Livre du retour (ar-rajʿa)
462 – Ils sont unanimes pour juger que lorsqu’un homme libre répudie son épouse libre avec laquelle le mariage a été consommé, qu’il s’agisse d’un premier ou d’un second divorce, il demeure prioritaire pour la reprendre tant que la ʿidda n’est pas achevée.
463 – Ils s’accordent à affirmer que la reprise doit être effectuée en présence de témoins.
464 – Ils reconnaissent unanimement que le droit de reprise appartient à l’époux durant toute la ʿidda, même si l’épouse s’y oppose.
465 – Ils conviennent également qu’aucune dot ni aucune compensation n’est requise pour la reprise.
466 – Ils s’accordent pareillement sur le fait que si, après l’expiration de la ʿidda, l’homme déclare : « Je t’avais déjà reprise », et qu’elle le conteste, son affirmation à elle prévaut – pourvu qu’elle prête serment – et il ne peut plus rien exiger d’elle. Abû Ḥanîfa, seul, s’est singularisé : selon lui, aucun serment n’est requis ni en matière de mariage ni dans le cas d’une reprise.
467 – Ils sont également unanimes que si, au bout de dix jours seulement, la femme affirme : « J’ai eu trois cycles menstruels et ma ʿidda est terminée », on ne la croit pas et sa parole n’est pas retenue, à moins qu’elle ajoute : « J’ai fait une fausse couche d’un fœtus dont la forme était déjà distincte. »