et de vénération ». Ainsi, quiconque aperçoit la Maison avant d’entrer dans la Mosquée prononce cette invocation.
Les savants qui l’ont tenue pour recommandée l’ont, de même, considérée recommandée dès que l’on voit la Maison, fût-ce après être déjà entré dans la Mosquée. Cependant, le Prophète — que les prières et la paix d’Allāh soient sur lui —, une fois entré dans la Mosquée, commençait par le ṭawāf et n’accomplissait pas auparavant la prière de salutation de la Mosquée ni aucune autre ; en effet, la salutation de la Mosquée sacrée consiste précisément à tourner autour de la Maison.
Par ailleurs, le Prophète — que les prières et la paix d’Allāh soient sur lui — avait coutume de se laver rituellement avant d’entrer à La Mecque, et il passait la nuit à Dhū Ṭuwā, lieu situé près des puits appelés aujourd’hui « les puits d’az-Zāhir ». Que celui à qui cela est facilité
(1) Rapporté par al-Shāfi‘ī (p. 125) et al-Bayhaqī (n° 9213) d’après Ibn Jurayj : lorsque le Messager d’Allah, paix et salut sur lui, apercevait la Kaʿba, il élevait les mains et disait : « Ô Allah, accorde à cette Maison davantage de dignité, d’exaltation, d’honneur et de crainte ; et augmente sa distinction et sa générosité parmi ceux qui l’ont visitée et y ont accompli le pèlerinage et la ʿumra, en leur accordant distinction, honneur, exaltation et piété. » Ibn al-Qayyim indique dans Zad al-Maʿād (vol. 2, p. 207) que ce hadith est mursal, bien que Saʿīd ibn al-Musayyib en ait entendu la version de la bouche d’ʿUmar ibn al-Khattāb, qu’Allah l’agrée.
(2) L’avis majeur de la madhhab est que, dès la vue de la Kaʿba, on élève les mains et l’on invoque (douʿāʾ). Selon Shaykh al-Islām, toutefois, on ne doit pas se préoccuper de cette invocation. Voir : al-Inṣāf, vol. 4, p. 4.
(3) Le terme « al-masjid » est omis dans l’exemplaire (b).
(4) Dans l’exemplaire (d) : « bi-taḥiyya ».
(5) Rapporté par al-Bukhārī (n° 491) et Muslim (n° 1259) d’après Ibn ʿUmar, qu’Allah l’agrée : « Il n’entrait pas à La Mecque sans avoir passé la nuit à Dhū al-Ṭawā, puis, au matin, accompli le ghusl avant d’entrer à La Mecque en plein jour. » Il rapporte que le Prophète, paix et salut sur lui, procédait de même.
(6) Dans les exemplaires (c) et (d) : « wa huwa ».
(7) Le terme « al-yawm » est omis dans les exemplaires (b), (c) et (d).
(8) Dans les exemplaires (a), (b) et (d) : « az-Zahr ».