Bien que l’homme ne parcoure la seconde distance qu’à la condition d’avoir parcouru la première, il n’en constitue pas pour autant la cause complète, ni de la première ni de la seconde. En vérité, la cause complète de l’accomplissement du second parcours n’apparaît qu’avec celui-ci : c’est la volonté ferme et la puissance parfaite, lesquelles ne se manifestent qu’après l’achèvement du premier. Si donc l’on tient un discours semblable au sujet du Nécessaire, il en découle pour Lui la succession de volontés nouvelles ; telle est la position de leurs esprits les plus aiguës, anciens comme modernes, qu’il s’agisse des maîtres antérieurs à Aristote – ou de nombre d’entre eux – ou encore d’Abû al-Barakât, l’auteur du Muʿtabar, et d’autres. En effet, ce dernier a déclaré : « Affirmer que le Seigneur – exalté soit-Il – agit réellement dans ce monde n’est possible qu’en adoptant cette opinion. » Il a encore dit : « Se départir d’un tel tanzîh est un devoir, et porter la vénération au-delà de cette vénération est indispensable. »
والإنسان وإن كان يقطع المسافة الثانية بشرط قطع الأولى فليس هو علة تامة للأولى ولا للآخرة والعلة التامة في حدوث قطع الثانية إنما وجد مع الثانية وهو الإرادة الجازمة والقدرة التامة التي لم تحصل إلا بعد قطع الأولى فإذا قالوا مثل هذا في الواجب لزم تجدد الإرادات له وهذا قول حذاقهم من الأولين والآخرين كالأساطين الذين كانوا قبل أرسطو طاليس أو كثير من الأساطين وكأبي البركات صاحب المعتبر وغيره فإنه قال القول بكون الرب تعالى مؤثرا في هذا العالم لا يمكن إلا مع هذا القول قال والتنزيه عن التنزيه واجب والإجلال عن هذا الإجلال متعين