445 – Ils sont unanimes pour dire que la ʿidda de toute femme répudiée, que son mari conserve ou non un droit de retour ─ qu’elle soit libre, esclave, mudabbara ou mukâtaba ─, lorsqu’elle est enceinte, prend fin à l’accouchement(1). 446 – Ils conviennent également que la ʿidda de la veuve s’achève en cas de fausse couche(2). 447 – Ils reconnaissent que, si une femme enceinte ignorait le décès de son époux ou sa propre répudiation et qu’elle accouche, sa ʿidda est aussitôt close(3). 448 – Ils s’accordent à considérer que la jeune fille, ou la femme pubère, répudiée avant d’avoir vu ses menstrues doit, si elle commence à menstruer un jour ou moins d’un jour avant l’achèvement du troisième mois, reprendre sa ʿidda en la comptant désormais par cycles menstruels. 449 – Ils reconnaissent unanimement qu’une divorcée en période de couches (nifâs) ne tient pas compte de cette hémorragie pour sa ʿidda ; elle doit la recommencer sur la base de ses menstrues ordinaires. 450 – Ils s’accordent que l’homme qui prononce un divorce dans lequel il conserve un droit de retour(4) puis meurt avant l’expiration de la ʿidda(5) oblige son ex-épouse à observer la ʿidda du décès, et elle hérite de lui. 451 – Ils conviennent unanimement que, si une femme répudiée par trois divorces vient à mourir, le divorceur n’hérite pas d’elle, car elle n’est plus son épouse. 452 – Ils s’entendent également pour dire que la ʿidda de la femme dhimmie mariée à un musulman est identique à celle d’une femme musulmane libre(6). 453 – Ils admettent à l’unisson que, si un homme marie son umm walad à un tiers puis décède alors qu’elle est toujours auprès de ce mari, elle n’a ni ʿidda ni délai d’istibrâʾ. 454 – Ils sont unanimes pour estimer que la ʿidda de l’esclave qui voit ses règles, lorsqu’elle est répudiée, est de deux menstrues. Ibn Sîrîn, seul, a jugé que sa ʿidda est celle de la femme libre, à moins qu’une Sunna contraire n’ait été établie. 455 – Ils reconnaissent unanimement que la ʿidda de l’esclave enceinte prend fin à l’accouchement.
(1) Absente dans le manuscrit Kh. (2) Absente dans le manuscrit Kh. (3) Omission dans le manuscrit Ṭ. (4) Dans Q, fol. 2391 : [تملك به نفسها] (« elle devient maîtresse d’elle-même »). (5) Fol. 13b. (6) Dans Q, fol. 2397 : [« Les juristes s’accordent à dire que le délai de viduité (‘idda) d’une femme du Livre dont le mari est décédé ou d’une kitabiyya divorcée d’un musulman est identique à celui d’une musulmane. »]
٤٤٥ - وأجمعوا على أن [أجل] (١) كل مطلَّقة يَملك الزوج رجعتها أو لا يملك: حرَّة كانت أم أَمة، ومُدَبّرة، أو مكاتبة، إذا كانت حاملاً أن تضع حملها. ٤٤٦ - وأجمعوا على أن عدة المتوفى [عنها] (٢) تنقضي بالسقط. ٤٤٧ - وأجمعوا أنها لو كانت [حاملاً] (٣) لا تعلم بوفاة زوجها أو طلاقه، فوضعت حملها أن عدتِها منقضية. ٤٤٨ - وأجمعوا على أن المرأة الصبية أو البالغ المطلقة التي لم تحض، إن حاضت قبل انقضاء الشهر الثالث بيوم أو أقل من يوم، أن عليها استئناف العدة بالحيض. ٤٤٩ - وأجمعوا على أن المطلَّقة نفساء لا تعتد بعد النفاس، تستأنف بالأقراء. ٤٥٠ - وأجمعوا على أن مطلق زوجته طلاقًا [يَملك فيه رجعتها] (٤)، ثُمَّ توفي قبل انقضاء العدة (٥) أن عليها عدة الوفاة، وترثه. ٤٥١ - وأجمعوا على أن المطلقة ثلاثًا لو ماتت لم يرثها المطلِّق، وذلك لأنَّها غير زوجة. ٤٥٢ - وأجمعوا على أن عدة الذمية تكون تحت المسلم، عدة الحرة المسلمة (٦). ٤٥٣ - وأجمعوا على أن الرجل إذا زوَّج أم ولد من رجل، فمات السيد وهي عند زوجها، فلا عدة عليها ولا استبراء. ٤٥٤ - وأجمعوا أن عدة الأَمة تحيض من الطلاق: حيضتان. وانفرد ابن سيرين، فقال: عدتُها عدة الحرة إلا أن يكون مضت في ذلك سُّنة. ٤٥٥ - وأجمعوا على أن عدة الأَمة الحامل أن تضع حملها.
(١) ليست في خ. (٢) ليست في خ. (٣) سقطت من ط. (٤) في ق (٢٣٩١): [تَملك به نفسها]. (٥) (١٣/ب). (٦) في ق (٢٣٩٧): [وأجمعوا على أن عدة الكتابية المتوفى عنها زوجها، والمطلَّقة من المسلم كعدة المسلمة].