avant de la vendre ; puis il la vend et l’on découvre qu’elle est enceinte ; si, chez l’acheteur, elle accouche de l’enfant moins de six mois après la conclusion du contrat de vente, et que le vendeur revendique la paternité de l’enfant.
Livre des témoignages et de leurs règles
262 – Ils conviennent unanimement que le témoignage d’un homme musulman, pubère, sain d’esprit, libre, capable de s’exprimer, de filiation connue et clairvoyant, qui n’est ni le père, ni le fils, ni le frère, ni le salarié, ni le mari, [ni l’ami] (1), ni l’adversaire, ni [l’esclave] (2), ni l’associé, ni le mandataire, ni le voisin qui aurait à tirer profit de son propre témoignage ; qui n’est pas adepte d’une innovation blâmable ; qui n’est pas un poète réputé pour nuire aux gens, ni un joueur d’échecs invétéré, ni un buveur de vin, ni un diffamateur des musulmans ; dont aucun péché manifeste — majeur ou mineur — ne perdure ; et qui accomplit les obligations prescrites et se garde des interdits, est recevable : le juge est tenu d’accepter sa déposition lorsqu’il s’agit de deux hommes, ou d’un homme et de deux femmes.
263 – Ils conviennent unanimement que, pourvu qu’il soit intègre, le témoignage d’un frère en faveur de son frère est recevable (3).
264 – Ils conviennent unanimement que, lorsqu’un différend est en cours entre le témoin et l’une des parties, son témoignage n’est pas admis (4).
265 – Ils conviennent unanimement que, si un homme buvait du vin au point de s’enivrer, puis s’est repenti et vient ensuite déposer, son témoignage doit être accepté, pourvu qu’il soit juste.
(1) Omission dans T.
(2) Tel quel dans le manuscrit Kh ; dans T : [« ennemi »] ; dans Q (2923), on lit à la place de [« ni adversaire ni esclave »] : [« ni ami ni ennemi »].
(3) Q (2926) ajoute : [Il est rapporté de Malik qu’il a dit : le témoignage d’un frère en faveur de son frère n’est pas recevable en matière de filiation, mais il l’est pour les droits patrimoniaux].
(4) Q (2943) ajoute encore : [Je n’en connais pas de divergence, mais si les deux se sont réconciliés et sont demeurés ainsi longtemps, puis que l’un d’eux témoigne contre l’autre, son témoignage doit être accepté].
قبل بيعها ثم باعها، فظهر بها حمل، وولدت عند المشتري لأقل من ستة أشهر من عقد البيع، وادعاه البائع أن الولد لاحق به.
كتاب الشهادات وأحكامَها
٢٦٢ - وأجمعوا على أن شهادة الرجل المسلم البالغ العاقل الْحُرِّ الناطق المعروف النسب البصير، الذي ليس بوالد المشهود له، ولا ولد ولا أخ، ولا أجير، ولا زوج، [ولا صديق] (١)، ولا خصم، ولا [عبد] (٢)، ولا شريك، ولا وكيل، ولا جار بشهادته إلى نفسه شيئًا، ولا يكون صاحب بدعة، ولا شاعر يعرف بإذاية الناس، ولا لاعبًا بالشطرنج يشتغل، ولا شارب خمر، ولا قاذفًا للمسلمين ولم يظهر منه ذنب؛ وهو مقيم عليه صغير أو كبير، وهو ممن يؤدي الفرائض ويَجتنب المحارم: جائزة، يجب على الحاكم قبولها، إذا كانا رجلين، أو رجلاً وامرأتين.
٢٦٣ - وأجمعوا على أن شهادة الأخ لأخيه إذا كان عدلاً جائزة (٣).
٢٦٤ - وأجمعوا على أن الخصومة إذا كانت قائمة بين الشاهد والخصم أن لا تقبل شهادته (٤).
٢٦٥ - وأجمعوا على أن الرجل إذا كان يشرب الخمر من الشراب حتى يسكر ثم تاب، فشهد بشهادة، وجب أن تقبل شهادته إذا كان عدلاً.
(١) سقطت من ط.
(٢) هكذا في خ، وفي ط: [عدو]؛ وفي ق (٢٩٢٣) جاء بدلاً من [ولا خصم ولا عبد]: [ولا صديق ولا عدو].
(٣) زاد في ق (٢٩٢٦): [وروي عن مالك أنه قال: لا تجوز شهادة الأخ لأخيه في النسب وتجوز في الحقوق].
(٤) زاد في ق (٢٩٤٣): [ولا أعلم في ذلك خلافًا، ولكنهما إذا اصطلحا ومكثا بعده طويلاً ثم شهد عليه بشهادة وجب قبول شهادته].