils écoutent et mémorisent le Coran, et il y avait affecté tous ses biens. Puisse Dieu l’accueillir en Sa miséricorde.
Après lui, l’enseignement à la Madrasa al-Mustanṣiriyya fut assuré par Qâḍî al-Quḍât (juge des juges) Qutb al-Dîn.
Quant au pieux shaykh, l’érudit, le marchand généreux : Shams al-Dîn Muḥammad (1) fils de Dâwud fils de Muḥammad ibn Yasâb (2), as-Salâmî al-Baghdâdî, il faisait partie des nantis et manifestait un grand dévouement envers les gens de savoir, notamment les disciples du shaykh Taqî al-Dîn (3). Il avait légué un grand nombre de livres, avait accompli le pèlerinage à plusieurs reprises et mourut dans la nuit du vendredi (4) 24 Dhû al-Qa‘da, quatre jours après le décès du shaykh Taqî al-Dîn. On célébra la prière funéraire pour lui après la prière du vendredi, puis il fut inhumé à la porte de Bâb al-Ṣaghîr. Puisse Dieu l’en récompenser et honorer sa sépulture.
Cette même nuit, la mère Maryam (5), fille de Faraj ibn Mufarrij ‘Alî, décéda également. Elle était issue d’un village où le père avait exercé comme prédicateur, à Mujaydil en l’an 673 H. On pria sur elle après la prière du vendredi, et elle fut enterrée à aṣ-Ṣûfiyya, à l’est de la tombe du shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya. Puisse Dieu leur faire miséricorde à tous deux.
[Puis arriva l’an 729 H.]
Elle commença alors que le calife et les juges restaient les mêmes que précédemment, à ceci près que Qutb al-Dîn, fils du shaykh as-Salâmî, assuma seul la supervision de l’armée (6) (7).
Au mois de Muḥarram, le qâḍî Muḥyî al-Dîn ibn Faḍl Allâh, qui était chargé du secrétariat d’État à Damas, fut convoqué avec son fils, aṣ-Ṣadr Shihâb al-Dîn, ainsi que Sharaf al-Dîn ibn Shams al-Dîn ibn ash-Shihâb Maḥmûd, pour se rendre en Égypte par courrier rapide. Le grand qâḍî aṣ-Ṣadr Muḥyî al-Dîn en question y assura la fonction de secrétaire d’État, en remplacement de ‘Alâ’ ad-Dîn ibn al-Athîr, souffrant d’une maladie. Son fils Shihâb al-Dîn demeura auprès de lui. Quant à Sharaf al-Dîn ibn ash-Shihâb Maḥmûd, il revint à Damas pour y assumer le secrétariat d’État à la place d’Ibn Faḍl Allâh (8) (9) (10).