694 – Ils s’accordent unanimement que la main donne lieu à cinquante (chameaux), et qu’il en va de même pour le pied.
695 – Toutes les autorités dont nous rapportons l’avis s’accordent à dire que l’expression « ḥukūma » signifie ceci : lorsqu’une personne subit une blessure pour laquelle aucune diyah déterminée n’est prévue, on procède à une évaluation en posant la question : « Quelle serait la valeur de cet homme s’il était esclave avant de recevoir cette plaie ou ce coup ? » – Supposons que l’on réponde : « Cent dinars. » – On demande alors : « Quelle est sa valeur après qu’il a subi la blessure et qu’elle est guérie ? » – Si l’on répond : « Quatre-vingt-quinze dinars », l’indemnité que l’agresseur doit à la victime correspond à la moitié d’un dixième de la diyah ; toute estimation supérieure ou inférieure se calcule sur le même modèle.
696 – Ils s’accordent unanimement que, lorsque le médecin ne dépasse pas les limites de son art, il n’encourt aucune responsabilité.
697 – Ils s’accordent unanimement que, lors de l’amputation infligée au traître, si l’exécuteur se trompe et tranche le sexe, le gland ou une partie de l’un d’eux, il est tenu de réparer le dommage causé ; cette indemnité est prise en charge par sa ʿāqila.
698 – Tous ceux dont nous conservons la parole s’accordent pour dire que quiconque fait monter, sans l’autorisation de leurs maîtres, un enfant ou un esclave sur une monture et que celui-ci y perd la vie, en est tenu pour garant.