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Il répondit : Louange à Dieu, al-Ḥallāj fut tué pour hérésie (zandaqa), et l'hérésie est précisément l'hypocrisie qui lui a été prouvée par son propre aveu et sans son aveu, ainsi que d'autres actes établis contre lui qui entraînent la peine de mort selon le consensus des musulmans. Celui qui affirme qu'il fut tué injustement est un hypocrite athée, ou bien un ignorant égaré. Il avait accumulé de nombreuses formes de mécréance qui justifiaient certaines d'entre elles la peine capitale, sans parler de toutes. Il ne faisait pas partie des saints pieux de Dieu, il avait des pratiques dévotionnelles, des ascèses et des luttes spirituelles, dont certaines étaient sataniques, d'autres narcissiques, et quelques-unes conformes à la loi religieuse, mêlant ainsi le vrai au faux. Il s'était rendu en Inde où il apprit différents types de sorcellerie, et composa un livre sur la magie, connu et conservé jusqu'à aujourd'hui. Il manifestait des états diaboliques et des extravagances calomnieuses. Les savants ont rassemblé ses récits dans de nombreux ouvrages rapportés par ceux qui vécurent à son époque et par ceux qui transmirent ces témoignages, tels qu'Aḥmad ibn ʿAlī al-Khaṭīb mentionné dans "Tārīkh Baghdād", Abū Yūsuf al-Qazwīnī qui écrivit un volume entier sur ses anecdotes, Abū al-Faraj ibn al-Jawzī qui rédigea une œuvre intitulée "Rafʿ al-Lijāǧ fī Akhbār al-Ḥallāj" et son petit-fils le mentionna dans son "Tārīkh", ainsi qu'Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī qui dans son livre "Ṭabaqāt al-Ṣūfiyya" rapporte que la plupart des maîtres spirituels le blâmèrent, le condamnant et ne le comptèrent pas parmi les maîtres de la voie, parmi eux Abū al-Qāsim al-Junayd. Al-Ḥallāj ne fut pas tué du vivant de Junayd, mais après sa mort. Junayd décéda en l’an 298 de l’Hégire, et al-Ḥallāj fut tué aux environs de l’an 309, probablement en 309. Il fut amené à Bagdad à dos de chameau, en étant annoncé comme "l’appelant des Qarmates". Il fut incarcéré un temps durant lequel on découvrit dans ses propos des expressions d’hérésie et d’apostasie qu’il admit, comme lorsqu’il écrivit dans un livre que s’il manquait la pèlerinage (ḥajj), il construirait une maison dans sa demeure, y tournerait autour comme au pèlerinage, et ferait l’aumône à trente orphelins avec un don précis, ce qui lui suffirait à racheter le pèlerinage. On lui dit : "Tu as dit cela." Il répondit : "Oui." On lui demanda : "D’où tiens-tu cela ?" Il répondit : "Cela a été mentionné par al-Ḥasan al-Baṣrī dans le 'Livre de la prière'." Le juge Abū ʿUmar lui rétorqua : "Tu mens, ô hérétique, j’ai lu ce livre et cela n’y est pas." Le vizir demanda alors à ce qu’ils attestent des propos qu'ils avaient entendus de sa bouche et qu’ils émettent leur verdict. Ils conclurent unanimement qu’il devait être exécuté. Cependant, parmi les savants il y avait deux avis concernant l’hérétique qui manifeste publiquement la repentance : faut-il accepter sa repentance et ne pas le tuer, ou faut-il le tuer car on ne connaît pas la sincérité de sa repentance puisqu’il continue à se montrer ainsi ? Un groupe de juristes jugea qu’on doit le réexposer au repentir et ne pas le tuer ; la majorité, cependant, estima qu’il doit être tué même en cas de repentance apparente. Si sa repentance était sincère, cela lui profiterait auprès de Dieu dans l’au-delà, mais il serait tué dans ce monde. La peine capitale est une purification, comme si on applique la sanction au voleur, à l’adultère ou à l’ivrogne après que leurs affaires furent portées au gouverneur ; ils doivent subir le châtiment mais leur repentir sincère leur profite dans l’au-delà et Dieu accepte leur repentir. Leur