(1) Livre des funérailles
78 – Ils s’accordent tous pour reconnaître qu’une femme peut laver la dépouille de son mari lorsqu’il décède.
79 – Ils sont unanimes à admettre qu’une femme est autorisée à laver un petit garçon.
80 – Ils conviennent que le défunt doit être lavé de la même manière que l’on pratique le grand lavage rituel (ghusl de janâba).
81 – Ils s’accordent à dire que le mort ne doit pas être enseveli dans un linceul de soie.
82 – Ils affirment unanimement que, lorsqu’un nouveau-né a manifestement vécu et qu’il pousse un cri, on célèbre sur lui la prière funèbre.
83 – Ils conviennent que, lorsqu’un homme libre et un esclave se trouvent ensemble, c’est l’homme libre qui prend place immédiatement derrière l’imam.
84 – Ils déclarent d’un commun accord que celui qui accomplit la prière funèbre lève les mains lors de la première takbira qu’il prononce.
85 – Ils sont unanimes à considérer que l’inhumation du défunt est une obligation impérative pour la communauté ; il ne leur est pas permis de l’abandonner lorsque cela est possible, et dès qu’un groupe s’en charge, le devoir est levé pour le reste des musulmans.
(1) (4/a).
(2) Le manuscrit Q (folio 1021) ajoute : « durant sa ʿidda ; les juristes divergent à propos du cas de la revocable ».
(3) Dans Q (folio 1022) : « l’homme ».
(4) Al-Sanʿani déclare dans Subul al-Salam (1/470) : « L’avis le plus répandu chez la majorité est que la toilette mortuaire constitue un acte cultuel ; elle est donc soumise aux mêmes conditions que les grandes ablutions obligatoires ou recommandées. »
(5) Omission dans la copie Ṭ.
(6) Abou Bakr al-Kasani écrit dans Badaʾiʿ al-Sanaʾiʿ (1/302) : « Si le nouveau-né pousse un cri ou montre un signe de vie — pleurs, mouvement d’un membre, etc. — on le lave à l’unanimité, comme nous l’avons rapporté, car ce premier cri atteste la vie ; sa mort intervenant après une naissance vivante, il doit donc être lavé. Si la sage-femme ou la mère atteste ce premier cri, son témoignage est recevable pour le lavage et la prière funéraire, car le témoignage unique d’une personne fiable est admis dans les questions cultuelles. Pour l’héritage, en revanche, la parole de la mère est unanimement rejetée, car elle est soupçonnée de vouloir en tirer profit ; il en est de même du témoignage de la sage-femme selon Abou Hanifa, tandis que ses deux élèves l’acceptent si elle est digne de confiance, comme expliqué ailleurs. » — Fin de citation. Pour approfondir, voir al-Majmuʿ (5/214-215), al-Mughni (2/200) et al-Furuʿ (2/210).
(7) Le manuscrit Q (folio 1031) ajoute : « il prononce le takbir et… »
(١) كتاب الجنائز
٧٨ - وأجمعوا على أن المرأة تغسِّل زوجها إذا مات (٢).
٧٩ - وأجمعوا على أن المرأة تغسِّل [الصبي] (٣) الصغير.
٨٠ - وأجمعوا على أن الميت يُغسَّل غسل جنابة (٤).
٨١ - وأجمعوا على أن لا يُكفن [الْمَيت] (٥) في حرير.
٨٢ - وأجمعوا على أن الطفل إذا عُرِفَت حياته، واستهل: صُلِّيَ عليه (٦).
٨٣ - وأجمعوا على أن الْحُرَّ والعبد إذا اجتمعَا؛ أن الذي يلي الإمام منهما: الْحُرُّ.
٨٤ - وأجمعوا على أن المصلي على الجنازة (٧) يرفع يديه في أول تكبيرة يكبرها.
٨٥ - وأجمعوا على أن دفن الميت لازم واجب على الناس لا يسعهم تركه عند الإمكان، ومن قام به منهم سقط فرض ذلك على سائر المسلمين.
(١) (٤/أ).
(٢) زاد في ق (١٠٢١): [في عدتها، واختلفوا في الرجعية].
(٣) في ق (١٠٢٢): [الرجل].
(٤) قال الصنعاني في السبل (١/ ٤٧٠): "والمشهور عند الجمهور أنه -يعني غسل الميت- غسلٌ تعبدي يُشترط فيه ما يُشترط في الاغتسالات الواجبة والمندوبة".
(٥) سقطت من ط.
(٦) قال أبو بكر الكاساني في بدائع الصنائع (١/ ٣٠٢): "فأما إذا استهل بأن حصل منه ما يدل على حياته من بكاء أو تحريك عضو، أو غير ذلك فإنه يُغسَّل بالإجماع لما روينا، ولأن الاستهلال دلالة الحياة، فكان موته بعد ولادته حيًّا فيُغسَّل؛ ولو شهدت القابلة, أو الأم على الاستهلال تقبل في حق الغسل والصلاة عليه; لأن خبر الواحد في باب الديانات مقبول إذا كان عدلاً؛ وأما في حق الميراث فلا يقبل قول الأم بالإجماع; لكونها متهمة لجرها المغنم إلى نفسها, وكذا شهادة القابلة عند أبي حنيفة, وقالا: تقبل إذا كانت عدلة على ما يعرف في موضعه".اهـ
وللمزيد انظر المجموع (٥/ ٢١٥، ٢١٤)، والمغني (٢/ ٢٠٠)، والفروع (٢/ ٢١٠).
(٧) زاد في ق (١٠٣١): [يُكبر وَ].