360 – Ils s’accordent unanimement que, dès lors que des témoins ont attesté de leur union, le fait que les deux époux reconnaissent avoir eu un rapport charnel suffit à les considérer comme muḥṣan.
361 – Ils s’accordent unanimement que, même si l’époux est entré auprès de son épouse et a vécu quelque temps avec elle, puis que l’un des deux décède et que le survivant commette l’adultère, celui-ci ne sera pas lapidé tant qu’il n’aura pas reconnu avoir consommé le mariage.
362 – Ils s’accordent unanimement qu’il est formellement interdit à un homme d’épouser sa mère.
363 – Ils s’accordent unanimement que, si un homme épouse une femme puis la répudie ou qu’elle meurt avant toute consommation, il lui est permis d’épouser la fille de celle-ci. ʿAlî ibn Abî Tâlib (qu’Allah l’agrée) a toutefois rapporté une version divergente, laissant entendre qu’il l’autorisait lorsque la fille n’était pas sous sa tutelle et se trouvait éloignée.
364 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme épouse une femme, elle devient interdite à son père et à son fils – qu’il y ait ou non eu consommation – ainsi qu’à ses aïeux et à toute sa descendance, garçons et filles, de génération en génération ; elle ne saurait donc jamais être licite ni pour les fils de ses fils, ni pour ceux de ses filles. Dans les deux versets concernés, Allah n’a pas subordonné cette interdiction à la consommation du mariage ; de même, la parenté de lait est assimilée à la parenté de sang.
365 – Ils s’accordent unanimement que, si un homme acquiert une esclave et qu’il la touche ou l’embrasse, elle devient interdite à son fils comme à son père.
366 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme a un rapport charnel dans le cadre d’un mariage invalide, la femme concernée devient interdite à son fils, à son père, à ses aïeux et à toute sa descendance.
367 – Ils s’accordent unanimement qu’il n’est pas licite de conclure, par un seul et même contrat, le mariage avec deux sœurs.
368 – Ils s’accordent unanimement qu’il est permis d’acquérir deux sœurs esclaves.
369 – Ils s’accordent unanimement qu’il n’est pas permis d’avoir des rapports avec deux sœurs esclaves à la fois. Seul Ibn ʿAbbâs s’en démarqua, déclarant : « Un verset les a rendues licites et un autre les a interdites » ; tel fut également l’avis de ʿUthmân et d’ʿAlî (qu’Allah les agrée).
(1) (11/a).
(2) Dans l’édition Ṭ., il n’y a rien.
(3) Récit attribué à ‘Uthmân : al-Shâfi‘î l’a rapporté dans son Musnad (p. 288) et dans al-Umm (5/3), Mâlik dans le Muwaṭṭa’ (nº 1122), ‘Abd al-Razzâq (7/191, 189), Ibn Abî Shayba (3/306), al-Dâraqutnî (3/281) et al-Bayhaqî, Sunan al-kubrâ (7/163), par la chaîne al-Zuhrî – Qabîsa b. Dhuʾayb – ‘Uthmân ; la chaîne est authentique.
Récit attribué à ‘Alî : Sa‘îd b. Manṣûr le rapporte dans ses Sunan (1734) avec une chaîne faible ; Ibn Abî Shayba (3/306) le transmet par une autre voie également faible.
Récit attribué à Ibn ‘Abbâs : Sa‘îd b. Manṣûr le rapporte (1753) avec une chaîne authentique.
٣٦٠ - وأجمعوا على أنه إذا شهد عليهما الشهود فإقرارهما بالوطء كانا محصنين.
٣٦١ - وأجمعوا على أنه وإن دخل عليها، وأقام معها زمانًا، ثُمَّ مات أو ماتت فزنَا الباقي منهما، لم يرجم حتى يُقر بالجماع.
٣٦٢ - وأجمعوا على تَحريم أن ينكح الرجل أُمه.
٣٦٣ - وأجمعوا على أن الرجل إذا تزوج المرأة (١) ثُمَّ طلَّقها أو ماتت [قبل] (٢) أن يدخل بِها حلَّ له تزوج ابنتها، وقد روى علي بن أبي طالب (رضي الله عنه) رواية تُخالف الروايات، كأنه رخَّص فيه إذا لم تكن في حِجره، وكانت غائبة.
٣٦٤ - وأجمعوا على أن الرجل إذا تزوج المرأة، حرُمت على أبيه وابنه: دخل بِها أو لم يدخل بِها، وعلى أجداده، وعلى ولده من الذكور والإناث أبدًا ما تناسلوا لا تَحل لبني بنيه ولا لبني بناته، ولم يذكر الله في الآيتين دخولاً؛ والرضاع بمنزلة النسب.
٣٦٥ - وأجمعوا على أنه إذا اشترى جارية، فلمس أو قبَّل، حرمت على ابنه وأبيه.
٣٦٦ - وأجمعوا على أن الرجل إذا وطئ نكاحًا فاسدًا، أنَّها تحرم على ابنه، وأبيه، وعلى أجداده، وولد ولده.
٣٦٧ - وأجمعوا على أن عقد نكاح الأختين في عقد واحد لا يَجوز.
٣٦٨ - وأجمعوا على أن شراء الأختين الاثنتين جائز.
٣٦٩ - وأجمعوا على أن لا يَجمع بين الأختين الأمتين في الوطء.
وانفرد ابن عباس، فقال: أحلتهما آية، وحرمتهما آية؛ وهذا قول عثمان وعلي (رضي الله عنها) (٣).
(١) (١١/أ).
(٢) في ط: [بدون].
(٣) أثر عثمان: أخرجه الشافعي كما في مسنده (ص ٢٨٨)، والأم (٥/ ٣)، ومالك في الموطأ
(١١٢٢) وعبد الرزاق (٧/ ١٩١، ١٨٩) وابن أبي شيبة (٣/ ٣٠٦)، والدارقطني (٣/ ٢٨١) البيهقي في الكبرى (٧/ ١٦٣) من طريق الزهري عن قبيصة بن ذؤيب عن عثمان؛ وإسناده صحيح.
وأثر علي: أخرجه سعيد بن منصور في سننه (١٧٣٤) بإسناد ضعيف، وابن أبي شيبة (٣/ ٣٠٦) من طريق آخر، وإسناده ضعيف أيضًا.
وأثر ابن عباس: أخرجه سعيد بن منصور (١٧٥٣)، وإسناده صحيح.