21 – Ils sont unanimes pour affirmer que quiconque a recouru au tayammum conformément à la prescription, puis trouve de l’eau avant d’entrer en prière, voit sa purification annulée ; il doit donc se purifier de nouveau et accomplir la prière.
22 – Ils conviennent tous que celui qui s’est purifié à l’eau peut diriger la prière de ceux qui ont eu recours au tayammum.
23 – Ils reconnaissent également que si quelqu’un effectue le tayammum pour une prière obligatoire au début de son horaire, ne prie pas immédiatement, puis poursuit sa route jusqu’à un endroit où il trouve de l’eau, il lui incombe de renouveler le tayammum, car son arrivée à l’eau a invalidé sa purification.
24 – Ils déclarent, à l’unanimité, que l’homme qui se voit en rêve avoir eu une pollution nocturne ou un rapport intime sans constater la moindre humidité au réveil n’a pas à effectuer le grand bain rituel (ghusl).
25 – Ils sont unanimes à confirmer l’impureté de l’urine.
26 – Ils s’accordent également pour considérer la sueur de la personne en état de grande impureté rituelle (janâba) comme pure, de même que celle de la femme en période de menstrues.
Chapitre
Des lieux où la prière est permise
27 – Il existe un consensus sur la licéité de la prière dans les bergeries ovines. L’imam al-Shâfiʿî fait toutefois exception : il ne l’autorise qu’à condition que l’endroit soit exempt de l’urine des bêtes.
28 – Ils sont unanimes pour déclarer que l’obligation de la prière n’incombe pas à la femme qui a ses règles.
29 – Ils conviennent tous que la femme n’est pas tenue de rattraper les prières manquées pendant ses jours de menstrues.
30 – En revanche, ils affirment à l’unanimité qu’elle doit rattraper les jours de jeûne manqués durant la même période.
31 – Ils reconnaissent enfin, unanimement, que la femme en couches (nifâs) doit accomplir le ghusl dès que ses saignements post-partum cessent.
(1) Ibn ʿAbd al-Barr rapporte également l’unanimité sur ce point dans al-Tamhid, vol. 19, p. 291.
(2) Al-Shafiʿi écrit dans al-Umm, vol. 1, p. 113 : « À propos des ovins, il a dit qu’ils comptent parmi les bêtes du Paradis ; il a donc ordonné que l’on prie dans leur enclos, c’est-à-dire — Dieu sait mieux — à l’endroit précisément appelé “enclos”, là où ne se trouvent ni excréments ni urine. »
(3) (3/A).
(4) Dans le manuscrit ط on lit : « qu’il lui est obligatoire de rattraper les jours de jeûne manqués pendant sa période menstruelle » ; la leçon adoptée est celle des manuscrits خ et ق (no 483).
٢١ - وأجمعوا على أن من تيمم كما أُمر، ثُمَّ وجد الماء قبل دخوله في الصلاة، أن طهارته تنتقض، وعليه أن يعيد الطهارة، ويصلي (١).
٢٢ - وأجمعوا على أن لمن تطهر بالماء أن يؤمَ المتيممين.
٢٣ - وأجمعوا على أنه إذا تيمم للمكتوبة في أول الوقت فلم يصلِّ، ثم سار إلى مكان فيه ماء، أن عليه أن يعيد التيمم لأنه حين وصل إلى الماء انتقضت طهارته.
٢٤ - وأجمعوا على أن الرجل إذا رأى في منامه أنه احتلم أو جامع ولم يَجد بللاً: أن لا غسل عليه.
٢٥ - وأجمعوا على إثبات نَجاسة البول.
٢٦ - وأجمعوا على أن عرق الجنب: طاهر، وكذلك الحائض.
باب المواضع التي تجوز فيها الصّلاة
٢٧ - أجمعوا أن الصلاة في مرابض الغنم جائزة.
وانفرد الشافعي فقال: إذا كان سليمًا من أبوالِها (٢).
٢٨ - وأجمعوا على إسقاط فرض الصلاة عن الحائض.
٢٩ - وأجمعوا على أن قضاء ما تركت من الصلاة في أيام حيضتها غير واجب عليها (٣).
٣٠ - وأجمعوا على [أن عليها قضاء ما تركت من الصوم في أيام حيضتها] (٤).
٣١ - وأجمعوا على أن على النفساء الاغتسال إذا طهرت.
(١) ونقل الإجماع عليه أيضًا: ابن عبد البر في التمهيد (١٩/ ٢٩١).
(٢) قال الشافعي في الأم (١/ ١١٣): "وقال في الغنم هي من دواب الجنة، فأمر أن يُصلى في مراحها يعني -والله تعالى أعلم- في الموضع الذي يقع عليه اسم مراحها لا بَعْرَ فيه ولا بَوْل".اهـ.
(٣) (٣/أ).
(٤) في ط: [أن قضاء ما تركت من الصوم في أيام حيضتها واجبٌ عليها]؛ وما أثبته هو في خ، ق (٤٨٣).