et la femme (1) élève sa voix de sorte à se faire entendre de sa compagne.
Il est recommandé de multiplier la talbiya lorsque les circonstances changent ; par exemple : à la fin des prières, (2) lorsqu’on gravit une hauteur, descend un vallon, entend quelqu’un proclamer la talbiya, à l’arrivée de la nuit ou du jour (3), ou lorsque les compagnons de voyage se rencontrent ; de même lorsqu’on a commis ce qui est prohibé.
Il a été rapporté (4) : « Quiconque continue de prononcer la talbiya jusqu’au coucher du soleil verra la nuit tomber alors qu’il aura été pardonné. » (5)
S’il invoque ensuite (6), prie sur le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue —, sollicite la satisfaction d’Allah et le Paradis, et cherche refuge, par Sa miséricorde, contre Son courroux et le Feu (7), cela est excellent (8).
(1) Dans les manuscrits (a) et (b) : « al-ṣawt ».
(2) Dans le manuscrit (c) : « mā ».
(3) Dans le manuscrit (c) : « aw an-nahār » (« ou le jour »).
(4) Dans les manuscrits (c) et (d) : « annahū » (« qu’il »).
(5) Rapporté par Aḥmad (nᵒ 15008) et Ibn Mājah (nᵒ 2925) d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh (رضي الله عنهما), qui transmit que le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Quiconque prononce la talbiyah un jour prohibé jusqu’au coucher du soleil, ses péchés sont effacés comme le jour où sa mère l’a mis au monde. » L’albânî l’a néanmoins jugé faible.
(6) Dans le manuscrit (b) : « ʿaqb » (عقب).
(7) La lecture « saẖṭuhu wa an-nār » figure dans les manuscrits (a) et (b) sous la forme abrégée « an-nār ».
(8) Cheikh al-Islâm, dans son Sharḥ al-ʿUmdah, vol. 4, p. 419, écrit : « Et cela parce qu’il a été rapporté d’al-Qâsim ibn Muhammad : “Il était recommandé à l’homme, lorsqu’il avait terminé sa talbiyah, de prier sur le Prophète (صلى الله عليه وسلم).” » =
ترفعُ صوتها
(١)
بحيثُ تُسْمِعُ رفيقَتَها.
ويُسْتَحَبُّ الإكثارُ منها عندَ اختلافِ الأحوالِ،
مثلُ:
أدبارِ الصلواتِ، ومثلُ
(٢)
إذا صَعِدَ نَشْزًا، أو هَبَطَ وادِيًا، أو سمعَ مُلَبِّيًا، أو أقبلَ الليلُ والنهارُ
(٣)
، أو التقتِ الرِّفَاقُ، وكذلكَ إذا فعلَ ما نُهِيَ عنه.
وقد رُوِيَ:
«أنَّ
(٤)
مَن لَبَّى حتى تغرُبَ الشمسُ فقدْ أمسى مغفورًا لَهُ»
(٥)
.
وإنْ دعا عَقِيبَ
(٦)
التلبيةِ، وصلَّى على النبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ، وسألَ اللهَ رضوانَهُ والجنةَ، واستعاذَ برحمتِهِ مِن سخطِه والنارِ
(٧)
؛ فحَسَنٌ
(٨)
.
(١) في (أ) و (ب): (الصوت).
(٢) زيد في (ج): (ما).
(٣) في (ج): (أو النهار).
(٤) في (ج) و (د): (أنه).
(٥) رواه أحمد (١٥٠٠٨)، وابن ماجه (٢٩٢٥) عن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: «من أضحى يومًا محرمًا ملبيًّا حتى غربت الشمس؛ غربت بذنوبه كما ولدته أمه»، وضعفه الألباني.
(٦) في (ب): (عقب).
(٧) قوله: (سخطه والنار) هو في (أ) و (ب): (النار).
(٨) قال شيخ الإسلام في شرح العمدة ٤/ ٤١٩: (وذلك لما روي عن القاسم بن محمد قال: «كان يُستحب للرجل إذا فرغ من تلبيته أن يصلي على النبي صلى الله عليه وسلم» =