[La califat de Hassan ibn Ali (que Dieu l’agrée) [concernant son père et sa mère]]
Nous avons mentionné que lorsqu’Ali (que Dieu l’agrée) fut frappé par Ibn Muljam, on lui dit : « Désigne un successeur, ô Commandeur des croyants. » Il répondit : « Non, mais je vous laisse comme le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vous a laissés, c’est-à-dire sans désigner de successeur. Si Dieu veut votre bien, Il vous unira autour du meilleur d’entre vous, tout comme Il vous a unis autour du meilleur d’entre vous après le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). »
Puis, lorsqu’il mourut (2), son fils Hassan fit la prière funéraire sur lui — parce qu’il [était]
= Al-Ṣayqal, de ʿAbd al-Aʿlá, de Nūf al-Bukālī : Il dit : J’ai vu ʿAlī ibn Abī Ṭālib sortir la nuit et regarder les étoiles. Il dit : « Ô Nūf, dors-tu ou veilles-tu ? » Je répondis : « Je veille, ô Prince des croyants. » Il dit alors : « Ô Nūf, bonheur aux ascètes dans ce monde qui aspirent à l’au-delà. Ceux-là sont des gens qui ont pris la terre pour tapis, sa poussière pour couche, son eau pour parfum, et le Coran ainsi que la prière pour manteau et insigne. Ils ont soumis ce monde à la méthode du Messie ﷺ. Ô Nūf, Dieu – Exalté soit-Il – a révélé à ʿĪsā que les enfants d’Israël ne doivent point entrer dans une de Mes maisons que le cœur soit pur, le regard humble et les mains dégagées du péché, car Je n’exaucerai aucun d’entre eux ni aucun de Mes créatures auprès de Moi quand il y aura injustice. Ô Nūf, ne sois ni poète, ni annonceur, ni policier, ni collecteur d’impôts, ni joueur d’échecs (chatrang) dans une moitié de la ville. Car Dāwūd ﷺ se leva une heure de la nuit et dit : “Quelle heure ! Aucun serviteur ne prie son Seigneur en cette heure sans qu’il lui soit répondu, sauf s’il est annonceur, policier, collecteur d’impôts, joueur d’échecs, joueur de tambour (ʿarabṭa) ou du tambourin (kūba), ou joueur d’échecs (chāh)…”
Amr ibn Qays a rapporté de ʿUmar ibn Murra, d’après ʿAlī : « Que les mines du savoir soient les sources de la sagesse, les chandelles de la nuit, les ornementations des vêtements, les renouvellements des cœurs. Vous devez connaître les gens des cieux et vous cacher parmi les gens de la terre, et vous serez rappelés auprès de votre Seigneur. » Un récit analogues provient d’Ibn Masʿūd.
ʿĀṣim ibn Ḍumra a transmis de ʿAlī : « Sachez que le véritable juriste est celui qui ne désespère jamais les gens de la miséricorde de Dieu, ni ne les rassure à l’égard du châtiment divin, ne leur facilite point la désobéissance à Dieu, ne délaisse pas le Coran pour autre désir, car il n’y a pas de bien dans une adoration sans science, ni dans la science sans compréhension, ni dans la récitation sans méditation. »
Abū Bakr ibn Khuzayma rapporte : « ʿAlī ibn Ḥujr nous a rapporté de Yūsuf ibn Ziyād, de Yūsuf ibn Abī al-Mutayyid, d’Ismāʿīl ibn Abī Khālid, de Qays ibn Abī Ḥāzim qui a dit que ʿAlī disait : “Soyez plus attentifs à la parole qu’à l’action, car une œuvre ne diminue pas avec la piété, et comment donc diminuerait-elle si elle est acceptée ?” »
Et de ʿAbd Khayr rapportant de ʿAlī : « Le bien n’est pas que ta richesse ou ta descendance abondent, mais le bien est que ta science augmente, que ta patience grandisse, et que tu te prides devant les gens de l’adoration de ton Seigneur. Si tu fais le bien, tu loues Dieu, et si tu fais le mal, tu implores Son pardon. Il n’y a pas de bien dans ce monde excepté pour deux types d’hommes : un homme qui commet des péchés, puis les rattrape par le repentir, et un homme qui se précipite dans les bonnes œuvres et progresse dans les degrés (de piété). Une œuvre ne diminue pas avec la piété, alors comment diminuerait ce qui est accepté ? » Un récit analogue est rapporté d’Abū al-Dardāʾ.
Ṭābit ibn Abī Ṣafiya a rapporté d’Abū al-Zāhir : ʿAlī a dit : « Gardez de moi cinq choses, si vous poursuiviez leur recherche comme vous poursuivez les chameaux, vous ne les atteindriez pas, et vous accableriez les chameaux avant de les atteindre : qu’aucun serviteur n’espère qu’en son Seigneur ; qu’il ne craigne que son péché ; qu’aucun ignorant ne fasse honte à demander ce qu’il ignore ; qu’aucun savant, lorsqu’on lui demande ce qu’il ignore, n’ait honte de dire : Allah sait mieux ; et que la patience, en matière de foi, est comme la tête pour le corps. Il n’y a point de foi pour celui qui n’a pas de patience. »
(1) Dans certains exemplaires : “Il vous rassemblera”.
