520 – Ils s’accordent unanimement que le constituant du gage peut, s’il le souhaite, ajouter au créancier gagiste un ou plusieurs biens supplémentaires, venant s’ajouter au gage déjà remis.
521 – Ils s’accordent unanimement qu’il est permis au mukâtab (l’esclave sous contrat d’affranchissement) de donner un bien en gage pour toute opération qui lui est avantageuse.
522 – Ils s’accordent unanimement que le gage constitué par un mukâtab est valable. Seul l’imâm al-Shâfiʿî s’en est écarté en le déclarant non valable.
523 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme emprunte à un autre un bien afin de le donner en gage contre un montant déterminé de dinars, auprès d’une personne désignée et pour un délai fixé, et qu’il le met effectivement en gage conformément à l’autorisation reçue, l’opération est licite.
524 – Ils s’accordent unanimement que, si l’esclave mis en gage commet à l’encontre de son maître une faute involontaire passible de la peine capitale, il demeure néanmoins gage dans son état initial.
525 – Ils s’accordent unanimement que quiconque engage un ou plusieurs biens en garantie d’une dette et s’acquitte d’une partie de celle-ci, mais souhaite retirer une partie du gage, n’en a pas le droit ; rien ne peut être libéré du gage tant qu’il n’a pas réglé le reste de sa dette ou qu’il n’en a pas été libéré.
526 – Ils s’accordent unanimement qu’un musulman peut prendre pour gage, de la part de son frère musulman, un exemplaire du Coran (muṣḥaf).
Livre de la mouḍâraba (muḍâraba)
527 – Ils s’accordent unanimement que le qirâḍ (contrat de mouḍâraba) conclu en dinars et en dirhams est licite.
528 – Ils s’accordent unanimement que l’agent (ʿâmil) peut stipuler auprès du propriétaire du capital un tiers, la moitié ou toute autre fraction convenue du bénéfice, pourvu que cette part soit clairement déterminée comme portion proportionnelle.
529 – Ils s’accordent unanimement à juger nul le qirâḍ dans lequel l’un des deux contractants, ou les deux, stipule(nt) pour soi une somme fixe de dirhams.
530 – Ils s’accordent unanimement que, lorsqu’un homme remet à un autre une somme d’argent pour une mouḍâraba, puis qu’ils divergent alors qu’ils ont…
(1) (15/b).
(2) Omission dans l’édition imprimée.
٥٢٠ - وأجمعوا على أن (١) للراهن أن يزيد المرتَهن رهنًا مع رهنه أو رهونًا.
٥٢١ - وأجمعوا على أن للمكاتب أن يرهن فيما فيه له صلاح.
٥٢٢ - وأجمعوا على أن رهن المكاتب جائز.
وانفرد الشافعي، فقال: لا يَجوز.
٥٢٣ - وأجمعوا على أن الرجل إذا استعار من الرجل الشيء يرهنه على دنانير معلومة، عند رجل سمي له، إلى وقت معلوم، فرهن ذلك على ما أذن له فيه، أن ذلك جائز.
٥٢٤ - وأجمعوا على أن العبد المرهون إذا جنى على السيد جناية تأتي على نفسه خطأ، أنه رهن بحاله.
٥٢٥ - وأجمعوا أنه من رهن شيئًا أو أشياء بمال، فأدى بعض المال، وأراد [إخراج] (٢) بعض الرهن، أن ذلك ليس له، ولا يُخرج من الرهن شيء، حتى يوفيه آخر حقه، أو يبرأ من ذلك.
٥٢٦ - وأجمعوا على أن للمسلم أن يرتَهن المصحف من أخيه المسلم.
كتاب الْمُضَارَبة
٥٢٧ - وأجمعوا على أن القَراض بالدنانير والدراهم جائز.
٥٢٨ - وأجمعوا على أن للعامل أن يشترط على رب المال: ثلث الربح أو نصفه أو ما يجتمعان عليه، بعد أن يكون ذلك معلومًا جزءًا من أجزاء.
٥٢٩ - وأجمعوا على إبطال القراض الذي يشترط أحدهما أو كلاهما لنفسه دراهم معلومة.
٥٣٠ - وأجمعوا على أن الرجل إذا دفع إلى الرجل مالاً مضاربة، ثُمَّ اختلفَا وقد
(١) (١٥/ب).
(٢) سقطت من ط.