des biens.
393 – Ils s’accordent unanimement que, lorsque les époux se séparent alors qu’ils ont un enfant en bas âge, la mère est prioritaire pour en assumer la garde tant qu’elle ne se remarie pas.
394 – Ils s’accordent unanimement que la mère perd tout droit de garde sur l’enfant dès qu’elle se remarie.
(1) Ibn Hubayra (2/244) écrit : « Les juristes se sont divisés au sujet de la garde de l’enfant lorsque les parents se séparent. Abou Hanifa – dans l’une des deux versions rapportées de son avis – considère que la mère est prioritaire pour le garçon tant qu’il n’est pas capable de se prendre en charge lui-même pour son alimentation, sa boisson, son habillement, ses ablutions mineures, sa propreté intime et l’enfilage de son pantalon ; ensuite, le père devient prioritaire. Quant à la fille, la mère reste également prioritaire jusqu’à sa puberté, sans que l’un ou l’autre enfant puisse choisir.
Mâlik soutient que la mère est prioritaire pour la fille jusqu’à son mariage et la consommation de celui-ci, et pour le garçon jusqu’à la chute de ses dents de lait ; une autre opinion, plus connue de lui, veut que la mère garde le garçon jusqu’à sa puberté.
Al-Châfi‘î – qu'Allah soit satisfait de lui – estime que la mère est prioritaire pour les deux enfants jusqu’à l’âge de sept ans, puis on laisse l’enfant choisir, sans distinction entre garçon et fille.
D’après Ahmad, on rapporte deux avis : selon le premier, la mère est prioritaire pour le garçon jusqu’à sept ans, puis on l’interroge ; celui qu’il choisit l’emporte. La fille, toutefois, passe automatiquement au père après sept ans, sans option de choix. La seconde opinion rejoint celle d’Abou Hanifa. »
(2) Ibn Hubayra (2/244) ajoute : « Tous conviennent que la garde appartient à la mère tant qu’elle n’est pas remariée, et qu’elle la perd dès lors qu’elle se remarie et que le mariage est consommé. »
Voir également : al-Iqna‘ (1/313) de l’auteur – qu'Allah lui fasse miséricorde –.
المال.
٣٩٣ - وأجمعوا أن الزوجين إذا افترقا ولهما ولد طفل أن الأُم أحق به ما لم تنكح (١).
٣٩٤ - وأجمعوا على أن لا حقَّ للأُم في الولد إذا تزوجت (٢).
(١) قال ابن هُبيرة (٢/ ٢٤٤): "واختلفوا فيما إذا افترق وبينهما ولد؟ فقال أبو حنيفة - في إحدى روايتيه-: الأم أحق بالغلام على أن يستقل بنفسه في مَطعمه ومشربه وملبسه ووَضوئه واستنجائه ولبس سراويله؛ ثم الأب أحق به؛ والأم أحق بالأنثى أيضًا إلى أن تبلغ ولا يُخير واحد منهما.
وقال مالك: الأم أحق بالجارية إلى أن تزوج، ويدخل بها الزوج، وبالغلام حتى يَثْغَر؛ وعنه أيضًا: الأم أحق بالغلام إلى البلوغ، وهو المشهور عنه.
وقال الشافعي ﵁: الأم أحق بهما إلى سبع، ثم يخيران، ولم يُفرق بين الغلام والجارية.
وعن أحمد روايتان: إحداهما: الأم أحق بالغلام إلى سبع سنين ثم يخير الغلام، فيكون من اختاره الغلام منهما هو الأحق به، وتُجعل الجارية للأب بعد السبع بغير تخيير، والرواية الأخرى كمذهب أبي حنيفة".اهـ
(٢) قال ابن هُبيرة (٢/ ٢٤٤): "واتفقوا على أن الحضانة للأم ما لم تتزوج، واتفقوا على أن الأم إذا تزوجت ودخل بها الزوج، سقطت حضانتها".اهـ
وانظر أيضًا: الإقناع (١/ ٣١٣) للمصنف (رحمه الله).