en défendant sa religion, il est martyr, [et quiconque est tué en défendant son inviolabilité est martyr] (1)(2).
Lorsqu’il est piqué par des puces (3)(4) ou des poux (5)(6), il lui est loisible de les écarter de lui et de les tuer, et il n’encourt aucune sanction pour cela, bien que les jeter soit plus léger que de les tuer (7).
Il en va de même pour toute bête qui s’en prend à lui : on lui défend de la mettre à mort, même si, en elle-même, elle est illicite — comme le lion ou le guépard (8). Toutefois, s’il la tue, aucune compensation ne lui est exigée, selon l’avis le plus manifeste.
(1) Ce qui est entre [crochets] a été omis dans l’édition D.
(2) Rapporté par Aḥmad (n° 1652), Abū Dāwūd (4772), al-Tirmidhī (1421) qui l’a jugé ḥasan ṣaḥīḥ, an-Naṣā’ī (4095) et Ibn Mājah (2580) d’après un ḥadīth de Saʿīd b. Zayd, marfūʿ. Authentifié par al-Albānī.
(3) Dans l’édition B : «قرصه».
(4) Selon l’école, il est permis de tuer les puces en toutes circonstances. Voir al-Inṣāf, t. 3, p. 468.
(5) Dans les éditions B, C et D : «et les poux».
(6) Selon l’école, il est interdit de tuer les poux ; toutefois, si on en tue, il n’y a pas de kafāra à acquitter. Voir al-Inṣāf, t. 3, p. 486.
(7) Voir al-Furūʿ, t. 5, p. 4070 ; Ikhtiyārāt al-Bā‘lī, p. 174.
(8) Selon l’école, il est recommandé de tuer tout animal dont la nature est nuisible, même s’il n’a pas causé de dommages : lion, tigre, loup, guépard et semblables. Voir Kashshāf al-Qinā‘, t. 2, p. 439. Cheikh al-Islām rapporte dans Sharḥ al-‘Umdah, t. 4, p. 581 : «Or d’après une autre version, on ne le tue que s’il a effectivement causé du tort ; s’il ne fait plus de mal, il ne convient pas de le tuer… et cette version est, si Allah le veut, la plus solide.» Il y expose ensuite sept arguments la préférant.
دُونَ دِينِهِ فَهُوَ شَهِيدٍ،
[وَمَنْ قُتِلَ دُونَ حُرْمَتِهِ فَهُوَ شَهِيدٌ]
(١)
»
(٢)
.
وإذا قَرَصَتْهُ
(٣)
البراغيثُ
(٤)
أو القملُ
(٥)
(٦)
؛ فله إلقاؤُهَا عنه، وله قَتْلُهَا، ولا شَيْءَ عليه، [وإلقاؤُها أَهْوَنُ مِنْ قَتْلِهَا
(٧)
.
وكذلِكَ ما يتعرَّضُ له مِنَ الدوابِّ، فيُنْهَى عنْ قَتْلِهِ، وإنْ كانَ في نفسِهِ مُحَرَّمًا؛ كالأسدِ والفهدِ
(٨)
، فإذا قتلَهُ فلا جزاءَ عليه في أَظْهَرِ
(١) ما بين معقوفين سقط من (د).
(٢) رواه أحمد (١٦٥٢)، وأبو داود (٤٧٧٢)، والترمذي (١٤٢١) وقال: حسن صحيح، والنسائي (٤٠٩٥)، وابن ماجه (٢٥٨٠)، من حديث سعيد بن زيد مرفوعاً. وصححه الألباني.
(٣) في (ب): (قرصه).
(٤) والمذهب: يجوز قتل البراغيث مطلقًا. ينظر: الإنصاف ٣/ ٤٦٨.
(٥) في (ب) و (ج) و (د): (والقمل).
(٦) والمذهب: يحرم قتل القمل، وإن قتلها فلا كفارة عليه. ينظر: الإنصاف ٣/ ٤٨٦.
(٧) ينظر: الفروع ٥/ ٤٠٧٠، اختيارات البعلي ص ١٧٤.
(٨) والمذهب: يستحب قتل كل ما كان طبعه الأذى، وإن لم يوجد منه أذىً؛ كالأسد والنمر والذئب والفهد وما في معناه. ينظر: كشاف القناع ٢/ ٤٣٩.
وقال شيخ الإسلام في شرح العمدة ٤/ ٥٨١: (وعنه رواية أخرى: أنه إنما يقتل إذا عدا عليه بالفعل، فإذا لم يعد فلا ينبغي قتله ... ، وهذه الرواية أصح إن شاء الله) ثم ذكر سبعة وجوه لترجيحها.