Livre du ḥajr (incapacité de disposer)
536 – Ils s’accordent unanimement que les biens de l’orphelin doivent lui être remis dès qu’il a atteint l’âge de contracter mariage et que l’on décèle en lui la maturité nécessaire.
537 – Ils s’accordent unanimement qu’il convient de placer sous interdiction quiconque dilapide son patrimoine, qu’il soit mineur ou majeur. Abū Ḥanīfa et Zafar, toutefois, s’en démarquent : selon eux, on ne met pas sous ḥajr l’homme libre parvenu à l’âge d’homme.
538 – Ils s’accordent unanimement que l’aveu qu’une personne interdite fait à son propre détriment est valable.
Livre du taflīs (faillite)
539 – Ils s’accordent unanimement sur l’emprisonnement pour dettes. ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz, cependant, est seul à s’y opposer : pour lui, on distribue les biens du débiteur sans l’incarcérer.
540 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’une dette du failli est assortie d’un terme, elle demeure exigible à son échéance et ne devient pas immédiatement payable du seul fait de sa faillite.
(1) ‘Abd al-‘Aziz al-Bukhari écrit dans Kashf al-Asrar, commentaire d’Usul al-Bazdawi (t. 4, p. 235) : « … De même qu’Abu Hanifa juge que, lorsqu’un incapable (safih) atteint vingt-cinq ans, on lui remet ses biens même si aucun signe évident de maturité n’est observé. Certes, le texte subordonne cette remise à la constatation de la maturité, et ce qui dépend d’une condition n’existe pas avant sa réalisation ; cependant, une fois ce délai révolu, on présume qu’il a acquis le discernement requis, l’épreuve ayant généralement déjà eu lieu. » Fin de citation.
(2) Dans le manuscrit Kh : [al-Rahman].
(3) L’auteur traite cette question de façon plus détaillée dans son ouvrage al-Iqnâ‘, t. 2, p. 563-564.
كتاب الحَجْر
٥٣٦ - وأجمعوا على أن مال اليتيم يدفع إليه، إذا بلغ النكاح وأونس منه الرشد.
٥٣٧ - وأجمعوا على أن الحجر يَجب على كل مُضيِّع لماله من صغير وكبير.
وانفرد النعمان وزَفَر، فقالا: لا يُحجر على الحرِّ البالغ، إذا بلغ مبالغ الرجال (١).
٥٣٨ - وأجمعوا على أن إقرار المحجور على نفسه جائز.
كتاب التفليس
٥٣٩ - وأجمعوا على أن يَحبسوا في الديون.
وانفرد عمر بن عبد [العزيز] (٢) فقال: يقسم ماله ولا يُحبس (٣).
٥٤٠ - وأجمعوا على أن ما كان من دَيْن للمفلس إلى أجل أن ذلك إلى أجله لا يَحل بإفلاسه.
(١) قال عبد العزيز البخاري في كشف الأسرار شرح أصول البزدوي (٤/ ٢٣٥): " ... مثل ما قال أبو حنيفة في السفيه إذا بلغ خمسًا وعشرين سنة، يُدفع ماله إليه، وإن لم يؤنس منه رشد مع أن دفع المال إليه معلَّق بإيناس الرشد بالنص والمعلَّق بالشرط معدوم قبل وجوده لأنه لما استوفى هذه المدة لابد من ان يستفيد رشدًا والامتحان في الغالب".اهـ
(٢) في خ: [الرحمن].
(٣) وللمصنف تفصيل في هذه المسألة في كتابه الإقناع (٢/ ٥٦٤، ٥٦٣).