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= Sa main, et la terre s'est creusée sous lui, et je ne me soucie pas dans quelle vallée il a péri (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/25, 26).
Abū Balāl al-Ashʿarī rapporte d’Abū Hām al-Ṣanʿānī : ʿAbd al-Ṣamad ibn Maʿqal m’a dit : J’ai entendu Wahb ibn Munabbih dire : « J’ai trouvé dans certains livres que Dieu Tout-Puissant dit : “Mon intervention suffit pour le serviteur ; lorsque mon serviteur est dans Mon obéissance, Je lui donne avant qu’il ne Me demande, et Je lui réponds avant qu’il ne M’invoque, car Je connais son besoin dont il s’attendrit lui-même.” » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/26).
Il dit encore : « J’ai lu dans certains livres que Satan n’a jamais affronté une épreuve plus difficile qu’un croyant intelligent, car s’il est croyant, intelligent et pénétrant, il est plus lourds [à supporter] pour Satan que des montagnes sourdes. Il use d’arguments contre le croyant intelligent mais ne peut le vaincre, alors il se détourne vers l’ignorant, qu’il conseil et dont il prend le contrôle. » (même source).
Il raconte ensuite : « Moïse (que la paix soit sur lui) se leva ; lorsque les enfants d’Israël le virent, ils s’arrêtèrent et il leur dit : “Restez en place.” Puis il alla vers le Ṭūr, qui s’avéra être une rivière blanche avec des sortes de sommets de dunes (dans al-Ḥilya : “comme des têtes de béliers”), entourée de camphre et de senteurs. Cela le ravit ; il y entra, se lava, lava ses vêtements, puis sortit, sécha ses habits, retourna à l’eau, s’y frotta jusqu’à ce que ses vêtements sèchent ; il les remit puis alla vers une autre dune sur le Ṭūr, où se trouvaient deux hommes creusant une tombe. Il s’approcha d’eux et leur dit : “Puis-je vous aider ?” Ils répondirent : “Oui.” Il descendit et creusa ; il leur demanda alors : “Pourriez-vous me décrire la personne du mort ?” Ils répondirent : “De ta taille et de ta constitution.” Il s’allongea [dans la tombe] pour qu’ils examinent, mais la terre se referma sur lui. Dieu l’a rendu sourd et muet [à cela]. Dieu dit : “Si Je n’avais pas inscrit la corruption sur le mort, les gens resteraient cloîtrés dans leurs maisons ; et si Je n’avais pas inscrit la putréfaction dans la chair, les riches la réserveraient aux pauvres.” » (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/37).
Il dit aussi : « Un adorateur rencontra un moine et lui demanda : “Depuis combien de temps es-tu dans cette cellule (zawya) ?” Il répondit : “Soixante ans.” Il demanda : “Comment as-tu supporté soixante ans ?” Il dit : “Dure, car le temps passe, et le monde passe.” Puis il demanda : “Ô moine, comment te souviens-tu de la mort ?” Il répondit : “Je ne pense pas qu’un serviteur connaissant Dieu ne se rappelle l’heure de la mort sans y penser ; je ne pose pas un pied sans penser que je ne le lèverai pas avant de mourir, ni je ne le lève sans penser que je ne le baisserai pas jusqu’à ma mort.” L’adorateur pleura. Le moine dit : “C’est ton pleur à toi quand tu es seul – ou dit-il : ‘Que sera ton état quand tu es seul ?’” L’adorateur dit : “Je pleure à la rupture du jeûne, je bois mes boissons avec mes larmes, le sommeil m’emporte en me trempant de mes larmes.” Le moine lui dit : “Il vaut mieux pour toi de rire en reconnaissant ton péché que de pleurer alors que tu es enclin vers Dieu par ta connaissance.” Il dit : “Donne-moi un conseil.” Il répondit : “Sois dans le monde tel l’abeille : si elle mange, elle mange du bon ; si elle pond, elle pond du bon ; et si elle tombe sur quelque chose, elle ne le nuira pas. Ne sois pas dans ce monde comme l’âne : son unique ambition est de se rassasier, puis il se jette sur la terre. Sois sincère envers Dieu comme le chien l’est envers son maître, bien qu’il soit affamé et chassé, il refuse que ce ne soit autrement que garder et protéger ses maîtres.” Abū ʿAbd al-Raḥmān Ashras dit : Tawūs relatait ce hadith en pleurant et disait : “Il nous est douloureux que les chiens soient plus sincères envers leurs maîtres que nous envers notre Maître (que la paix soit sur lui).” Ceci a déjà été évoqué dans ce texte (voir p. 284 note 1).
