Livre du walā’ (droit de patronage issu de l’affranchissement)
330 – Ils s’accordent unanimement pour dire que, lorsqu’un musulman affranchit un esclave musulman et que cet affranchi meurt sans laisser ni héritier légal ni parent consanguin, l’ensemble de ses biens revient à son ancien maître qui l’a affranchi.
331 – Ils s’accordent unanimement pour dire que, si le protégé affranchi meurt sans héritier ni parent du sang et que, le jour de son décès, son ancien maître a des fils et des filles, son patrimoine revient aux seuls fils de l’affranchisseur, à l’exclusion de ses filles ; en effet, les femmes n’héritent du walā’ que lorsqu’elles ont elles-mêmes affranchi un esclave, ainsi que les affranchis libérés par elles. Seul Ṭāwūs s’en est écarté et a déclaré : « Les femmes héritent également. »
332 – Ils s’accordent unanimement pour dire que, lorsque l’affranchisseur meurt en laissant son père ainsi que des frères germains ou consanguins, le droit de walā’ – et les biens qui en découlent – revient exclusivement au père, à l’exclusion des frères.
333 – Ils s’accordent unanimement pour dire que le maître affranchisseur est tenu, pour ses affranchis, de verser les indemnités de sang (diya) dont la charge incombe normalement à la ʿāqila.
334 – Ils s’accordent unanimement pour dire que l’enfant trouvé (laqīṭ) est libre et que celui qui l’a recueilli n’a aucune légitimité pour le réduire en esclavage. Seul Isḥāq soutient une opinion divergente et affirme : « Le walā’ de l’enfant trouvé appartient à celui qui l’a recueilli. »
(1) Dans le manuscrit Kh : [فأن].
كتاب الوَلاء
٣٣٠ - وأجمعوا أن المسلم إذا أعتق عبدًا مسلمًا ثُمَّ مات المعتَق ولا وارث له ولا ذو رحم، أن ماله لمولاه الذي أعتقه.
٣٣١ - وأجمعوا على أنه إذا مات الوليُّ المُعْتَقُ ولا وارث له ولا ذو رحم، [وأن] (١) للمَولى المُعْتِقَ يوم يموت الوَليُّ المُعْتَقُ أولادًا ذكورًا وإناثًا، فماله لولد ذكور المُعْتِق دونَ إناثهم، لأن النساء لا يرثن من الولاء إلا من أعتقن، وأعتق من أعتقن، وانفرد طاووس، فقال: ترث النساء.
٣٣٢ - وأجمعوا أن المعتق إذا مات وترك أباه وإخوته لأبيه وأُمِّه أو لأبيه ثُمَّ مات المعتق فالمال للأب دون الإخوة.
٣٣٣ - وأجمعوا أن المولى المعتق يعقل عن مواليه الجنايات التي تحملها العاقلة.
٣٣٤ - وأجمعوا أن اللقيط حر، وليس لمن التقطه أن يسترقه.
وانفرد إسحاق، فقال: ولاء اللقيط للذي التقطه.
(١) في خ: [فأن].