Livre du ẓihâr 426 – Ils s’accordent tous qu’une formule explicite de ẓihâr consiste, pour l’époux, à dire à sa femme : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère. » 427 – Ils conviennent également que le ẓihâr prononcé par un esclave a la même portée juridique que celui de l’homme libre. 428 – Ils sont unanimes pour admettre que celui qui affranchit, à titre d’expiation du ẓihâr, une esclave ou un esclave croyant, en est quitte. 429 – Ils s’accordent tous pour dire que l’affranchissement d’une umm walad n’acquitte pas de l’expiation du ẓihâr. Seuls ʿUthmân et Ṭâwûs ont divergé : ils estiment que cela suffit. 430 – Ils reconnaissent unanimement que, parmi les défauts corporels qui peuvent affecter les esclaves(1), certains permettent l’expiation tandis que d’autres la rendent irrecevable(2). 431 – Ils conviennent que l’esclave qui est aveugle, impotent, amputé des deux mains, paralysé des deux mains ou des deux jambes, ne peut valablement être affranchi à titre d’expiation. 432 – Ils s’entendent toutefois pour juger qu’un esclave borgne ou légèrement boiteux est recevable. Mâlik, à titre isolé, a toutefois soutenu que le boiteux n’est pas recevable lorsqu’il souffre d’une claudication sévère. 433 – Il y a consensus sur le fait que celui qui commence à jeûner les deux mois consécutifs prescrits puis interrompt son jeûne sans excuse valable doit tout recommencer. 434 – Ils s’accordent enfin pour dire que la femme qui accomplit un jeûne obligatoire et voit ses menstrues débuter avant qu’elle ne l’achève doit rattraper(3) les jours correspondant à sa menstruation une fois purifiée(4). 435 – Ils reconnaissent unanimement que le jeûne de deux mois consécutifs est valable, qu’il compte cinquante-huit ou cinquante-neuf jours.
(1) Omission dans l’édition T. (2) Dans le manuscrit Q (n° 2505) : « Dawud déclare qu’il suffit qu’on puisse l’appeler “une nuque [c’est-à-dire un esclave]”, quel que soit son défaut, conformément au verset : « … puis affranchir un esclave » (an-Nisa 4, 92), sans autre précision. » (3) Cette leçon se lit ainsi dans le manuscrit Kh, dans Q (n° 2513) et dans al-Ishraf (1/225) ; l’édition T porte, elle, : « innama ». (4) Fol. 13a.
كتاب الظهَار ٤٢٦ - وأجمعوا على أن صريح الظهار أن يقول الرجل لامرأته: أنت علي كظهر أُمي. ٤٢٧ - وأجمعوا على أن ظهار العبد مثل ظهار الْحُرِّ. ٤٢٨ - وأجمعوا على أن من أعتق في كفارة الظهار رقبة مؤمنة، أن ذلك يُجزئ عنه. ٤٢٩ - وأجمعوا على أن عتق أُم الولد عن كفارة الظهار لا يُجزئ. وانفرد عثمان، وطاووس، فقالا: يُجزئ. ٤٣٠ - وأجمعوا على أن العيوب التي [تكون] (١) في الرقاب: منها ما يُجزئ، ومنها ما لا يُجزئ (٢). ٤٣١ - وأجمعوا أنه إذا كان: أعمى، أو مقعدًا، أو مقطوع اليدين، أو أشلهما، أو الرجلين: أنه لا يُجزئ. ٤٣٢ - وأجمعوا على أن الأعور يُجزئ والأعرج. وانفرد مالك، فقال: لا يُجزئ إذا كان عرجًا شديدًا. ٤٣٣ - وأجمعوا أن من صام بعض الشهرين ثُمَّ قطعه من غير عذر: أن يستأنف. ٤٣٤ - وأجمعوا على أن الصائمة صومًا واجبًا إن حاضت قبل أن تتمه، [أنَّها] (٣) تقضي أيام حيضتها إذا طهرت (٤). ٤٣٥ - وأجمعوا على أن صوم شهرين متتابعين يُجزئ، كانت ثمانية وخمسين أو تسعة وخمسين يومًا.
(١) سقطت من ط. (٢) في ق (٢٥٠٥): [وقال داود: يُحزئ ما يقع عليه اسم رقبة بأي عيب كان، لقوله تعالى: ﴿فَتَحْرِيرُ رَقَبَةٍ﴾ [النساء: ٩٢]، ولم يخص]. (٣) هكذا في خ، وق (٢٥١٣)، والإشراف (١/ ٢٢٥)؛ وفي ط: [إنما]. (٤) (١٣/أ).