Livre de la muzāraʿa (métayage des terres) et de la musāqāt (partage de la production des arbres)
541 – Ils s’accordent unanimement qu’il est permis de louer une terre contre un loyer en or ou en argent pour une durée déterminée. Tâwūs et al-Ḥasan, toutefois, s’en distinguent : ils ont jugé cette pratique répréhensible.
542 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme confie des palmiers en contrat de musāqāt moyennant un tiers, un quart ou la moitié de la récolte, le contrat est valable. L’imâm Abû Ḥanîfa (al-Nuʿmân) a, pour sa part, rejeté tout accord par lequel on mettrait en valeur une plantation contre une part de ce qu’elle produira.
Livre de l’isti brâʾ (délai destiné à vérifier que l’utérus est libre)
543 – Ils s’accordent unanimement qu’un homme ne peut avoir de rapports intimes avec une captive devenue sa propriété si elle est enceinte, tant qu’elle n’a pas accouché.
544 – Ils s’accordent unanimement que tout arrangement visant à abréger le délai d’isti brâʾ est irrecevable. Mâlik b. Anas, toutefois, émet une opinion isolée : selon lui, une telle renonciation reste possible, qu’on la désire ou qu’on la répugne.
545 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’une femme passe dans la propriété d’un homme alors que son mari réside au pays ennemi (Dâr al-ḥarb), le mariage est dissous, et il devient licite à son nouveau maître d’avoir des rapports avec elle une fois le délai d’isti brâʾ achevé.