Wahb dit : “Un moine se cache dans sa cellule à l'époque du Christ, Satan voulut lui nuire mais n’y parvint pas ; il vint à lui avec tous ses moyens mais échoua, puis il vint déguisé en Christ et l’appela : ‘Ô moine, honore-moi de te parler, je suis le Christ.’ Il répondit : ‘Si tu es le Christ, quelle est mon besoin de toi ? Ne nous as-tu pas ordonné le culte et promis la Résurrection ? Pars donc, je n’ai aucune nécessité envers toi.’ Le diable partit, humilié et dépité, et ne revint plus à lui.” (rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya, 4/44, ou ailleurs).
D’une autre chaîne de transmission il est dit que Satan vint à un moine dans sa cellule, lui demanda son identité, répondit qu’il était le Christ. Le moine répliqua : “Par Dieu, si tu es Satan, je te chasserai, et si tu es le Christ, que puis-je faire pour toi aujourd’hui ? Tu nous as transmis le message de ton Seigneur (que la paix soit sur lui), nous l’avons accepté de toi, tu nous as prescrit la religion, nous la suivons ; pars donc, je ne t’ouvrirai pas.” Il dit : “Tu as raison, je suis..."
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= يده، وأسخت الأرض من تحته ولا أبالي في أي واد هَلَك (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٢٥، ٢٦).).
وقال أبو بلال الأشعري عن أبي هام الصَّنعاني، حدثني عبدُ الصمد بن معقل، قال: سمعتُ وهب بن منبِّه يقول: وجدتُ في بعض الكتب، أن الله تعالى يقول: كفاني للعبد مآلا، إذا كان عبدي في طاعتي أعطيتُه قبل أن يسألني، وأستجيبُ له من قبل أن يدعوني، فإني أعلمُ بحاجتهِ التي ترفقُ به من نفسه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٢٦).).
وقال: قرأتُ في بعض الكتب أنَّ الشيطان لم يكابد شيئًا أشدَّ عليه من مؤمنٍ عاقل، لأنه إذا كان مؤمنًا عاقلًا ذا بصيرةٍ فهو أثقلُ على الشيطان من الجبال الصُّم، إنه ليُزالِلُ المؤمنَ العاقلَ فلا يستطيعُه، فيتحوَّلُ عنه إلى الجاهل، فيستأمره ويتمكَّنُ من قيادِه (المصدر السابق.).
وقال: قام موسى
(عليه السلام)
، فلما رأتهُ بنو إسرائيل قاموا فقال: على مكانِكم. ثم ذهب إلى الطُّور، فإذا هو بنهرٍ أبيض، فيه مثلُ رؤوس الكُثْبان (في الحلية: (مثل رؤوس الكباش).)، كافورٌ محفوفٌ بالرياحين، فلما رآه أعجبه، فدخل عليه فاغتسل، وغسل ثَوبَه ثم خرج، وجفَّف ثوبه ثم رجعَ إلى الماء، فاستنضحَ فيه إلى أن جفَّ ثوبُه فلَبسه ثم أخذ نحو الكثيب الآخر الذي فوق الطّور، فإذا هو برجلين يَحفِران قبرًا، فقام عليهما، فقال ألا أُعينُكما؟ قالا: بلى. فنزل فَحَفر، فقال لهما: لِتُحَدثاني مِثلُ مَنِ الرجلُ؟ فقالا: على طولك وهيئتك. فاضطجعَ فيه لينظروا، فالتأمَتْ عليه الأرضُ، فلم ينظر إلى قبر موسى
(عليه السلام)
إلا الرَّخم فأصَمَّها الله وأبكمها، وقال: يقول الله
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: لولا أني كتبتُ النَّتن على الميت، لحَبسَهُ الناسُ في بيوتهم، ولولا أني كتبتُ الفسادَ على اللحم، لحرَّمه الأغنياءُ على الفقراء (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٣٧).).
