…après que celle-ci lui est devenue obligatoire, est considéré comme quitte de son obligation. 105 – Ils sont unanimes à affirmer qu’aucune zakât n’est due sur les biens de l’esclave engagé dans un contrat d’émancipation (mukâtib) tant qu’il n’a pas été affranchi. Abû Thawr se singularise toutefois en soutenant qu’elle y est due. 106 – Ils conviennent unanimement que la zakât al-fitr est une obligation. 107 – Ils s’accordent également pour dire que la zakât al-fitr incombe à la personne dès lors qu’elle peut la verser pour elle-même ainsi que pour ses enfants mineurs dépourvus de biens propres (1). 108 – Tous reconnaissent qu’il appartient à l’individu de s’acquitter de la zakât al-fitr pour l’esclave qu’il détient et qui se trouve auprès de lui (2). 109 – Ils sont unanimes à affirmer qu’aucune aumône n’est exigible d’un dhimmî au titre de son esclave musulman. 110 – Ils conviennent également qu’avant son mariage la femme s’acquitte elle-même de la zakât al-fitr pour sa propre personne. 111 – Ils sont unanimes à dire qu’aucune zakât n’est due pour le fœtus dans le ventre de sa mère. Ibn Ḥanbal (3) s’est toutefois démarqué : il en faisait l’éloge sans l’imposer pour autant.
(1) Ce consensus est également rapporté par an-Nawawî dans al-Majmûʿ (6/108), où il écrit : « Si le mineur ne possède aucun bien, la zakât al-fitr incombe à son père ; celui-ci y est tenu par consensus, comme l’ont signalé Ibn al-Munḏir et d’autres. S’il possède des biens, l’aumône est prélevée sur ceux-ci ; tel est l’avis d’Abû Ḥanîfa, Aḥmad, Isḥâq et Abû Ṯawr. Muḥammad [b. al-Ḥasan] estime, quant à lui, qu’elle reste à la charge du père. Quant à l’orphelin pourvu de biens, nous considérons que sa zakât al-fitr est prélevée sur son patrimoine, opinion partagée par la majorité : Mâlik, al-Awzâʿî, Abû Ḥanîfa, Abû Yûsuf et Ibn al-Munḏir. » Ibn Hubayra (1/265) mentionne de même l’accord des quatre imams selon lequel quiconque est astreint à la zakât al-fitr doit l’acquitter pour lui-même et pour ses enfants mineurs. Ibn Ḥazm, toutefois, diverge. Dans al-Muḥallâ (4/261), il écrit : « Pour les mineurs, le père ou le tuteur la verse de leurs biens s’ils en ont ; s’ils n’en ont pas, aucune zakât al-fitr ne leur est due, ni maintenant ni plus tard. » Il ajoute : « On ne diffère pas sur le fait que le père ne la verse pas pour ses enfants majeurs, qu’ils possèdent ou non des biens. » Al-ʿIrâqî, dans Ṭarḥ at-Taṯrîb (4/59), cite cette position d’Ibn Ḥazm puis note : « Ibn al-Munḏir a pourtant rapporté un consensus contraire. » Cheikh Ibn ʿUṯaymîn, dans ach-Sharḥ al-Mumtiʿ (6/155-156), privilégie lui aussi l’avis selon lequel la zakât al-fitr n’incombe pas à une personne pour ceux qu’elle entretient, qu’il s’agisse de son épouse ou de ses proches. (2) Cette règle est établie par le ḥadith d’Abû Hurayra rapporté par Muslim (n° 982), dans lequel le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Aucune aumône n’est due pour l’esclave, si ce n’est la zakât al-fitr. » (3) C’est-à-dire l’imam Aḥmad (rahimahuLlah).
بعد وجوبه عليه أن ذلك يُجزئ عنه. ١٠٥ - وأجمعوا على أن لا زكاة في مال المكاتب حتى يُعتق. وانفرد أبو ثور فقال: فيه زكاة. ١٠٦ - وأجمعوا على أن صدقة الفطر فرض. ١٠٧ - وأجمعوا على أن صدقة الفطر تجب على المرء إذا أمكنه أداؤها عن نفسه وأولاده الأطفال الذين لا أموال لهم (١). ١٠٨ - وأجمعوا أن على المرء أداء زكاة الفطر عن مَمْلوكه الحاضر (٢). ١٠٩ - وأجمعوا على أن لا صدقة على الذمي في عبده المسلم. ١١٠ - وأجمعوا على أن المرأة قبل أن تنكح تُخرج الزكاة للفطر عن نفسها. ١١١ - وأجمعوا على أن لا زكاة على الجنين في بطن أُمه. وانفرد ابن حنبل (٣): فكان يُحبه ولا يوجبه.
(١) نقل هذا الإجماع أيضًا: النووي في المجموع (٦/ ١٠٨)، حيث قال: "إذا لم يكن للطفل مال، ففطرته على أبيه، لزم أباه فطرته بالإجماع، نقله ابن المنذر وغيره؛ وإن كان للطفل مال ففطرته فيه، وبه قال أبو حنيفة وأحمد وإسحاق وأبو ثور، وقال محمد: تجب في مال الأب، وأما اليتيم الذي له مال فتجب فطرته في ماله عندنا، وبه قال الجمهور منهم مالك والأوزاعي وأبو حنيفة وأبو يوسف وابن المنذر"؛ وكذا نقل ابن هبيرة (١/ ٢٦٥) اتفاق الأئمة الأربعة على أن من كان مخاطبًا بزكاة الفطر فإنه يجب عليه عن نفسه وعن غيره من أولاده الصغار. لكن خالف ابن حزم كما في المحلى (٤/ ٢٦١): "وأما الصغار فعليهم أن يخرجها الأب، والولي عنهم من مال إن كان لهم، وإن لم يكن لهم مال فلا زكاة فطر عليهم حينئذ ولا بعد ذلك"، ثم قال: "ولم يختلفوا في أن الأب لا يؤديها عن ولده الكبار، كان لهم مال أو لم يكن"؛ وقد نقل العراقي في طرح التثريب (٤/ ٥٩) قول ابن حزم ثم قال: "وقد حكى ابن المنذر الإجماع على خلافه"؛ ورجح العلامة ابن عثيمين (رحمه الله) في الشرح الممتع (٦/ ١٥٦، ١٥٥) أنها لا تَجب على الشخص عمَّن يمونه من زوجة وأقارب. (٢) وقد ثبت هذا الحكم في حديث أبي هريرة الذي أخرجه مسلم (٩٨٢) وفيه قال رسول الله ﷺ: «ليس في العبد صدقة إلا صدقة الفطر». (٣) أي الإمام أحمد (رحمه الله).