exécution serait une expiation pour eux, alors que s’ils mentent sur leur repentir, la mort est une punition. Ainsi, si al-Ḥallāj était sincère au moment de sa mort, Dieu bénéficiera de sa repentance ; sinon, il aura été tué en tant qu'incroyant. Aucun miracle ne fut constaté lors de son exécution. Tous ceux qui prétendent que son sang écrivit sur le sol le nom de Dieu, ou que l’eau du Tigre s’arrêta, ou de telles fables similaires sont des menteurs ; ces récits ne sont contés que par des ignorants ou des hypocrites. De telles histoires furent forgées par les hérésiarques ennemis de l’islam afin d’amener quelqu’un à dire que la législation de Muḥammad ibn ʿAbd Allāh tue les saints de Dieu. Pourtant, nombreux furent les prophètes, les compagnons, les successeurs et les pieux parmi eux assassinés, leur nombre ne peut être compté que par Dieu, tués par les épées des infidèles et corrupteurs sans que le sang d’aucun d’eux ne trace le nom de Dieu. Al-Ḥallāj serait-il meilleur qu’eux tous ? Il fut vraiment affligé à l’heure de sa mort, manifesta sa repentance, mais celle-ci ne fut pas acceptée car s’il avait vécu, de nombreux ignorants se seraient égarés par lui, étant donné qu’il avait des divagations calomnieuses et des états démoniaques. C’est pourquoi seuls ceux qui exagèrent l’importance des états démoniaques, narcissiques et des impostures le magnifient, tandis que les pieux saints, instruits de sa situation, ne le magnifient pas. Ainsi, al-Qushayrī ne le mentionna pas parmi les maîtres dans son "Risāla", même s’il cita quelques paroles d’al-Ḥallāj jugées acceptables. L’éminent cheikh Abū Yaʿqūb al-Nahrajūrī lui avait marié sa fille, puis lui enleva lorsqu’il découvrit son hérésie. ʿAmr ibn ʿUthmān al-Makkī le considérait comme un mécréant et racontait : "J’étais avec lui, j’entendis un récitant du Coran, et il dit : 'Je suis capable d'écrire quelque chose de semblable.'
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= أجاب: الحمد للّه، الحلاج قتل على الزندقة، والزندقة هي النفاق بعينه التي ثبت عليه بإقراره وبغير إقراره، وبغير الأمر الذي ثبت عليه مما يوجب القتل باتفاق المسلمين، ومن قال إنه قتل بغير حق فهو منافق ملحد، وإما جاهل ضال. وكان قد استفاض عنه من أنواع الكفر ما يوجب بعضه القتل فضلًا عن جميعه.
ولم يكن من أولياء الله المتقين، بل كان له عبادات ورياضات ومجاهدات، بعضها شيطاني، وبعضها نفساني، وبعضها كان موافقًا للشريعة، فلبس الحق بالباطل، وكان قد ذهب إلى أرض الهند، وتعلم أنواعًا من السحر، وصنف كتابًا في السحر معروفًا، وهو موجود إلى اليوم، وكانت له أحوال شيطانية، ومخاريق بهتانية، وقد جمع العلماء أخباره في كتب كثيرة، أخبر بها الذين كانوا في زمانه، والذين نقلوا عن أولئك، مثل أحمد بن علي الخطيب، ذكره في "تاريخ بغداد"، وأبو يوسف القزويني صنف كتابًا مجلدًا في أخباره، وأبو الفرج بن الجوزي، له فيه مصنف سماه "رفع اللجاج في أخبار الحلاج" وسبطه ذكره في "تاريخه"، وذكر أبو عبد الرحمن السلمي في كتاب "طبقات الصوفية" أن أكثر المشايخ ذموه، وأنكروا عليه، ولم يعدوه من مشايخ الطريقة، وممن ذمه أبو القاسم الجنيد
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، ولم يقتل في حياة الجنيد، بل قتل بعد موت الجنيد، فإن الجنيد توفي سنة ثمان وتسعين ومئتين، والحلاج قتل سنة بضع وثلاثمئة، أظنه سنة تسع وثلاثمئة، وكان قد قُدم به إلى بغداد راكبًا على جمل ينادى عليه: هذا داعي القرامطة. وأقام في الحبس مدة حتى وجد من كلامه من الكفر والزندقة ما اعترف به، مثل أنه ذكر في كتاب له أنه من فاته الحج، فإنه يبني في داره بيتًا، ويطوف به كما يطوف بالبيت، ويتصدق على ثلاثين يتيمًا بصدقة ذكرها، وقد أجزأه ذلك عن الحج. فقالوا له: أنت قلت هذا. قال: نعم. قالوا له: من أين لك هذا؟ قال: ذكره الحسن البصري في "كتاب الصلاة"، فقال له القاضي أبو عمر: تكذب يا زنديق، أنا قرأت هذا الكتاب، وليس هذا فيه. فطلب منهم الوزير أن يشهدوا بما سمعوا منه، ويفتوا بما يجب عليه، فأفتوا واتفقوا على وجوب قتله.
