…de refaire le pèlerinage l’année suivante et d’immoler une offrande. Seuls ‘Atâ’ et Qatâda ont exprimé une opinion différente. 146 – Ils conviennent unanimement que le pèlerin en état d’ihram n’a pas le droit de se raser la tête, de la tondre ou d’en éliminer les cheveux, que ce soit par tonte, au moyen de nûra (dépilatoire) ou par tout autre procédé. 147 – Ils s’accordent tous pour admettre qu’il lui est permis de se raser la tête en cas d’affection nécessitant ce traitement. 148 – Ils affirment à l’unanimité que quiconque se rase la tête alors qu’il est en ihram doit s’acquitter d’une expiation (fidya). 149 – Ils conviennent unanimement que le pèlerin en ihram n’a pas le droit de se couper les ongles (1). 150 – Ils s’accordent tous qu’il lui est permis de retirer ce qui, de ses ongles ou de ses cheveux, s’est déjà détaché ou cassé. 151 – Ils affirment à l’unanimité que le pèlerin en ihram ne peut porter ni chemise, ni turban, ni pantalon, ni chaussons de cuir, ni burnous. 152 – Ils sont tous d’avis que la femme en ihram peut, quant à elle, porter la chemise, les robes, les pantalons, les voiles et les chaussons de cuir. 153 – Ils conviennent unanimement que le pèlerin en ihram ne doit pas se couvrir la tête. 154 – Ils affirment à l’unanimité qu’il lui est interdit de porter des vêtements teints au safran ou au wars. 155 – Ils s’accordent tous que la femme est soumise aux mêmes interdictions que les hommes durant l’ihram, à l’exception de certaines pièces de vêtement. 156 – Ils conviennent unanimement que si le pèlerin en ihram abat volontairement du gibier en ayant conscience de son état, il est tenu d’acquitter la compensation prévue (2).
(1) L’unanimité sur ce point est également rapportée par Ibn Qudama, al-Mughni, vol. 3, p. 150. (2) Ibn Hazm écrit dans al-Muhalla, vol. 5, p. 236 : « On rapporte d’al-Qasim b. Muhammad, Salim b. ʿAbd Allah, ʿAtaʾ et Mujahid, au sujet de celui qui a tué des sauterelles par inadvertance, qu’aucune sanction ne lui est appliquée ; s’il les tue délibérément, une sanction est prononcée. Tel est aussi l’avis d’Abu Sulayman et de nos compagnons. D’après Mujahid, on trouve un autre avis : la sanction ne concerne que celui qui tue du gibier alors qu’il est en état d’ihram par erreur, tandis que celui qui le fait sciemment, en se rappelant son ihram, n’est pas sanctionné. Abu Hanifa, Malik et al-Shafiʿi soutiennent, quant à eux, que l’acte volontaire et l’acte involontaire sont équivalents : la sanction s’applique dans tous les cas. Ce dernier avis est également attribué à ʿUmar, ʿAbd al-Rahman, Saʿd, al-Nakhaʿi et al-Shaʿbi. » Il ajoute ensuite : « En cas de divergence, nous devons revenir à ce que Dieu, exalté soit-Il, et Son Messager ﷺ nous ont ordonné. Les partisans de cette opinion ont objecté : “Dieu a prescrit une expiation à celui qui tue un croyant par erreur ; nous faisons donc l’analogie avec celui qui tue du gibier par erreur.” – Ali réplique : “Il s’agit d’un qiyas, et tout qiyas est nul ; quand bien même il serait valide, celui-ci serait un exemple manifeste de fausseté…” » Fin de citation. Ibn al-Qayyim évoque la même question dans Iʿlam al-Muwaqqiʿin, sous la rubrique « Questions de qiyas faisant l’objet d’un consensus des juristes », où il déclare (1/157) : « À propos de la compensation pour le gibier tué en état d’ihram, Allah dit : “Et quiconque parmi vous le tue délibérément” (Cor. 5:95) ; le cas de l’homicide involontaire y est inclus par analogie selon la majorité, à l’exception de quelques rares dissidents. » Fin de citation.
حجَّ قابلٍ والهديَ. وانفرد عطاء وقتادة. ١٤٦ - وأجمعوا على أن الْمُحرم ممنوع من: حلق رأسه، وجزه، واتلافه بِجز، أو نورة، أوغير ذلك. ١٤٧ - وأجمعوا على أن له حلق رأسه من علة. ١٤٨ - وأجمعوا على وجوب الفدية على من حلق وهو مُحرم. ١٤٩ - وأجمعوا على أن الْمُحرم ممنوع من أخذ أظفاره (١). ١٥٠ - وأجمعوا على أنّ له أن يزيل عن نفسه ما كان منكسرًا عنه. ١٥١ - وأجمعوا على أن الْمُحرم ممنوع من: لبس القميص، والعمامة، والسراويل، والخفاف، والبرانس. ١٥٢ - وأجمعوا على أن للمرأة الْمُحرمة: لبس القميص، والدروع، والسراويل، والْخُمُر، والخفاف. ١٥٣ - وأجمعوا على أن الْمُحرم ممنوع من تخمير رأسه. ١٥٤ - وأجمعوا على أن الْمُحرم ممنوع من لبس زعفران أو ورس. ١٥٥ - وأجمعوا على أن المرأة ممنوعة مما مُنع منه الرجال في حال الإحرام إلا بعض اللباس. ١٥٦ - وأجمعوا على أن الْمُحرم إذا قتل صيدًا عامدًا لقتله ذاكرًا لإحرامه أن عليه الْجَزاء (٢).
(١) ونقل الإجماع عليه أيضًا: ابن قدامة في المغني (٣/ ١٥٠). (٢) قال ابن حزم في المحلى (٥/ ٢٣٦): "وعن القاسم بن محمد, وسالم بن عبد الله, وعطاء , ومجاهد فيمن أصاب الجنادب خطأ؟ قالوا: لا يُحكم عليه فإن أصابَها متعمدًا حكم عليه وهو قول أبي سليمان وأصحابنا؛ وصح عن مجاهد قول آخر وهو أنه إنما يُحكم على من قتل الصيد وهو محرم خطأ, وأما من قتله عامدًا ذاكرًا لإحرامه فلا يُحكم عليه؛ وقال أبو حنيفة, ومالك, والشافعي: العمد والخطأ سواء يحكم عليه في كل ذلك، وقد روي هذا القول أيضا عن عمر, وعبد الرحمن, وسعد, والنخعي, والشعبي"؛ ثم قال: "المرجوع إليه عند التنازع هو ما افترضه الله ﷿ علينا من الرجوع إلى الله تعالى ورسوله ﷺ؛ وشغَّب أهل هذه المقالة بأن قالوا: قد أوجب الله تعالى الكفارة على قاتل المؤمن خطأ فقسنا عليه قاتل الصيد خطأ؟ قال علي: هذا قياس والقياس كله باطل, ثم لو كان حقًّا لكان هذا منه عين الباطل ... ".اهـ وقد ذكر ابن القيم هذه المسألة في إعلام الموقعين تحت "ما أجمع عليه الفقهاء من مسائل القياس" فقال -كما في (١/ ١٥٧) -: "وقال في جزاء الصيد المقتول في الإحرام: ﴿وَمَن قَتَلَهُ مِنْكُم مُّتَعَمِّدًا﴾، فدخل فيه قتل الخطأ قياسًا عند الجمهور إلا من شذَّ".اهـ