il a ainsi contrevenu à la Sunna ; en effet, le Prophète — paix et bénédiction d’Allāh sur lui —, ses Compagnons et les Successeurs n’ont cessé d’accomplir le tawāf autour de la Maison, alors même que les pigeons ont toujours été présents à La Mecque. La précaution (1) est louable tant qu’elle ne conduit pas son auteur à enfreindre (2) une Sunna reconnue ; mais, lorsqu’elle aboutit (3) à cela, elle devient une erreur.
Sache, en outre, que tout avis impliquant la transgression de la Sunna est fautif ; tel est le cas de celui qui ôte ses sandales pendant la prière obligatoire ou la prière (4) funéraire, par crainte qu’elles ne soient souillées : c’est là une erreur contraire à la Sunna, car le Prophète — paix et bénédiction d’Allāh sur lui — priait en ses sandales, et il a dit :
« Les Juifs ne prient pas dans leurs sandales ; distinguez-vous d’eux. » (5)
et il a dit :
« Lorsque l’un de vous vient à la mosquée (6), qu’il examine ses sandales ; si elles portent quelque impureté, qu’il les frotte sur la terre, car la terre (7) leur sert de purification. » (8)
De même qu’il est permis de prier en ses sandales, il est de même (9) permis d’accomplir le tawāf en ses sandales.