Il ne se coupe pas les cheveux.
Il lui est toutefois permis de se gratter le corps lorsqu’une démangeaison survient.
Il peut aussi se faire pratiquer la saignée par ventouses, sur la tête comme ailleurs (1), ainsi qu’une saignée veineuse (2), s’il en éprouve le besoin (3). Et s’il doit, pour cela, raser quelques cheveux, cela est permis ; car il est établi, dans le Ṣaḥīḥ (4), que « le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – se fit appliquer des ventouses au milieu de la tête alors qu’il était en état d’iḥrām », opération qui n’est possible qu’en rasant une partie des cheveux (5).
De même, s’il se lave et qu’à cette occasion quelques cheveux tombent, cela ne lui cause aucun tort ; et si
Les châfiʿites ont statué que l’enduement est licite sur le corps, mais il ne l’est pas sur la tête ni sur la barbe. Les hanbalites, quant à eux, permettent l’enduement sans parfum. Voir al-Mabsūṭ, vol. 4, p. 122 ; al-Sharḥ al-Kabīr d’al-Dardīr, vol. 2, p. 60 ; al-Majmūʿ, vol. 7, p. 279 ; al-Inṣāf, vol. 3, p. 472. (1) Dans les témoins A et B, l’expression « sur sa tête et hors de sa tête » est omise. (2) Dans B : « wa-yafṣuḍ ». (3) L’ajout « wa yaftaṣuḍ ʾidhā iḥtāja ʾilā dhālika » est signalé dans les témoins C et D après « wa in tayyaqqana annahu inqaṭaʿa bi-l-ghusl ». (4) Hadith rapporté par al-Bukhārī (n° 1836) et Muslim (n° 1203) d’après ʿAbd Allāh ibn Buḥaynah, qu’Allah l’agrée. (5) Cheikh al-Islām a écrit : « Si le muḥram a besoin et se coupe les cheveux pour la saignée (ḥijāma) ou pour le ghusl, cela ne lui nuit pas. » Selon l’école, il doit s’acquitter d’une fidya. Voir al-Furūʿ, vol. 5, p. 400 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 174 ; al-Inṣāf, vol. 3, p. 459.
ولَا يقطعُ شعرَه.
وله أنْ يَحُكَّ بدنَهُ إذا حَكَّهُ.
ويحتجِمَ في رأسِه وغير رأسِه
(١)
ويفتصد
(٢)
إذا احتاج إلى ذلك
(٣)
، وإنِ احتاجَ أنْ يحلِقَ شعرًا لذلِكَ جازَ؛ فإنَّهُ قدْ ثَبَتَ في الصَّحيحِ
(٤)
:
«أنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ احْتَجَمَ فِي وَسَطِ رَأْسِهِ وَهُوَ مُحْرِمٌ»
، ولا يمكِنُ ذلِكَ إلَّا مَعَ حَلْقِ بعضِ الشعرِ
(٥)
.
وكذلِكَ إذا اغتسلَ وسقطَ شيءٌ مِن شعرِهِ بذلِكَ؛ لم يَضُرَّهُ، وإنْ
=وذهب الشافعية: إلى أن الادهان جائز في البدن، وغير جائز في الرأس واللحية.
وذهب الحنابلة: إلى جواز الادهان بغير المطيب. ينظر: المبسوط ٤/ ١٢٢، والشرح الكبير للدردير ٢/ ٦٠، والمجموع ٧/ ٢٧٩، والإنصاف ٣/ ٤٧٢.
(١) قوله: (في رأسه وغير رأسه) سقطت من (أ) و (ب).
(٢) في (ب): (ويفصد).
(٣) قوله: (ويفتصد إذا احتاج إلى ذلك): ذكر في (ج) و (د) بعد قوله: (وإنْ تيقَّنَ أنَّهُ انقطعَ بالغسلِ).
(٤) رواه البخاري (١٨٣٦)، ومسلم (١٢٠٣) من حديث عبد الله ابن بحينة رضي الله عنه.
(٥) قال شيخ الإسلام: (والمحرم إن احتاج وقطع شعره لحجامة أو غسل لم يضره).
والمذهب: عليه فدية. ينظر: الفروع ٥/ ٤٠٠، اختيارات البعلي ص ١٧٤، الإنصاف ٣/ ٤٥٩.