celui qui porte sa provision et son outre d’eau. Ensuite, il se rend à ʿArafât ; telle est la Sunna. Toutefois, de nos jours, presque plus personne ne se rend à Namirah ni au lieu de prière du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. Au contraire, on accède à ʿArafât par le passage des Maʾziman, et l’on y entre avant que le soleil ne passe au zénith ; certains y pénètrent même de nuit et y passent la nuit avant le wuqûf. Tout ce que les gens pratiquent ainsi suffit pour la validité du ḥajj, mais cela reste en deçà de la Sunna. Qu’ils observent donc, dans la mesure du possible, ce qui relève de la Sunna, tel le regroupement des deux prières : on prononce un seul adhân et l’on fait une iqâmah pour chaque prière. Allumer des feux à ʿArafât est une innovation blâmable, et il en va de même à Minâ, d’un commun accord entre les savants. L’allumage de feux n’est légitime qu’à Muzdalifah, et uniquement au moment du retour.
(1) À « wal-mizād » : le manuscrit (d) omet ce terme ; dans (b) on lit « wal-mizwād ». (2) À « ilā » : omission dans (c) et (d). (3) Dans (b) : « min ṭarīq » ; dans (c) : « bi-ṭarīq ». (4) Dans al-Muṭlaʿ (n° 233) : « al-maʾzman » duel de maʾzum, avec ḥaraka à la première lettre, sukūn à la seconde et kasra à la zāy, ainsi que le précise al-Bakrī, qui ajoute : « Ils sont connus entre ʿArafa et al-Muzdalifa, et tout chemin entre deux montagnes est maʾzm, de même qu’un lieu de combat est maʾzm. » Al-Jawharī commente : « C’est de là que vient l’appellation Maʾzamayn pour le lieu situé entre al-Mashʿar et ʿArafa. » (5) Dans (a) : « wa huwa ». (6) Ajouté dans (c) et (d) : « yakūn ».
يَحْمِلُ الزادَ والْمَزَادَ (١) . ثمَّ بعدَ ذلِكَ يذهبُ إلى عرفاتٍ، فهذِه السُّنَّةُ، لكنْ في هذِه الأوقاتِ لا يكادُ يذهبُ أحدٌ إلى نَمِرَةَ، ولَا إلى مُصَلَّى النبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ، بل يدخُلونَ إلى (٢) عرفاتٍ على طريقِ (٣) الْمَأْزِمَيْنِ (٤) ، ويدخُلُونَها قبلَ الزَّوَالِ، ومنهم مَنْ يدخُلُهَا ليلًا ويَبِيتُونَ بها قبلَ التعريفِ، وهذا (٥) الذي يفعلُه الناسُ كلُّه يُجْزِئ معه الحجُّ، لكنْ فيه نقصٌ عَنِ السُّنَّةِ، فيفعلُ ما يُمْكِنُ مِنَ السُّنَّةِ؛ مثلُ الجمعِ بينَ الصلاتَيْنِ، فيؤذِّنُ أذانًا واحدًا، ويُقِيمُ لكلِّ صلاةٍ. والإيقادُ بعرفةَ بدعةٌ مكروهةٌ، وكذلِكَ الإيقادُ بِمِنًى بدعةٌ باتِّفاقِ العلماءِ، وإنَّما (٦) الإيقادُ بِمُزْدَلِفَةَ خاصَّةً في الرجوعِ.
(١) قوله: (والمزاد): سقط من (د)، وفي (ب): (والمزواد). (٢) قوله: (إلى): سقط من (ج) و (د). (٣) في (ب): (من طريق)، وفي (ج): (بطريق). (٤) قال في المطلع (٢٣٣): (المأزمان تثنية مَأْزِم، بفتح أوله وإسكان ثانيه وكسر الزاي، كذا قيده البكري وقال: وهما معروفان بين عرفة والمزدلفة، وكل طريق بين جبلين فهو مأزم، وموضع الحرب أيضاً مأزم، قال الجوهري: ومنه سمي الموضع الذي بين المشعر وعرفة: مأزمين). (٥) في (أ): (وهو). (٦) زيد في (ج) و (د): (يكون).