وقال: مرَّ عابدٌ براهب فقال له: منذُ كم أنتَ في هذه الصومعة؟ قال: منذُ ستين سنة. قال: وكيف صبرتَ فيها ستين سنة؟ قال: مُرَّ فإن الزمان يَمُرّ، وان الدنيا تمُرّ. ثم قال له: يا راهب، كيف ذكرُك للموت؟ قال: ما أحسبُ عبدًا يعرفُ الله تأتي عليه ساعة إلا يذكرُ الموتَ فيها، وما أرفعُ قدمًا إلا وأنا أظنُّ أن لا أضعهَا حتى أموت، وما أضعُ قدمًا إلَّا وأنا أظنُّ أن لا أرفعها حتى أموت. فجعل العابدُ يبكي، فقال له الراهب: هذا بكاؤك إذا خلَوتَ - أو قال: كيف أنت إذا خلوت -؟ فقال العابد: إني لأبكي عند إفطاري، فأشربُ شرابي بدموعي، ويصرعُني النَّومُ فأبلُّ متاعي بدموعي. فقال له الراهب: إنك إنْ تضحك وأنتَ معترفٌ بذنبك خير لك من أن تبكي وأنتَ مُدلٌّ على الله بعلمِك. فقال: أوصني بوصية. قال: كنْ في الدنيا بمنزلة النحلة، إنْ أكلتْ أكلتْ طيبًا، وان وضعتْ وضعَت طيبًا، وإن سقطَتْ على شيء لم تضرَّه، ولا تكن في الدنيا بمنزلة الحمار، إنما همته أن يشبع ثم يرمي نفسه في التراب وانصَحْ للهِ نُصْحَ الكلبِ لأهله، فإنهم يُجيعونه ويطردونه وهو يأبى إلَّا أنْ يحرسَهم ويحفظهم. قال أبو عبد الرحمن أشرس: وكان طاوس ذكر هذا الحديث بكى وقال: عزَّ علينا أنْ تكونَ الكلابُ أنصحَ لأهلِها منا لمولانا
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. وقد تقدَّمَ نحو هذا المتن (انظر ص ٢٨٤ موضع الحاشية (١).). وقال وهب: تخفَى راهب في صومعتهِ في زمنِ المسيح، فأراد إبليسُ أن يكيدَه، فلم يقدِرْ عليه، فأتاه بكل مُرادِ فلم يقدر عليه، فأتاهُ متشبهًا بالمسيح، فناداه: أيُّها الراهب، أشرفْ عليَّ أكلِّمك، فأنا المسيح. فقال: إنْ كنتَ المسيح فمالي إليك من حاجة، أليس قد أمرتَنا بالعبادة، ووعدتَنا القيامة؟ انطلقْ لشأنك، فلا حاجة لي فيك. قال: فذهب عنه الشيطانُ خاسئًا وهو حسير؛ فلمْ يَعُدْ إليه (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٤٤) بنحوه.).
ومن طريق أخرى عنه قال: أتى إبليسُ راهبًا في صومعته، فاستفتح عليه، فقال له: مَنْ أنت؟ قال: أنا المسيح. فقال الراهب: والله لئنْ كنتَ إبليس لأخلون بك، ولئن كنتَ المسيح ما عسى أنْ أصنعَ بك اليوم شيئًا لقد بلغتَنا رسالةَ ربك
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فقبِلْناها عنك، وشرعتَ لنا الدِّين فنحن عليه، فاذهبْ فلستُ بفاتحٍ لك. فقال: صدقتَ، أنا =