elle dispose alors d’un droit d’option.
380 – Ils s’accordent unanimement qu’il est licite d’avoir des rapports conjugaux avec les esclaves féminines appartenant aux Gens du Livre lorsqu’elles sont détenues « par la droite ». Al-Ḥasan al-Baṣrî est le seul à diverger, disant : « Cela n’est pas permis. »
381 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’une esclave appartient en indivision à deux hommes et qu’ils la donnent tous deux en mariage, le contrat est valable.
382 – Ils s’accordent unanimement qu’un esclave mâle peut prendre deux épouses.
383 – Ils s’accordent unanimement que le mariage de l’esclave est valide s’il a reçu l’autorisation de son maître.
384 – Ils s’accordent unanimement que son mariage sans l’autorisation du maître n’est pas valide.
385 – Ils s’accordent unanimement que la femme libre trompée par un esclave autorisé à se marier dispose, dès qu’elle en est informée, d’un droit de résiliation.
386 – Ils s’accordent unanimement que le mariage d’une femme avec son propre esclave est nul.
387 – Ils s’accordent unanimement que le partage des nuits est le même entre l’épouse musulmane et l’épouse dhimmî (chrétienne ou juive).
388 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme a épousé une femme sans encore consommer le mariage, si l’empêchement provient d’elle, aucune pension alimentaire ne lui est due ; s’il provient de lui, la pension lui incombe. Al-Ḥasan al-Baṣrî est le seul à diverger, affirmant : « Aucune pension n’est due tant qu’il n’y a pas eu de consommation. »
389 – Ils s’accordent unanimement que la pension alimentaire est suspendue pour l’épouse en état de nushûz (rébellion conjugale). Al-Ḥakam est le seul à diverger, disant : « Elle conserve son droit à la pension. »
390 – Ils s’accordent unanimement que l’esclave est tenu d’assurer la subsistance de son épouse.
391 – Ils s’accordent unanimement qu’il incombe à la personne de subvenir aux besoins de ses jeunes enfants dépourvus de ressources propres.
392 – Ils s’accordent unanimement que, si un enfant hérite de biens à la mort de son père, sa subsistance est prélevée sur ses propres biens. Ḥammâd est le seul à diverger : il la considère comme une dette grevant l’ensemble de la succession. Ibrâhîm al-Nakhʿî dit : « Si l’héritage est modeste, on prélève sur la part de l’enfant ; s’il est abondant, alors sur l’ensemble… »