Mâlik, toutefois, a émis une opinion isolée : il estime que cette souillure constitue une expiation (fidya)(1). 168 – Ils conviennent unanimement qu’il est licite de se prosterner sur le Ḥijr. Mâlik, toutefois, s’est singularisé : il considère cela comme une innovation. 169 – Ils conviennent unanimement qu’aucune démarche « ramal » n’est prescrite aux femmes, ni lors de la circumambulation autour de la Maison, ni pendant le saʿī entre Ṣafā et Marwa. 170 – Ils conviennent unanimement qu’il est permis de boire de l’eau pendant le ṭawāf. 171 – Ils conviennent unanimement que celui qui doute du nombre de tours accomplis lors de son ṭawāf s’en tient au certain. 172 – Ils conviennent unanimement que, si quelqu’un a effectué une partie des sept tours(2) et qu’il est interrompu par la prière obligatoire, il reprendra là où il s’est arrêté une fois la prière achevée. Al-Ḥasan al-Baṣrī, toutefois, s’est singularisé en affirmant : « Il doit recommencer depuis le début »(3).
(1) Voir al-Mudawwana, 1/461. (2) 6/A. (3) Ibn Qudama rapporte également, dans al-Mughni, 3/197, la divergence d’opinion relative à Malik : « Malik a dit : qu’il poursuive son tawaf et ne l’interrompe que s’il craint que l’heure de la prière ne lui échappe, car le tawaf est assimilé à la prière ; on ne l’interrompt donc pas pour une autre prière. » On peut objecter que cette parole de Malik ne concerne que l’interruption du tawaf, sans traiter de la manière de le reprendre. Or, la Mudawwana, 1/426, rapporte : « Malik a dit : l’homme ne quitte son tawaf pour rien d’autre que la prière obligatoire. – Ibn al-Qasim : Cette formulation montre qu’il doit recommencer et ne pas reprendre. Nous avons interrogé Malik sur le cas d’un homme qui accomplit une partie de son tawaf, se souvient d’une somme qu’il avait oubliée, sort la prendre puis revient ; il a répondu : qu’il recommence et ne reprenne pas. » Cela contredit donc la version d’Ibn Qudama. Al-Baji, dans al-Muntaqa, 2/290, rapporte la divergence entre Ibn al-Qasim et Ashhab : « Quant au fait de sortir pour la prière funéraire, Ibn al-Qasim estime que cela empêche toute reprise, tandis qu’Ashhab considère que cela ne l’empêche pas. L’argument d’Ibn al-Qasim est que l’intéressé quitte son tawaf pour une prière non obligatoire qu’il craint de voir s’échapper, il doit donc recommencer, par analogie avec celui qui sort pour récupérer son argent. L’argument d’Ashhab est qu’il s’interrompt pour une prière dont il redoute de perdre le mérite ; il lui est donc permis de reprendre, par analogie avec celui qui sort pour la prière en congrégation. » Pour approfondir, voir : Asna al-Talib, commentaire de Rawd al-Talib, 1/480-481 ; al-Taj wa-l-Ikil, 4/106 ; Mawahib al-Jalil, commentaire de Mukhtasar Khalil, 3/69, 76 ; Sharh Mukhtasar Khalil, par al-Khurashi, 2/315.
وانفرد مالك، فقال: إن ذلك الوسخ افتداء (١). ١٦٨ - وأجمعوا على أن السجود على الْحِجر جائز. وانفرد مالك فقال: بدعة. ١٦٩ - وأجمعوا ألَاّ رَمَلَ على النساء حول البيت، ولا في السعي بين الصفا والمروة. ١٧٠ - وأجمعوا على أن شرب الماء في الطواف جائز. ١٧١ - وأجمعوا على أنه من شك في طوافه بنى على اليقين. ١٧٢ - وأجمعوا فيمن طاف بعض سبعة (٢) ثم قطع عليه بالصلاة المكتوبة أنه يبني من حيث قطع عليه إذا فرغ من صلاته. وانفرد الحسن البصري، فقال: يستأنف (٣).
(١) انظر المدونة (١/ ٤٦١). (٢) (٦/أ). (٣) وقد نقل أيضًا ابن قدامة في المغني (٣/ ١٩٧) الخلاف عن مالك فقال: "قال مالك: يمضي في طوافه ولا يقطعه إلا أن يخاف أن يضر بوقت الصلاة، لأن الطواف صلاة فلا يقطعه لصلاة أخرى".اهـ؛ وقد يقال: إن قول مالك هنا هو في حكم قطع الطواف فحسب ليس في حكم استئنافه إذا قطعه؛ لكن جاء في المدونة (١/ ٤٢٦): "قال مالك: لا يخرج الرجل من طوافه إلى شيء من الأشياء إلا إلى الفريضة؛ قال ابن القاسم: ففي قوله هذا ما يدلنا على أنه يستأنف ولا يبني، ولقد سألنا مالكًا عن الرجل يطوف بعض طوافه فيذكر نفقة له قد كان نسيها فيخرج فيأخذها ثم يرجع؟ قال: يستأنف ولا يبني".اهـ قلت: وهذا خلاف ما نقله ابن قدامة، وقد نقل الباجي في "المنتقى" (٢/ ٢٩٠) الخلاف بين ابن القاسم وأشهب في هذه المسألة فقال: "وأما الخروج لصلاة الجنازة فقال ابن القاسم: يمنع البناء، وقال أشهب: لا يمنع ذلك، وجه قول ابن القاسم أنه خرج من طوافه لغير صلاة تجب عليه ويخاف فواتها، فكان عليه ابتداء طوافه؛ أصل ذلك إذا خرج لطلب النفقة؛ ووجه قول أشهب: أنه خرج من طوافه لصلاة يخاف فوات فضلها فكان له أن يبني، أصل ذلك إذا خرج لصلاة الجماعة".اهـ وللمزيد انظر: أسنى المطالب شرح روض الطالب (١/ ٤٨١، ٤٨٠)، والتاج والإكليل (٤/ ١٠٦)، ومواهب الجليل في شرح مختصر خليل (٣/ ٧٦، ٦٩)، وشرح مختصر خليل للخرشي (٢/ ٣١٥).