les deux coins en prononçant (1) : « Notre Seigneur, accorde-nous une belle part en ce bas-monde, une belle part dans l’Au-delà et préserve-nous du châtiment du Feu » (2). Il terminait de même toutes les autres invocations (3) par ces paroles, et aucun rappel obligatoire n’a été institué à ce sujet, selon le consensus des imâms. Le tawâf autour de la Maison est assimilable à la prière, si ce n’est qu’Allah y a permis la parole ; que celui qui parle durant le tawâf ne profère donc que de bonnes paroles. C’est pourquoi l’on ordonne au circumambulateur d’être en état de pureté rituelle, mineure et majeure (4), de couvrir sa ʿawrah, de se tenir à l’écart des impuretés dont se garde le prieur, et que l’aire de circumambulation demeure pure (5). Toutefois (6), l’obligation de la purification pour le tawâf fait l’objet d’une divergence parmi les savants (7), car personne n’a rapporté
(1) Dans (B) : « en disant ». (2) Rapporté par Aḥmad (15399) et Abû Dâwûd (1892) d’après ‘Abd Allāh b. al-Sā’ib ; celui-ci rapporte : « J’ai entendu le Messager d’Allāh (paix et bénédictions) dire entre les deux piliers : “Rabbana âtinâ fid-dunyâ ḥasanatan wa fil-âkhira ḥasanatan wa qinâ ‘adhâba-nnâr” ». Al-Albânî l’a jugé ḥasan. (3) Dans (C) et (D) : « son invocation ». (4) La formule « la mineure et la majeure » est omise dans (A) et (B). (5) Dans (C) : « et que celui qui circumambule est pur ». (6) Le terme « mais » est absent de (D). (7) Les Ḥanafites, ainsi qu’une version rapportée de l’imam Aḥmad, estiment qu’il n’est pas nécessaire de lever l’état de hadath : celui qui accomplit le ṭawâf en état de hadath doit offrir un dam ; toutefois, chez les Ḥanafites, si le ṭawâf est fait en état de hadath mineur, il convient de sacrifier un shāh, et en cas de hadath majeur, une badana. Les Mālikites, Shāfiʿites et Ḥanbalites exigent en revanche la pureté. Quant à l’imam Aḥmad, opinion retenue par le Shaykh al-Islām, il considère que la pureté est une sunnah. Voir : al-Mabsût.
الركنينِ بقولِهِ (١) : «رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ» (٢) ، كمَا كانَ يختِمُ سائِرَ الأدعية (٣) بذلِكَ، وليسَ في ذلك ذِكْرٌ وَاجِبٌ باتفاقِ الأئمةِ. والطوافُ بالبيتِ كالصلاةِ إلَّا أنَّ اللهَ أباحَ فيه الكلامَ، فمَنْ تكلَّمَ فيهِ فلا يتكلَّمْ إلَّا بخيرٍ، ولهذا يُؤْمَرُ الطائِفُ أنْ يكونَ متطهِّرًا الطهارَتَيْنِ الصغرى والكبرى (٤) ، ويكونَ مستورَ العَوْرَةِ، مُجْتَنِبَ النجاسةِ التي يجتنِبُهَا المصلِّي، والمطافُ طاهِرٌ (٥) ؛ لكنْ (٦) في وجوبِ الطهارةِ في الطوافِ نزاعٌ بين العلماءِ (٧) ، فإنَّهُ لم يَنْقُلْ أحدٌ
(١) في (ب): (بقول). (٢) رواه أحمد (١٥٣٩٩)، وأبوداود (١٨٩٢) عن عبد الله بن السائب، قال: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول ما بين الركنين: «ربنا آتنا في الدنيا حسنة، وفي الآخرة حسنة، وقنا عذاب النار». وحسنه الألباني. (٣) في (ج) و (د): (دعائه). (٤) قوله: (الصغرى والكبرى) سقطت من (أ) و (ب). (٥) في (ج): (والطائف طاهراً). (٦) قوله: (لكن) سقط من (د). (٧) ذهب الحنفية، ورواية عن الإمام أحمد: إلى أنه لا يشترط رفع الحدث، فإن طاف محدثًا فعليه دم. لكن عند الحنفية: إن طافت وهي محدثة حدثاً أصغر فعليها شاة، وفي الحدث الأكبر بدنة. وذهب المالكية والشافعية والحنابلة إلى اشتراط الطهارة. وعن الإمام أحمد، واختاره شيخ الإسلام: أن الطهارة سنة. ينظر: المبسوط =