لكن العلماء لهم قولان في الزنديق إذا أظهر التوبة، هل تقبل منه توبته فلا يقتل، أم يقتل لأنه لا يعلم صدقه، فإنه ما زال يظهر ذلك؟ فأفتى طائفة بأنه يستتاب ولا يقتل، وأفتى الأكثرون بأنه يقتل وإن أظهر التوبة، فإن كان صادقًا في توبته نفعه ذلك عند اللّه في الآخرة، وقتل في الدنيا، وكان الحد تطهيرًا له، كما لو تاب السارق والزاني والشارب بعد أن رفعوا إلى ولي الأمر، فإنه لابد من إقامة الحد عليهم، وإذا كانوا صادقين في التوبة نفعهم ذلك في الآخرة، وقبل اللّه توبتهم، وكان قتلهم كفارة لهم، ومن كان كاذبًا في التوبة كان قتله عقوبة لهم. فإن كان الحلاج تاب وقت القتل، صادقًا في التوبة، فإن الله ينفعه بتلك التوبة، وإن كان كاذبًا في التوبة، فإنه قتل كافرًا.
ولم يظهر له وقت القتل شيء من الكرامات، وكل من ذكر أن دمه كتب على الأرض اسم الله، وأن دجلة انقطع ماؤها، أو غير ذلك من الأكاذيب التي تشبه هذا، فإنه كاذب، وهذه الأمور لا يحكيها إِلَّا جاهل أو منافق، وإنما وضعها الزنادقة أعداء الإسلام، حتى يقول القائل: إن شرع محمد بن عبد الله يقتل أولياء اللّه، وإلا فقد قتل أنبياء كثيرون، وقتل من الصحابة والتابعين وغيرهم من الصالحين ما لا يحصي عدده إِلَّا الله، قتلوا بسيوف الكفار والفجار، ولم يكتب دم أحدهم اسم الله، فهل الحلاج خير من هؤلاء كلهم؟ ولقد جزع وقت القتل، وأظهر التوبة، فلم يقبل ذلك منه، لأنه لو عاش افتتن به كثير من الجهال، لأنه كان صاحب خزعبلات بهتانية وأحوال شيطانية؛ ولهذا إنما يعظمه من يعظم الأحوال الشيطانية والنفسانية والبهتانية، وأما أولياء الله المتقون العالمون بحال الحلاج فليس فيهم أحد يعظمه، ولهذا لم يذكره القشيري في مشايخ "رسالته"، وإن كان قد ذكر من كلامه كلمات استحسنها، وكان الشيخ أبو يعقوب النهرجوري قد زوجه بابنته، فلما اطلع على زندقته نزعها منه، وكان عمرو بن عثمان المكي يذكر أنه كافر، ويقول: كنت معه، فسمع قارئًا يقرأ القرآن، فقال: أقدر أن أصنف مثل هذا =