Livre des parts successorales
277 – Allah — exalté soit Son rappel, sanctifiés soient Ses Noms — a dit : « Allah vous prescrit, au sujet de vos enfants : au garçon revient une part équivalente à celle de deux filles. S’il y a plusieurs filles, plus de deux, elles recevront les deux tiers de ce que laisse le défunt ; et s’il n’y en a qu’une seule, elle aura la moitié. » (Coran 4, 11).
Les juristes s’accordent unanimement pour affirmer que, lorsqu’aucun autre héritier à part fixée ne figure parmi eux, les biens du défunt sont partagés entre tous ses enfants, le garçon recevant la part de deux filles. Si, en revanche, se trouve parmi les héritiers quelqu’un dont la part est légalement déterminée, on commence par lui attribuer cette quotité ; le reliquat est alors réparti entre les enfants, le garçon recevant la part de deux filles.
278 – Ils conviennent sans divergence que, lorsqu’il y a deux filles, elles se voient attribuer les deux tiers de la succession.
279 – Ils s’entendent également sur le fait que les fils et filles du fils tiennent lieu des fils et filles du défunt : les garçons comme les garçons et les filles comme les filles, dès lors que le défunt ne laisse pas d’enfant issu directement de lui.
280 – Ils reconnaissent unanimement que les descendants des filles n’héritent pas et n’écartent personne de la succession, hormis les points de divergence touchant les parents collatéraux (dhawî al-arḥâm).
281 – Ils sont tous d’avis qu’aucune part ne revient aux petites-filles issues d’un fils lorsque les filles germaines ont déjà perçu les deux tiers, à condition qu’aucun petit-fils (fils d’un fils) ne se trouve avec elles.
282 – Ils s’accordent aussi sur ceci : si le défunt laisse une fille et une – ou plusieurs – fille(s) de fils, la fille reçoit la moitié et les filles du fils se partagent le sixième, de façon à compléter les deux tiers.
283 – Ils sont unanimes pour statuer que, si le défunt laisse une fille et un petit-fils (fils d’un fils), la fille a droit à la moitié et le reste revient au petit-fils.
284 – Ils conviennent enfin que, si le défunt laisse trois petites-filles issues d’un fils à des degrés successifs, la plus proche reçoit la moitié, la suivante reçoit un sixième, et le reliquat revient aux agnats.