Livre de l’‘Umrâ et de la Ruqbâ (1)
Il n’a été établi aucun consensus à leur sujet.
Livre des serments et des vœux
604 – Ils s’accordent unanimement que quiconque dit : « Wallāh », « Billāh » ou « Tallāh », puis manque à son serment, est tenu d’acquitter l’expiation.
605 – Ils s’accordent unanimement que quiconque jure par l’un des Noms d’Allah, puis se parjure, doit également acquitter l’expiation.
606 – Ils s’accordent unanimement que l’homme qui conditionne le divorce de son épouse à l’accomplissement d’un acte qu’il affirme ne pas faire, et qui finit malgré tout par le faire, le divorce prend effet sur elle (2).
(1) Ibn Qudama déclare dans al-Mughni (5/399) : « La ‘umra consiste à dire : “Je te concède cette maison en ‘umra”, ou : “Elle t’appartient tant que je vivrai”, ou : “tant qu’elle existera”, ou : “pour la durée de ta vie”, etc. Elle est ainsi nommée parce qu’elle est limitée à la durée de vie (al-ʿumr). Quant à la ruqba, on dit : “Je t’octroie cette maison en ruqba”, ou : “Elle est à toi pendant ta vie, à condition que, si tu meurs avant moi, elle me revienne, et que, si je meurs avant toi, elle soit acquise à toi et à tes descendants”. C’est comme si l’on disait : “Elle appartiendra au dernier d’entre nous à mourir”. De là son nom de ruqba, car chacun guette (yarqub) la mort de l’autre. Selon la majorité des savants, les deux formes sont licites. »
(2) Le « consensus » visé ici renvoie en réalité à l’avis majoritaire, la question comportant des distinctions et une divergence reconnue. As-Suyuti rapporte dans Al-Ashbah wa-n-Nazair (p. 195), d’après an-Nawawi : « Il reste un seul cas : lorsque la suspension est formulée sans intention d’imposer une obligation ni de viser la simple suspension, mais sous la forme d’un serment. C’est à propos de ce cas que la plupart des auteurs mentionnent deux opinions. L’auteur du Muhadhdhab, de l’Intisar et al-Rafi‘i retiennent qu’il n’y a ni parjure ni divorce. Notre maître Ibn as-Salah, lui, fait valoir la survenance du divorce, l’appuyant sur la doctrine de la plupart des savants et sur la généralité apparente de la formule suspensive. Toutefois, l’indice de l’exhortation ou de la dissuasion peut restreindre cette généralité, bien que cet indice soit quelque peu faible ; d’où la réserve de l’auteur du Hawi et de certains de ses maîtres. Ce qui renforce la restriction, c’est que, à l’indice de l’exhortation ou de l’interdiction, s’ajoute l’intention réelle d’exhorter ou d’interdire ; la restriction en sort alors confirmée, comme nous l’avons opté. Le plus courant est que celui qui jure à propos d’un acte futur qu’un tiers pourrait éviter vise l’exhortation ou la prévention ; on retient donc aussi, en cas d’ignorance ou d’oubli, l’absence de divorce, sauf s’il se détourne de l’exhortation ou de l’interdiction en voulant une suspension pure et simple : dans cette hypothèse, le divorce se produit dès que l’acte a lieu. Quant à celui qui jure au sujet d’un acte qu’il doit lui-même accomplir, le divorce n’est empêché par l’oubli ou l’ignorance que s’il avait l’intention d’exhorter ou d’empêcher. » Fin de citation.
كتاب العمرى والرقبى (١)
لم يثبت فيهما إجماع.
كتاب الأَيْمان والنذور
٦٠٤ - وأجمعوا على أن من قال: والله أو بالله أو تالله، فيَحنث أن عليه الكفارة.
٦٠٥ - وأجمعوا على أن من حلف باسم من أسماء الله تعالى ثُمَّ حنث عليه الكفارة.
٦٠٦ - وأجمعوا على أن الحالف بالطلاق على زوجته في أَمر لا يفعله ففعله، أن الطلاق يقع عليها (٢).
(١) قال ابن قدامة في المغني (٥/ ٣٩٩): "وصورة العمرى أن يقول الرجل: أعمرتك داري هذه, أو هي لك عمري, أو ما عاشت, أو مدة حياتك, أو ما حييت, أو نحو هذا؛ سميت عمرى لتقييدها بالعمر.
والرقبى أن يقول: أرقبتك هذه الدار, أو هي لك حياتك, على أنك إن مت قبلي عادت إلي, وإن مت قبلك فهي لك ولعقبك؛ فكأنه يقول: هي لآخرنا موتًا؛ وبذلك سميت رقبى; لأن كل واحد منهما يرقب موت صاحبه؛ وكلاهما جائز, في قول أكثر أهل العلم".اهـ
(٢) هذا الإجماع المقصود به أنه قول أكثر العلماء وإلا فإنه من المعلوم أن المسألة فيها تفصيل وخلافٌ معتبرٌ، كما قال السيوطي في الأشباه والنظائر (ص ١٩٥) ناقلاً عن النووي أنه قال: "وبقي صورة واحدة وهي: ما إذا أطلق التعليق ولم يقصد تكليفًا ولا قصد التعليق المحض بل أخرجه مخرج اليمين؛ فهذه الصورة: هي التي أطلق معظم الأصحاب فيها القولين؛ واختار صاحب المهذب والانتصار والرافعي, عدم الحنث وعدم وقوع الطلاق؛ وكان شيخنا ابن الصلاح: يختار وقوعه ويعلله بكونه مذهب أكثر العلماء, وبعموم لفظ التعليق ظاهرًا, لكن قرينة الحثِّ والمنع تصلح للتخصيص وفيها بعض الضعف؛ ومن ثم توقف صاحب الحاوي, ومن حكى عنه التوقف من أشياخه في ذلك؛ فالذي يقوي التخصيص: أن ينضم إلى قرينة الحث, والمنع: القصد للحث, والمنع, فيقوي حينئذ التخصيص كما اخترناه, والغالب: أن الحالف على فعل مستقبل من أفعال من يعلم أنه يرتدع منه يقصد الحث أو المنع فيختار أيضا: أن لا يقع طلاقه بالفعل مع الجهل والنسيان, إلا أن يصرفه عن الحث أو المنع بقصد التعليق على الفعل مطلقا, فيقع في الصور كلها بوجود الفعل؛ وأما من حلف على فعل نفسه, فلا يمتنع وقوع طلاقه بالنسيان أو الجهل إلا عند قصد الحث أو المنع. انتهى".اهـ