Son frère Al-Achraf [Moussa, maître de la Jazîra] – que Dieu illumine son visage – arriva auprès de lui, puis Al-Muʿaẓẓam arriva à son tour, et ce qui se produisit entre eux et les Francs sera évoqué après l’évènement de cette année.
Au cours de cette même année, la fonction de muḥtasib à Bagdad fut confiée à aṣ-Ṣāḥib Muḥyī ad-Dīn Yūsuf, fils du shaykh Abū al-Faraj ibn al-Jawzī (1). En même temps, il organisait des assemblées de prédication selon la méthode de son père, et l’on loua son administration de la ḥisba (2).
Cette année-là également, al-Muʿaẓẓam me confia (3) la supervision de la Turba al-Badriyya, en face de [la madrasa] ach-Chibliyya, près du pont qui se trouve à Thawrā, appelé Jisr Kuḥayl. Celle-ci est attribuée à [Badr ad-Dīn] Ḥasan ibn ad-Dāyya (4), lui-même et ses frères comptant parmi les plus grands émirs de Nūr ad-Dīn Maḥmūd ibn Zankī. [J’ajoute :] Vers l’an quarante et six cents [640 H], j’en ai fait une mosquée où l’on prononce le sermon du vendredi, louanges à Dieu.
Dans cette même année, le sultan ʿAlāʾ ad-Dīn Muḥammad ibn Tekish envoya un émissaire (5) au roi al-ʿĀdil, qui campait à Marj aṣ-Ṣuffar. Il renvoya avec cet émissaire le khatib de Damas (6), Jamāl ad-Dīn Muḥammad ibn ʿAbd al-Malik ad-Dawlaʿī (7). On délégua à sa place pour la khuṭba le shaykh al-Muwaffaq ʿUmar ibn Yūsuf (8), prédicateur de Bayt al-Abār, qui résida à al-ʿAzīziyya pour officier en son nom, jusqu’à son retour alors qu’al-ʿĀdil (9), que Dieu lui fasse miséricorde, était déjà décédé.
Cette même année, al-Malik al-Qāhir, maître de Mossoul, mourut. Son jeune fils (10) fut désigné pour lui succéder. Mais il fut tué, la famille atābakide se dispersa et [l’émir] Badr ad-Dīn Luʾluʾ (11), l’affranchi de leur père [Nūr ad-Dīn Arslān] (12), s’empara du pouvoir.
Dans cette période également, le vizir Ṣafī ad-Dīn (13) ʿAbd Allāh ibn ʿAlī ibn Chukr rentra des contrées orientales [d’Āmid à…].