Livre du mukâtab (al-mukâtab) 577 – Ils s’accordent unanimement que les enfants qu’engendre le mukâtab avec une femme libre naissent libres. 578 – Ils s’accordent unanimement que l’enfant qu’il conçoit avec une esclave appartenant à d’autres est la propriété du maître de celle-ci. 579 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme conclut avec son esclave un contrat de kitâba portant sur une contrepartie licite — évaluée en nombre, en poids ou en mesure déterminée — à verser en échéances clairement fixées dans les mois du calendrier arabe, ce contrat est valable. 580 – Ils s’accordent unanimement que le mukâtab a le droit de vendre et d’acheter, de recevoir et de donner, ainsi que de faire l’aumône, pour autant que cela serve les intérêts de ses biens et en accroisse la valeur, conformément aux règles licites admises parmi les musulmans. 581 – Ils s’accordent unanimement qu’il lui est permis de dépenser, avec mesure, l’argent qu’il détient pour couvrir ses besoins indispensables. 582 – Ils s’accordent unanimement que le mariage conclu par un esclave sans l’autorisation de son maître est nul. 583 – Ils s’accordent unanimement que la vente, par le maître, de son mukâtab n’est pas recevable si elle a pour but d’annuler le contrat de kitâba, tant que l’esclave poursuit celui-ci en versant ponctuellement les échéances qui lui incombent. 584 – Ils s’accordent unanimement que le mukâtab, lié par un contrat valide, accède à la liberté dès qu’il a acquitté ses versements aux échéances fixées, conformément aux conditions convenues. 585 – Ils s’accordent unanimement que si, pour le mukâtab, deux de ses échéances — ou la totalité d’entre elles — arrivent à terme et que le maître s’abstient d’en exiger le paiement, le contrat de kitâba n’est pas résilié tant que les deux parties demeurent attachées à leur engagement initial. 586 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un chrétien conclut un contrat de kitâba avec son esclave chrétien selon les conditions de validité admises chez les musulmans, ce contrat est valable. 587 – Ils s’accordent unanimement que, si le maître stipule à son esclave une kitâba comportant des versements déterminés — en une somme licite — à des échéances bien définies des mois arabes et lui dit : « Si tu règles aux dates que je t’ai fixées, tu seras libre », la liberté échoit à l’esclave dès qu’il s’en acquitte conformément aux conditions requises.
(1) Omission dans le manuscrit Ṭ. (2) fol. 17b.
كتاب المكاتب ٥٧٧ - وأجمعوا أن ولد المكاتب من الحرَّة أحرار. ٥٧٨ - وأجمعوا أن ولده من أَمة لقوم آخرين مملوك لسيد الأَمة. ٥٧٩ - وأجمعوا أن الرجل إذا كاتب عبده على ما يَجوز، مما له عدد أو وزن أو كيل معلوم، على نجوم معروفة من شهور العرب، أن ذلك جائز. ٥٨٠ - وأجمعوا أن للمكاتب أن يبيع ويشتري، ويأخذ ويعطي، ويتصدق فيما فيه الصلاح لماله، والتوفير عليه على ما يَجوز بين المسلمين من أحكامهم. ٥٨١ - وأجمعوا أن له أن ينفق بالمعروف مما في يده من المال على نفسه فيما لا غنى له عنه. ٥٨٢ - وأجمعوا على أن نكاح العبد بغير إذن سيده باطل. ٥٨٣ - وأجمعوا على أن بيع [السيد] (١) مكاتبه غير جائز على أن يبطل كتابته ببيعه إذا كان ماضيًا فيها، مؤديًا ما يَجب عليه من نجومه في أوقاتِها. ٥٨٤ - وأجمعوا على أن المكاتب كتابة صحيحة إذا أدى نُجومه في أوقاتِها على ما شرط عليه أنه يعتق. ٥٨٥ - وأجمعوا على أن المكاتب إذا دخل عليه نجمان من نجومه أو نجومه كلها فوقف السيد عن مطالبته، فيتركه بِحاله، أن الكتابة لا تنفسخ ما داما ثابتين على العقد الأول. ٥٨٦ - وأجمعوا على أن النصراني إذا كاتب عبدًا له نصرانيًا على ما تَجوز به الكتابة بين المسلمين أن ذلك جائز. ٥٨٧ - وأجمعوا على أن سيد العبد إذا كاتبه (٢) على نُجوم معلومة؛ بمال يَجوز الكتابة به، في أوقات معلومة من شهور العرب، وقال: إذا أديت في الأوقات التي سميتها لك فأنت حر، أن الحرية تقع عليه إذا أدى ذلك على ما شرط عليه.
(١) سقطت من ط. (٢) (١٧/ب).