9 – Ils sont unanimes pour affirmer qu’il n’est permis ni de se laver rituellement ni d’accomplir les ablutions avec l’une quelconque de ces boissons, à l’exception du nabîdh. 10 – Ils conviennent tous que les ablutions pratiquées avec une eau croupie dont l’altération n’est pas due à une impureté sont valides. Ibn Sîrîn, toutefois, s’en est singularisé en estimant que cela n’est pas licite. 11 – Ils sont également unanimes pour dire que, qu’elle soit en faible ou en grande quantité, toute eau dans laquelle une souillure tombe et qui en voit son goût, sa couleur ou son odeur modifiés devient impure tant que cette altération subsiste. 12 – Ils s’accordent encore à reconnaître que, pour une grande masse d’eau – telle celle du Nil, de la mer ou assimilée – dans laquelle survient une souillure sans qu’elle n’en altère ni la couleur, ni le goût, ni l’odeur, l’eau conserve son statut originel et l’on peut s’en purifier. 13 – Ils déclarent à l’unanimité que l’eau restante après qu’un animal dont la chair est licite à la consommation y a bu demeure pure ; il est permis de la boire et de l’utiliser pour les ablutions.
(1) Ibn Ḥazm déclare dans Marātib al-Ijmāʿ (p. 36) : « Les savants sont unanimes à considérer qu’il n’est pas permis d’accomplir les ablutions avec quelque liquide que ce soit, à l’exception de l’eau et du nabīd. » – Fin de citation. Ibn Taymiyya, dans Naqd Marātib al-Ijmāʿ (p. 288), après avoir rapporté ces propos, ajoute : « Les savants ont relaté qu’Ibn Abī Laylā – que Ibn Ḥazm lui-même cite souvent avec estime – tenait pour valable l’ablution avec des liquides extraits, tels que l’eau de rose et assimilés ; la même opinion est attribuée à al-Aṣamm, mais ce dernier ne fait pas partie des autorités qu’Ibn Ḥazm inclut dans son consensus. » – Fin de citation. Voir également : al-Mughnī, 1/23-24 ; al-Majmūʿ, 1/139-140 ; al-Inṣāf, 1/55. (2) Dans le manuscrit Q (p. 292) : « ḥillatahu ». (3) Omission dans le manuscrit Q (p. 293). (4) Ibn ʿAbd al-Barr écrit dans al-Tamhīd (18/225) : « Il est rapporté du Prophète ﷺ que rien ne souille l’eau, c’est-à-dire sauf si l’impureté y domine, comme l’atteste le consensus. » Voir aussi le même ouvrage, 1/332. (5) (folio 2/b).
٩ - وأجمعوا على أنه لا يَجوز الاغتسال، ولا الوضوء بشيء من هذه الأشربة سوى النبيذ (١). ١٠ - وأجمعوا على أن الوضوء بالماء الآجن من غير نَجاسة [حلَّت فيه] (٢) جائز. وانفرد ابن سيرين، فقال: لا يَجوز. ١١ - وأجمعوا على أن الماء القليل [والكثير] (٣) إذا وقعت فيه نَجاسة فغيرت للماء طعمًا أو لونًا أو ريْحًا: أنه نَجس ما دام كذلك (٤). ١٢ - وأجمعوا على أن الماء الكثير من النيل والبحر، ونحو ذلك إذا وقعت فيه نَجاسة فلم تغير له لونًا ولا طعمًا ولا ريْحًا (٥): أنه بِحاله، ويتطهر منه. ١٣ - وأجمعوا على أن سؤر ما أُكل لحمه طاهر، ويجوز شربه والوضوء به.
(١) قال ابن حزم في مراتب الإجماع (ص ٣٦): "وأجمعوا أنه لا يَجوز وضوءٌ بشيء من المائعات وغيرها، حاشا الماء والنبيذ".اهـ وقال شيخ الإسلام (رحمه الله) في نقد مراتب الإجماع (ص ٢٨٨) بعد نقله لكلام ابن حزم السابق: "وقد ذكر العلماء عن ابن أبي ليلى -وهو من أجّل من يحكي ابن حزم قوله- أنه يُجزئ الوضوء بالمعتصر، كماء الورد ونحوه، كما ذكروا ذلك عن الأصم لكن الأصم ليس ممن يعده ابن حزم في الإجماع".اهـ وانظر أيضًا: المغني (١/ ٢٤، ٢٣)، والمجموع (١/ ١٤٠، ١٣٩)، والإنصاف (١/ ٥٥). (٢) في ق (٢٩٢): "حلته". (٣) ليست في ق (٢٩٣). (٤) قال ابن عبد البر في التمهيد (١٨/ ٢٢٥): "جاء عن النبي ﷺ في الماء أنه لا يُنَجسه شيء، يريد إلا ما غلب عليه، بدليل الإجماع على ذلك"؛ وانظر أيضًا قوله في (١/ ٣٣٢). (٥) (٢/ب).