et la prière de l’ʿaṣr, puis il prononça le sermon, tout en demeurant dans les limites de ʿArafāt, au fond de la vallée de ʿUranah. Là se trouve une mosquée que l’on appelle « Masjid Ibrâhîm », laquelle ne fut édifiée qu’au début du règne des Banû al-ʿAbbâs.
On y accomplit donc les prières du ẓuhr et de l’ʿaṣr en les raccourcissant (qaṣr) et en les regroupant (jamʿ), conformément à la pratique du Messager d’Allah — qu’Allah lui accorde Sa prière et Son salut. Tous les pèlerins, qu’ils soient habitants de La Mecque ou non, prient derrière l’imâm de la même façon : prière abrégée et regroupée. L’imâm leur adresse alors un sermon, comme le Prophète — qu’Allah lui accorde Sa prière et Son salut — le fit jadis, juché sur sa monture.
Lorsque le sermon est achevé, le muezzin prononce l’adhân puis l’iqâmah, après quoi l’on prie, conformément à la Sunnah. À ʿArafāt, à Muzdalifah et à Minâ, la prière est exécutée sous forme de qaṣr ; aussi bien les habitants de La Mecque que les autres la raccourcissent de la sorte. De même, on regroupe les prières dans ces trois lieux, tout comme les habitants de La Mecque l’avaient fait derrière le Prophète — qu’Allah lui accorde Sa prière et Son salut — à ʿArafāt, à Muzdalifah et à Minâ.
(1) ʿUrna : ʿayn avec damma, rāʾ avec fatha et nūn. Voir : al-Muṭṭaliʿ, p. 232.
(2) Al-Azraqī, dans Tārīkh de La Mecque (vol. 2, p. 193) : « La mosquée de ʿArafah se trouve à droite du lieu de stationnement ; on l’appelle mosquée d’Ibrāhīm, et ce n’est pas la mosquée de ʿArafah où l’imām dirige la prière. » Cette mosquée est aujourd’hui connue sous le nom de mosquée de Namīra. Voir : Maʿālim de La Mecque historique (vol. 1, p. 267).
(3) Dans le manuscrit B : hannāk (هنالك, « là »).
(4) Le mot wa jamʿan (وَجَمْعاً, « et la combinaison [des prières] ») a été omis dans les manuscrits C et D.
(5) Selon l’école ḥanbalite, il n’est pas permis aux habitants de La Mecque de combiner (jamʿ) et de raccourcir (qaṣr) les prières. Voir : al-Inṣāf (vol. 2, p. 320).
(6) Dans le manuscrit B : wa yakhṭub (ويخطب, « et [il] prononce le prêche »).
(7) Le mot wa yuqṣir (وَيُقْصِرُ, « et [il] raccourcit [la prière] ») a été omis dans les manuscrits A et B.
(8) Selon l’école ḥanbalite, il n’est pas permis aux habitants de La Mecque de raccourcir (qaṣr) et de combiner (jamʿ) les prières à ʿArafah, Muzdalifah et Mina. Voir : al-Inṣāf (vol. 2, p. 320).
والعصرَ وخَطَبَ، وهُوَ في حُدودِ عرفةَ بِبَطْنِ عُرَنَةَ
(١)
،
وهُنَاكَ مسجدٌ يقالُ له:
مسجدُ إبراهيمَ
(٢)
، وإنَّما بُنِيَ في أولِ دولةِ بني العباسِ.
فيُصَلِّي هناك
(٣)
الظهرَ والعصرَ قَصْرًا وجمعاً
(٤)
، كما فَعَلَ رسول الله صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ، ويصلِّي خَلْفَهُ جميعُ الحاجِّ؛ أهلُ مكةَ وغيرُهم
(٥)
، قَصْرًا وجَمْعًا، يَخْطُبُ
(٦)
بهم الإمامُ كمَا خطبَ النبيُّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ على بَعِيرِهِ.
ثمَّ إذا قَضَى الْخُطبةَ:
أَذَّنَ المؤذِّنُ وأقامَ، ثم يُصَلِّي، كما جاءتْ بذلِكَ السُّنَّةُ، ويُصَلِّي بعرفةَ ومُزْدَلِفَةَ ومِنًى قَصْرًا، ويقصر
(٧)
أهلُ مكةَ وغيرُ أهلِ مكةَ، وكذلك يَجْمَعُونَ الصلاةَ بعَرفةَ ومُزْدَلِفَةَ ومِنًى
(٨)
، كما كان أهلُ مكَّةَ خَلْفَ النَّبيِّ صلَّى الله عليه وسلَّم بعرَفةَ ومُزدَلِفة ومِنًى،
(١) عُرَنَة: بضم العين وفتح الراء والنون. ينظر: المطلع ص ٢٣٢.
(٢) قال الأزرقي في تاريخ مكة (٢/ ١٩٣): (مسجد بعرفة عن يمين الموقف، يقال له: مسجد إبراهيم، وليس بمسجد عرفة الذي يصلي فيه الإمام). وهذا المسجد يعرف اليوم بمسجد نمِرَة. ينظر: معالم مكة التاريخية ١/ ٢٦٧.
(٣) في (ب): (هنالك).
(٤) قوله: (وجمعاً) سقط من (ج) و (د).
(٥) والمذهب عند الحنابلة: عدم جواز الجمع والقصر لأهل مكة. ينظر: الإنصاف ٢/ ٣٢٠.
(٦) في (ب): (ويخطب).
(٧) قوله: (ويقصر) سقطت من (أ) و (ب).
(٨) والمذهب عند الحنابلة: عدم جواز القصر والجمع لأهل مكة في عرفة ومزدلفة ومنى. ينظر: الإنصاف ٢/ ٣٢٠.