(2) Dans certains exemplaires : “Il est mort.”
[خلافة الحسن بن علي
(رضي الله عنه)
[وعن أبيه وعن أمه]
]
قد ذكرنا أن عليًا
(رضي الله عنه)
لما ضربه ابن ملجم قالوا له:
استخلف يا أمير المؤمنين.
فقال:
لا ولكن أدعكم كما ترككم رسول الله
ﷺ
- يعني بغير استخلاف - فإن يرد الله بكم خيرًا يجمعكم
(١)
على خيركم كما جمعكم على خيركم بعد رسول الله
ﷺ
. فلما توفي
(٢)
وصلى عليه ابنه الحسن - لأنه
[كان]
= الصيقل، عن عبد الأعلى عن نوف البكالي قال: رأيت علي بن أبي طالب خرج ليلة فنظر إلى النجوم فقال: يا نوف أراقد أنت أم رامق؟ قلت: بل رامق يا أمير المؤمنين. فقال: يا نوف طوبى للزاهدين في الدنيا الراغبين في الآخرة أولئك قوم اتخذوا الأرض بساطًا وترابها فراشًا وماءها طيبًا والقرآن والدعاء دثارًا وشعارًا فرضوا الدنيا على منهاج المسيح
(عليه السلام)
، يا نوف؛ إن الله
﷿
أوحى إلى عيسى أن مر بني إسرائيل أن لا يدخلوا بيتًا من بيوتي إلا بقلوب طاهرة وأبصار خاشعة وأيد من الآثام نقية فإني لا أستجيب لأحد منهم ولأحد من خلقي عنده مظلمة. يا نوف لا تكن شاعرًا ولا عريفًا ولا شرطيًا ولا جابيًا ولا عشارًا شطر حيًا فإن داود
(عليه السلام)
قام في ساعة من الليل فقال: يا لها [من] ساعةً لا يدعو فيها عبد ربَّه إلا استجاب له فيها إلا أن يكون عريفًا أو شرطيًا أو جابيًا أو عشارًا أو صاحب عربطة - وهو الطنبور - أو صاحب كوبة - وهو الطبل - أو صاحب الشاه - وهو الشطرنج - ..
وروى عمرو بن قيس: عن عمر بن مرة، عن علي قال: كونوا ينابغ العلم معادن الحكمة، مصابيح الليل، خلقان الثياب، جدد القلوب، تعرفون في أهل السماء وتخفون في أهل الأرض وتذكرون عند ربكم. وروى نحو ذلك عن ابن مسعود.
وقال عاصم بن ضمرة: عن علي قال: ألا إن الفقيه كل الفقيه الذي لا يُقنط الناس من رحمة الله، ولا يؤمنهم من عذاب الله، ولا يرخص لهم في معاصي الله، ولا يدع القرآن رغبة عنه إلى غيره، ولا خير في عبادة لا علم فيها، ولا خير في علم لا فهم فيه، ولا خير في قراءة لا تدبر فيها.
وقال أبو بكر بن خزيمة: حدَّثنا علي بن حجر، حدَّثنا يوسف بن زياد، عن يوسف بن أبي المتيد، عن إسماعيل بن أبي خالد، عن قيس بن أبي حازم قال: قال علي: كونوا لقول العمل أشد اهتمامًا منكم بالعمل؛ فإنه لن يقل عمل مع التقوى، وكيف يقل عمل يُقبل.
وعن عبد خير، عن علي قال: ليس الخير أن يكثر مالك وولدك ولكن الخير أن يكثر علمك ويعظم حلمك، وأن تباهي الناس بعبادة ربك؛ فإن أحسنت حمدت الله وإن أسأت استغفرت الله ولا خير في الدنيا إلا لأحد رجلين رجل أذنب ذنوبًا فهو يتدارك ذلك بتوبة؛ ورجل يسارع في الخيرات، ويعمل في الدرجات، ولا يقل عمل مع التقوى وكيف يقل ما يُقب. وروي نحو هذا عن أبي الدرداء.
وروى ثابت بن أبي صفية، عن أبي الزاهر قال: قال علي: احفظوا عني خمسًا لو ركبتم الإبل في طلبهن لما أصبتموهن ولأضنيتم الإبل قبل أن تدركوهن: لا يرجو عبد إلا ربه، ولا يخاف إلا ذنبه، ولا يستحي جاهل أن يسأل عما لا يعلم، ولا يستحيي عالم إذا سئل عما لا يعلم أن يقول: الله أعلم، والصبر من الإيمان بمنزلة الرأس من الجسد ولا إيمان لمن لا صبر له.
(١) في أ: فسيجمعكم.
(٢) في أ: مات.