666 – Ils s’accordent unanimement qu’en matière de blessures, l’exécution du talion doit être différée jusqu’à la guérison complète de la victime ; c’est également l’avis de tous les savants que nous connaissons. 667 – Tous les savants que nous connaissons s’accordent unanimement pour dire qu’aucune indemnité n’incombe au propriétaire d’une monture qui s’est échappée et a causé des dommages. 668 – Ils s’accordent unanimement que la diyah d’un homme est fixée à cent chameaux. 669 – Ils s’accordent unanimement que la diyah d’une femme équivaut à la moitié de celle d’un homme. 670 – Ils s’accordent unanimement sur la portée juridique du verset de la sourate an-Nisâ’ : « Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur » (4 : 92). 671 – Ils s’accordent unanimement que la muḍiḥa – la blessure qui met l’os à découvert – donne lieu à une indemnité de cinq chameaux. 672 – Ils s’accordent unanimement que la muḍiḥa ne concerne que la tête et le visage. 673 – Ils s’accordent unanimement que la munqila – la fracture déplacée – entraîne une indemnité de quinze chameaux. 674 – Ils s’accordent unanimement que la munqila est la blessure qui déplace les os. 675 – Ils s’accordent unanimement qu’il n’y a pas de talion pour la munqila. Seul Ibn az-Zubayr s’en est écarté : il nous est rapporté qu’il a appliqué le talion dans ce cas. 676 – Ils s’accordent unanimement que la maʾmūma – la blessure qui atteint la membrane cérébrale – donne lieu au tiers de la diyah. Makḥūl est le seul à diverger : il estime que, si l’atteinte est intentionnelle, elle requiert les deux tiers de la diyah, et que, si elle est involontaire, elle requiert le tiers. 677 – Ils s’accordent unanimement qu’il n’y a pas de talion dans le cas de la maʾmūma. 678 – Ils s’accordent unanimement que l’atteinte à l’intellect (al-ʿaql) oblige au versement de la diyah entière. 679 – La majorité des savants que nous connaissons s’accorde à dire que la perte des deux oreilles entraîne le paiement de la diyah complète. Mālik ibn Anas, seul, rapporte que c’est la perte de l’ouïe qui impose la diyah. 680 – Ils s’accordent unanimement que, lorsque les deux yeux sont atteints par erreur, la diyah est due, et que pour un seul œil…
(1) f. 19 b.
٦٦٦ - وأجمعوا على أن الانتظار بالقصاص من الجرح حتى يبرأ صاحب الجرح، وهذا (١) رأي من نَحفظ عنه من أهل العلم. ٦٦٧ - وأجمع كل من نحفظ عنه من أهل العلم: أن ليس على صاحب الدابة المنفلتة ضمان فيما أصابت. ٦٦٨ - وأجمعوا على أن دية الرجل مائة من الإبل. ٦٦٩ - وأجمعوا على أن دية المرأة نصف دية الرجل. ٦٧٠ - وأجمعوا على ما في الآية التي في النساء: ﴿وَمَا كَانَ لِمؤْمِنٍ أنْ يَقْتُلَ مُؤْمِنًا إلا خطأً﴾ [النساء: ٩٢]. ٦٧١ - وأجمعوا على أن في الموضحة خَمسًا من الإبل. ٦٧٢ - وأجمعوا على أن الْمُوضِحَة تكون في الرأس والوجه. ٦٧٣ - وأجمعوا أن في الْمُنَقِّلة خمسة عشر من الإبل. ٦٧٤ - وأجمعوا أن الْمُنَقِّلة هي التي تنقل العظام. ٦٧٥ - وأجمعوا على أن الْمُنَقِّلة لا قَوْد فيها. وانفرد ابن الزبير فروينا أنه أقاد منها. ٦٧٦ - وأجمعوا أن في المأمومة ثلث الدية. وانفرد مكحول، فقال: إذا كانت عمدًا ففيها ثلثَا الدية، وإذا كانت خطأ ففيها ثلث الدية. ٦٧٧ - وأجمعوا ألَاّ قَوْد في المأمومة. ٦٧٨ - وأجمعوا أن في العَقْل دية. ٦٧٩ - وأجمع أكثر أهل العلم أن في الأُذنين الدية. وانفرد مالك بن أنس فقال: سمعنا أن في السمع الدية. ٦٨٠ - وأجمعوا على أن في العينين إذا أُصيبتا خطأ: الدية، وفي العين الواحدة
(١) (١٩/ب).