Et, autrefois, il n’existait à La Mecque aucun édifice (1) dépassant la hauteur de la Maison sacrée, ni (2) la moindre construction (3) dominant aṣ-Ṣafā, al-Marwa ou al-Mashʿar al-Ḥarām ; il n’y avait pas non plus à Minā ou à ʿArafāt (4) de mosquée, pas davantage auprès des Jamrāt de lieux de prière. Tout (5) cela fut instauré après l’époque des califes bien-guidés, certaines de ces constructions ayant été édifiées [après la dynastie omeyyade, tandis que d’autres furent érigées] (6) encore plus tard ; de sorte que la Maison était visible avant même d’entrer dans la Mosquée.
Ibn Jurayj (7) rapporte (8) que, lorsque le Prophète — que les prières et la paix d’Allāh soient sur lui — apercevait la Maison, il levait les mains et disait : « Ô Allāh, augmente cette Maison en noblesse, en vénération, en honneur, en majesté et en bienfait ; et accorde (9) plus encore de noblesse et d’honneur à ceux qui l’ont glorifiée parmi ceux qui ont accompli le Ḥajj ou la ʿUmra (10), en les comblant d’une noblesse supplémentaire. »
Au-dessus ; car la porte de Banī Shayba est la porte la plus proche : quand on y entre, le pèlerin fait face à la Kaʿba, et c’est en même temps la porte la plus éloignée de ce côté du Hajar al-Aswad. Son passage à l’intérieur de la mosquée est donc préférable à son passage à l’extérieur, que ce soit vers le côté de Safā ou vers celui de Dār an-Nadwa.
(1) Le mot « sur » (alā) est omis dans les manuscrits A et B.
(2) Dans B : « wa-qāla » (« et il a dit »).
(3) Dans A et B : « bayna » (« entre »).
(4) Dans D : « wa-ʿArafāt » (« et Arafāt »).
(5) Dans A : « kāna » (« était »).
(6) Ce qui est entre crochets est omis dans A et B.
(7) Dans C et D : « Ibn Jarīr ».
(8) Le mot « kāna » (« était ») est omis dans B.
(9) Dans B, on ajoute « ʿaẓmahū » (« sa grandeur »).
(10) Dans C : « aw iʿtamara-hu » (« ou il l’a couvert d’un turban »).
ولم يكنْ قديمًا بمكةَ بناءٌ يعلو على
(١)
البيتِ، ولا
(٢)
كانَ فوق
(٣)
الصَّفَا والمروةِ والْمَشْعَرِ الحرامِ بناءٌ، ولا كانَ بِمِنًى ولا بعرفاتٍ
(٤)
مسجدٌ، ولا عندَ الجمراتِ مساجدُ، بل كل
(٥)
هذه مُحْدَثَةٌ بعد الخلفاءِ الراشدِينَ، ومنها ما أُحْدِثَ
[بعدَ الدولةِ الأمويَّةِ، ومنها ما أُحْدِثَ]
(٦)
بعدَ ذلِكَ، فكانَ البيتُ يُرَى قبلَ دُخولِ المسجدِ.
وقدْ ذكرَ ابنُ جريج
(٧)
: أنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ كانَ
(٨)
إذا رأَى البيتَ رَفَعَ يَدَيْهِ وقالَ: «اللَّهُمَّ زِدْ هَذَا الْبَيْتَ تَشْرِيفًا وَتَعْظِيمًا وَتَكْرِيمًا وَمَهَابَةً وَبِرًّا، وَزِدْ مَنْ
(٩)
شَرَّفَهُ وَكَرَّمَهُ مِمَّنْ حَجَّهُ واعْتَمَرَهُ
(١٠)
تَشْرِيفًا
= أعلاها؛ لأن باب بني شيبة أقرب باب، إذا دخله الداخل استقبل وجه الكعبة، وهو أبعد بابٍ من هذه الناحية عن الحجر الأسود، فيكون ممره في المسجد أولى من ممره خارج المسجد، إما إلى ناحية الصفا أو ناحية دار الندوة).
(١) قوله: (على) سقطت من (أ) و (ب).
(٢) في (ب): (وقال).
(٣) في (أ) و (ب): (بين).
(٤) في (د): (وعرفات).
(٥) في (أ): (كان).
(٦) ما بين معقوفين سقط من (أ) و (ب).
(٧) في (ج) و (د): (ابن جرير).
(٨) قوله: (كان) سقط من (ب).
(٩) زيد في (ب): (عظمه).
(١٠) في (ج): (أو اعتمره).