Quant à la Pierre Noire, qu’il se place face à elle, qu’il la touche, puis qu’il la baise si cela lui est possible, sans nuire à quiconque en se bousculant. Si cela ne lui est pas possible, qu’il se contente de la toucher puis de porter la main à sa bouche ; à défaut, qu’il lui fasse simplement un signe.
Il passe ensuite au ṭawāf, en laissant la Maison sacrée sur sa gauche. Il n’est pas tenu de se rendre dans l’espace compris entre les deux angles, ni de marcher de biais ; d’ailleurs, cela n’est pas recommandé.
Lorsqu’il touche la Pierre, il dit : « Bismi llāh, Allāhu akbar. » S’il le souhaite, il ajoute : « Ô Allāh, [je le fais] par foi en Toi, par attestation de la véracité de Ton Livre, par fidélité à Ton pacte et en suivant la Sunna de Ton Prophète Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue. »
(1) Dans (b) : «فيستقبله» ; dans (d) : «ويستقبله».
(2) Dans al-Furūʿ, t. 6, p. 34 : «وفي استقباله» — c.-à-d. la Pierre Noire — «بوجهه وجهان», c’est-à-dire que cette formule admet deux acceptions ; selon notre Shaykh, elle relève de la sunna.
(3) Dans (a) : «يستلمه».
(4) Dans (a) : «استلامه».
(5) L’expression «وإلا أشار» est rendue dans (b) par «والإشارة».
(6) Le passage entre crochets a été omis dans (b).
(7) Rapporté par ʿAbd al-Razzāq (nº 8894) d’après Ibn ʿUmar (qu’Allāh soit satisfait de lui), en version mūqūfa.
(8) Je ne l’ai pas relevé sous cette forme ; Ibn al-Mulqin note : «Ce ḥadīth est étrange sous cet aspect, je ne me rappelle pas qui l’a rapporté en version marfūʿ après l’avoir recherché», et al-Ḥāfiẓ ajoute : «Je ne l’ai pas trouvé ainsi».
L’imâm ash-Shāfiʿī en a relaté une version analogue dans al-Umm (2/186), où il dit : «Nous a informés Saʿīd, d’après Ibn Jarrīj, qu’on lui avait rapporté que certains compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) avaient demandé : “Ô Messager de Dieu, que disons-nous lorsque nous prenons la pierre (al-Istilām) ?” Il répondit : “Dites : Bismillāh, wa-llāhu akbar, imānan bi-llāh, wa-taṣdīqan …”