Il n’est pas permis au pèlerin en état d’iḥrâm de porter quoi que ce soit de ce que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a proscrit, si ce n’est par nécessité, pas plus qu’il n’est permis au jeûneur de rompre son jeûne, sauf en cas de nécessité. La nécessité est, par exemple, le froid dont il craint qu’il ne le rende malade s’il ne couvre pas sa tête (1), ou bien une affection qui l’atteint et pour laquelle il doit couvrir sa tête. Il se vêt alors dans la mesure du besoin ; puis, lorsqu’il n’en a plus besoin, il retire ce qu’il a mis. Il lui incombe ensuite de s’acquitter d’une fidya (2) : soit en jeûnant trois jours, soit en offrant en sacrifice une brebis (3), soit en nourrissant six indigents, chacun recevant un demi-sâʿ de dattes ou d’orge, ou un mudd de blé (4). S’il les nourrit de pain (5), cela est valable (6), la quantité correspondant à deux ratls selon la mesure irakienne, soit environ un demi-ratl selon la mesure damascène. Il convient, en outre, que ce pain soit accompagné d’un udm (condiment).
Le burqaʿ, la burqāʿ et le burqūʿ : comme قنفذ, جندب et عصفور ; c’est un objet porté sur le visage, destiné aux femmes et aux bêtes de somme, et pourvu d’ouvertures pour les yeux. Voir : Tahḏīb al-Luġah, vol. 3, p. 188 ; al-Qāmūs al-Muḥīṭ, vol. 20, p. 319. (1) Dans (ب) : lire « إن ». (2) Dans (ب) : lire « يفدي ». (3) Dans (ج) et (د) : lire « أو ». (4) Dans (أ) et (ب) : lire « طعام ». (5) Dans (ب) : lire « أطعم ». (6) Selon l’école (madhhab), le pain ne suffit pas. Voir : al-Furūʿ, vol. 5, p. 400 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 174 ; al-Inṣāf, vol. 3, p. 508.
وليسَ للمُحْرِمِ أنْ يلبَسَ شيئًا ممَّا نَهَى النبيُّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ عنهُ إلَّا لحاجةٍ، كما أنَّهُ ليسَ للصائِمِ أنْ يُفْطِرَ إلا لحاجةٍ، والحاجةُ مثلُ: البَرْدِ الذي يخافُ أنْ يُمْرِضَهُ إذا (١) لم يُغَطِّ رأسَهُ، أو مثلُ مرضٍ نَزَلَ به يحتاجُ معه إلى تغطيةِ رأسِهِ، فيَلْبَسُ قَدْرَ الحاجةِ، فإذَا استَغْنى عنه نَزَعَ. وعليهِ أنْ يَفْتَدِيَ (٢) ؛ إمَّا بصيامِ ثلاثةِ أيامٍ، وإمَّا بِنُسُكٍ شاةٍ، وإما (٣) بإطعامِ ستةِ مساكينَ، لكلِّ مسكينٍ نصفُ صاعٍ مِن تمرٍ أو شعيرٍ، أو مُدٌّ مِن بُرٍّ (٤) . وإنْ أطعمَهُ (٥) خبزًا جازَ (٦) ، ويكونُ رِطْلَيْنِ بالعِرَاقِيِّ؛ قريبًا من نصفِ رِطلٍ بالدِّمَشْقِيِّ. وينبغِي أنْ يكونَ مأدومًا.
= والبُرْقُعُ والبُرْقَعُ والبُرْقُوعُ: كقنفذ وجندب وعصفور، وهو شيء يلبس على الوجه يكون للنساء والدواب، وفيه خرقان للعينين. ينظر: تهذيب اللغة ٣/ ١٨٨، القاموس المحيط ٢٠/ ٣١٩. (١) في (ب): (إن). (٢) في (ب): (يفدي). (٣) في (ج) و (د): (أو). (٤) في (أ) و (ب): (طعام). (٥) في (ب): (أطعم). (٦) والمذهب: لا يجزئ الخبز. ينظر: الفروع ٥/ ٤٠٠، اختيارات البعلي ص ١٧٤، الإنصاف ٣/ ٥٠٨.