654 – Ils s’accordent unanimement que la règle relative à l’homicide involontaire est déterminée par le verset coranique traitant de ce sujet.
655 – Ils s’accordent unanimement que quiconque frappe un homme avec une épée, un couteau ou la pointe d’une lance encourt la loi du talion (qiṣâṣ).
656 – Ils s’accordent unanimement qu’il y a homicide involontaire lorsqu’une personne vise un objet mais atteint par erreur quelqu’un d’autre.
657 – Ils s’accordent unanimement que, dans le cas d’un meurtre commis par un esclave, celui-ci doit être livré aux ayants droit ; seul Mâlik s’y est opposé.
658 – Ils s’accordent unanimement que ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée — n’appliquait le ḥadd qu’à l’égard de celui dont la culpabilité lui était établie avec certitude.
659 – Ils s’accordent unanimement que l’imâm a le pouvoir d’infliger une peine de taʿzîr dans certaines affaires.
660 – Ils s’accordent unanimement que le bannissement du célibataire fornicateur est obligatoire ; seuls an-Nuʿmân et Ibn al-Ḥasan ont divergé sur ce point.
661 – Ils s’accordent unanimement que, si un homme a des rapports avec une esclave qui lui est maḥram, il est considéré comme fornicateur ; il en va de même pour l’umm walad, la mudabbara, la mukâtaba ou l’esclave partiellement affranchie : en cas d’aveu de la fornication, le ḥadd doit être appliqué.
662 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’une esclave fornicatrice est ensuite affranchie, on lui applique la peine prévue pour les esclaves-femmes ; que, si elle a forniqué alors qu’elle ignorait son affranchissement, puis qu’elle l’apprend après avoir subi la peine des esclaves-femmes, le complément du ḥadd est exécuté ; et qu’il n’y a pas de ḥadd contre celui qui diffame le mukâtib, l’esclave partiellement affranchi ou la mudabbara.
663 – Ils s’accordent unanimement que l’ivrogne récidiviste, même à la quatrième fois, ne doit pas être mis à mort ; les rares avis contraires ne sont pas retenus.
664 – Ils s’accordent unanimement que la loi du talion s’applique entre hommes libres.
665 – Ils s’accordent unanimement — et je ne connais aucune divergence à ce sujet — que, si un homme coupe la main droite d’une personne et la main gauche d’une autre, le talion est exécuté pour chacune d’elles.