297 – Ils s’accordent unanimement pour dire que les frères et sœurs utérins n’héritent pas en présence du père ni d’un grand-père paternel, fût-il éloigné. Si le défunt ne laisse aucun de ceux que nous avons mentionnés comme bloquant les frères et sœurs utérins et qu’il ne lègue qu’un unique frère ou une unique sœur du côté maternel, celui-ci ou celle-ci reçoit un sixième à titre de part fixée ; s’il laisse à la fois un frère et une sœur utérins, ils se partagent le tiers à parts égales, sans avantage du mâle sur la femelle.
298 – Ils conviennent unanimement que les frères et sœurs germains, ainsi que les frères et sœurs consanguins, qu’ils soient hommes ou femmes, n’héritent pas en présence d’un fils, d’un petit-fils issu d’un fils – même éloigné –, ni en présence du père.
299 – Ils sont tous d’avis que, pour trois filles ou plus, la règle est la même que pour deux filles.
300 – Ils reconnaissent unanimement que, lorsqu’aucun héritier à part déterminée n’existe, le frère germain recueille la totalité de la succession.
301 – Ils s’accordent unanimement pour considérer que, faute de frères ou sœurs germains, les frères et sœurs consanguins prennent leur place : les hommes à la place des hommes, les femmes à la place des femmes.
302 – Ils conviennent unanimement que les sœurs consanguines n’ont droit à aucun héritage lorsque les sœurs germaines ont déjà perçu les deux tiers, à moins qu’un frère consanguin ne soit présent à leurs côtés.
303 – Ils s’entendent pour affirmer que les sœurs consanguines n’héritent pas du reliquat qui subsiste après la part des sœurs germaines ; ainsi, si le défunt laisse deux (ou plusieurs) sœurs germaines, celles-ci reçoivent les deux tiers, et le reste revient aux frères consanguins.
304 – Ils reconnaissent unanimement que la grand-mère obtient un sixième lorsque la mère du défunt est absente.
(1) Absent du manuscrit Q.
(2) Dans l’édition T : « fa-inna » ; dans le manuscrit original Q : « wa- », comme dans la version originelle de l’« Ijmaʿ » ; toutefois, l’éditeur du manuscrit Q a ajouté « inna » conformément à l’édition imprimée de l’« Ijmaʿ ».
(3) Dans l’édition T : « aw ».
(4) Le manuscrit Kh lit : « li-l-ab » ; la correction est tirée de l’« Iqnaʿ » de l’auteur (1/283).
(5) Omission dans l’édition T.
(6) f. 9/b.
٢٩٧ - وأجمعوا على أن الإخوة من الأم لا يرثون مع الأب، ولا مع جد [أبي] (١) أب، وإن بَعُد؛ فإذا لم يترك المتوفى أحدًا ممن ذكرنا أنهم يَحجبون الإخوة من الأُم، [و] (٢) ترك أخًا أو أُختًا لأم فله أولها السدس فريضة، فإن ترك أخًا [و] (٣) أُختًا من أُمه فالثلث بينهما سواء، لا فضل للذكر منهما على الأُنثى.
٢٩٨ - وأجمعوا على أن الإخوة من الأب والأم، ومن الأب ذكورًا أو إناثًا لا يرثون مع الابن ولا ابن الابن وإن سفل، ولا مع الأب.
٢٩٩ - وأجمعوا على أن ما فوق البنتين من البنات كحكم البنتين.
٣٠٠ - وأجمعوا على أن للأخ من الأب والأُم جميع المال إذا لم يكن معه مَنْ له سهمٌ معلوم.
٣٠١ - وأجمعوا على أن الإخوة والأخوات من الأب يقومون مقام الإخوة والأخوات من الأب والأم، ذكورهم كذكورهم، وإناثهم كإناثهم، إذا لم يكن للميت إخوة ولا أخوات [لأب وأم] (٤).
٣٠٢ - وأجمعوا على أن لا ميراث [للأخوات من] (٥) الأب إذا استكمل الأخوات من الأب والأم الثلثين، إلا أن يكون معهن أخ ذكر.
٣٠٣ - وأجمعوا على أن الأخوات (٦) من الأب لا يرثن ما فضل عن الأخوات للأب والأم، فإن ترك أُختين أو أخوات لأب وأُم فلهن الثلثان، وما بقي فللإخوة من الأب.
٣٠٤ - وأجمعوا على أن للجدة السدس إذا لم يكن للميت أُم.
(١) ليست في ق.
(٢) في ط: [فإن]؛ وفي أصل ق: [و] مثل أصل الإجماع؛ ولكن محقق ق زاد [إن] تبعًا لمطبوعة الإجماع.
(٣) في ط: [أو].
(٤) في خ: [للأب]؛ والتصويب من الإقناع للمصنف (١/ ٢٨٣).
(٥) سقطت من ط.
(٦) (٩/ب).