478 – Ils s’accordent unanimement pour admettre la licéité de la vente dite al-ʿarâyâ. An-Nuʿmân (Abû Ḥanîfa) et ses disciples estiment, quant à eux, qu’elle est illicite.
479 – Ils conviennent tous que, lorsque quelqu’un vend des palmiers avant leur pollinisation, les fruits appartiennent à l’acheteur. Ibn Abî Laylâ, seul, ajoute : « Ces fruits reviennent à l’acheteur même sans stipulation particulière, car le fruit du palmier fait partie intégrante du palmier. »
480 – Il y a accord unanime sur le fait que l’acheteur d’une bête « muṣarrâ » (dont on a bandé les trayons pour retenir le lait) qui l’a trait dispose d’une option : s’il le veut, il garde l’animal ; s’il le veut, il le rend avec, en compensation, un ṣâʿ de dattes. Abû Yûsuf et Ibn Abî Laylâ estiment plutôt qu’il doit la restituer accompagnée de la valeur du lait, tandis qu’an-Nuʿmân, dans une opinion isolée, considère qu’il ne peut ni la rendre ni restituer ce qu’il en a tiré.
481 – Ils s’accordent unanimement pour déclarer illicite le fait d’aller à la rencontre des marchandises en dehors de la ville afin de les acheter avant qu’elles n’entrent sur le marché. An-Nuʿmân, seul, n’y voit aucun inconvénient.
482 – Ils conviennent également qu’il est interdit de vendre une dette contre une autre dette.
483 – Ils s’accordent tous que la vente d’un animal, lorsqu’elle se fait comptant et avec remise immédiate, est licite.
484 – Ils conviennent unanimement qu’il est permis de vendre l’eau provenant des crues du Nil et de l’Euphrate.
485 – Ils s’entendent également sur ce point : si la marchandise est une esclave et que l’acheteur l’affranchit avant d’en prendre possession, l’affranchissement est valable.
486 – Ils s’accordent enfin, conformément au ḥadith authentique dans lequel le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque sépare une mère de son enfant, Allah le séparera de ceux qu’il aime le Jour de la Résurrection », sur le fait que cette interdiction vise l’enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de sept ans.
(1) Cet élément est attesté dans un hadith rapporté par Abou Hurayra ; il a été consigné par al-Bukhari (2150) et Muslim (1524, 1515).
(2) La même affirmation est confirmée par le hadith d’Abou Hurayra cité précédemment.
(3) Le récit est rapporté par al-Tirmidhi (1283, 1566), al-Darimi (2/299), al-Hakim dans al-Moustadrak (2/63), al-Daraqoutni dans ses Sunan (3/67) et Ibn al-Jawzi dans al-Tahqiq (2/192), par la chaîne d’Abou ‘Abd al-Rahman al-Houbouli d’après Abou Ayyoub, sous forme marfou‘. Il est également transmis par Ahmad dans son Mousnad (5/412) et, par son intermédiaire, par Ibn ‘Asakir dans Tarikh Damas (32/118) à partir de
٤٧٨ - وأجمعوا على بيع العرايا: أنه جائز.
النعمان وأصحابه، قالوا: لا يَجوز.
٤٧٩ - وأجمعوا على أنه من باع نَخلاً لم يؤبر فثمرها للمشتري.
وانفرد ابن أبي ليلى، فقال: الثمر للمشتري وإن لم يشترط، لأن ثَمر النخل من النخل.
٤٨٠ - وأجمعوا على أن من حلب المصراة فهو بالخيار: إن شاء أمسكها، وإن شاء ردها وصاعًا من تَمر (١).
وانفرد أبو يوسف وابن أبي ليلى، فقالا: يردها مع قيمة اللبن؛ وشذ النعمان فقال: ليس له ردها، ولا يستطيع رد ما أخذ منها.
٤٨١ - وأجمعوا على أن تلقي السلع خارجًا لا يَجوز (٢).
وانفرد النعمان فقال: لا أرى له بأسًا.
٤٨٢ - وأجمعوا على أن بيع الدَّيْن بالدَّيْن لا يَجوز.
٤٨٣ - وأجمعوا على أن بيع الحيوان يدًا بيد جائز.
٤٨٤ - وأجمعوا على أن بيع الماء من سيل النيل والفرات جائز.
٤٨٥ - وأجمعوا على أن السلعة لو كانت جارية؛ فأعتقها المشتري قبل قبضها، أن العتق واقع عليها.
٤٨٦ - وأجمعوا على ما ثبت به الخبر عن النبي ﷺ أنه قال: «مَنْ فَرَّقَ بينَ الوالِدَةِ وولَدِها فَرَّقَ اللَّهُ بينه وبينَ أحِبّتِهِ يومَ القِيامة» (٣)؛
إذا كان الولد طفلاً لم يبلغ سبع
(١) ثبت هذا في حديث أبي هريرة: أخرجه البخاري (٢١٥٠)، ومسلم (١٥٢٤، ١٥١٥).
(٢) ثبت هذا في حديث أبي هريرة السابق.
(٣) أخرجه الترمذي (١٢٨٣، ١٥٦٦)، والدارمي (٢/ ٢٩٩)، والحاكم في المستدرك (٢/ ٦٣)، والدارقطني في سننه (٣/ ٦٧)، وابن الجوزي في التحقيق (٢/ ١٩٢) من طريق أبي عبد الرحمن الحبلي عن أبي أيوب مرفوعًا.
وأخرجه أحمد في مسنده (٥/ ٤١٢)، ومن طريقه ابن عساكر في تاريخ دمشق (٣٢/ ١١٨) من =