Livre du mudabbar (al-mudabbar) 588 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un maître décrète la libération différée (tadbîr) de son esclave — homme ou femme — et ne revient pas sur sa décision avant de mourir, cette libération est imputée au tiers de sa succession, après règlement de ses dettes éventuelles et exécution de ses legs, pourvu qu’il ait été majeur et pleinement capable. Dès le décès du maître, la liberté devient donc obligatoire pour l’esclave : pour lui s’il est mâle, pour elle si elle est femelle. 589 – Ils s’accordent unanimement que, si le maître dit à son esclave : « Si je meurs de cette maladie ou durant cette année, tu seras libre », cela ne constitue pas un acte de tadbîr. 590 – Ils s’accordent unanimement que, si le maître vient effectivement à mourir de cette maladie ou au cours de ce voyage, l’esclave est affranchi sur le tiers de sa succession. 591 – Ils s’accordent unanimement que la libération du mudabbar est prélevée sur le tiers de l’héritage. Masrûq et Ibn Jubayr font toutefois exception : pour eux, elle est imputée sur la totalité des biens. 592 – Ils s’accordent unanimement que l’esclave affranchi par tadbîr ne devient libre qu’après la mort de son maître. 593 – Ils s’accordent unanimement qu’un homme peut continuer à avoir des rapports avec sa concubine-esclave qu’il a placée sous tadbîr. Az-Zuhrî, seul, s’en est écarté et a déclaré : « Cela n’est pas permis. » Livre des umm al-walad (ummahât al-awlad) 594 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme achète légalement une jeune esclave, a des rapports avec elle et qu’elle lui donne un enfant, les dispositions qui la concernent, dans la plupart des cas, restent celles applicables aux autres esclaves. 595 – Ils s’accordent unanimement que l’enfant qu’une umm al-walad a conçu avec son maître naît libre. 596 – Ils s’accordent unanimement que les enfants qu’elle aurait eus d’un autre que son maître, en raison de son statut, sont affranchis lorsqu’elle est affranchie et retombent en servitude lorsqu’elle redevient esclave. Az-Zuhrî, seul, a soutenu qu’ils demeurent des biens possédés. 597 – Ils s’accordent unanimement que, si un homme affranchit son umm al-walad durant une maladie mortelle, qu’il dispose ou non de biens, son affranchissement s’opère sur l’ensemble de son capital.
كتاب الْمُدبَّر ٥٨٨ - وأجمعوا على أن من دبّر عبده أو أَمته ولم يرجع عن ذلك حتى مات، فالمدبَّر يخرج من ثلث ماله بعد قضاء دين، إن كان عليه، وإنفاذ وصايا إن كان أوصى بِها، وكان السيد بالغًا جائز الأمر، أن الحرية تَجب له إن كان عبدًا، ولها إن كانت أَمة بعد وفاة السيد. ٥٨٩ - وأجمعوا على أنه إذا قال لعبده: إن مت في مرضي هذا، أو في عامي هذا فأنت حرٌّ، فليس هذا تدبيرًا. ٥٩٠ - وأجمعوا أنه إن مات في مرضه أو في سفره أنه حرٌّ من ثلث ماله. ٥٩١ - وأجمعوا أن المدبَّر يخرج من الثلث. وانفرد مسروق وابن جبير، فقالا: من رأس المال. ٥٩٢ - وأجمعوا على أن من أعتق عبدًا له عن دبُر، أنه لا يعتق إلا بعد موت السيد. ٥٩٣ - وأجمعوا على أن الرجل يصيب وليدته إذا دبَّرها. وانفرد الزهري فقال: لا يجوز ذلك. كتاب أُمهات الأولاد ٥٩٤ - وأجمعوا على أن الرجل إذا اشترى جارية شراء صحيحًا ووطئها وأولدها أن أحكامها في أكثر أُمورها أحكام الإماء. ٥٩٥ - وأجمعوا على أن ولد أُم الولد من سيدها حرٌّ. ٥٩٦ - وأجمعوا أن أولادها من غير سيدها، لمنزلتها، يُعتقون بعتقها، ويرقون برقها. وانفرد الزهري، فقال: مملَّكون. ٥٩٧ - وأجمعوا أنه إذا أعتق الرجل أُم ولده في مرضه، ولا مال له أو له مال فسواء، وتعتق من رأس المال.