« L’ihrâm de la femme se situe dans son visage », telle est (1) la parole rapportée de certains Pieux Prédécesseurs (2). Toutefois, le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — lui a interdit de se voiler le visage au moyen d’un niqâb ou de porter des gants, tout comme il a interdit au pèlerin en état d’ihrâm de revêtir la chemise et les khuffs, alors même qu’il lui est permis, par consensus des imâms, de couvrir ses mains (3) et ses pieds. Le burqu‘ (4) constitue une couverture plus complète que le niqâb ; c’est pourquoi son port est unanimement prohibé. Ainsi, la femme en état d’ihrâm ne porte pas ce qui est confectionné pour dissimuler le visage, tel le burqu‘ et ce qui lui est assimilé, car cela équivaut au niqâb.
Elle a dit : « Les caravanes passaient à côté de nous alors que nous étions en état d’ihrâm avec le Messager d’Allah, paix et bénédictions sur lui ; lorsqu’elles nous frôlaient, chacune de nous abaissait son jilbâb depuis sa tête sur son visage ; dès qu’elles s’éloignaient, nous le relevions. » Ibn al-Qattan, dans Bayân al-Wahm wa-l-īhâm (t. 2, p. 391), note que « sa chaîne de transmission est interrompue », tandis qu’al-Albânî l’a authentifié dans Takhrîj al-Mishkâh (n° 2690). (1) Sa formule « Il a dit cette parole » figure dans les éditions (c) et (d) sous la forme « Cette parole ». (2) Rapporté par al-Daraqutnî (n° 2761) d’après Ibn ‘Umar sous forme mursal, alors qu’al-Bayhaqî le transmet par la même chaîne d’al-Daraqutnî en mawqûf (n° 9048) ; Ibn Ḥajar, dans Iţhâf al-Muharra (n° 10844), reprend également cette version mawqûf d’al-Daraqutnî. Cela se confirme lorsqu’al-Bayhaqî, dans al-Ma‘rifa (7/139), déclare : « Selon lui, la femme doit se couvrir le visage et l’homme la tête », mention rapportée mursal pour la femme, bien que son élévation soit faible. Il est donc possible qu’une copie d’al-Daraqutnî comporte, par erreur d’impression ou de copistes, la mention de l’élévation. Le hadith a néanmoins été rapporté en mursal par al-Daraqutnî (n° 2760) et al-Bayhaqî (n° 9049), et al-Daraqutnî a corrigé sa version en la qualifiant de mawqûf. (3) Dans l’édition (a) : « sa main ». (4) Dans l’édition (d) : « et l’éclair ».
«إحرامُ المرأةِ في وجهِها» ، وإنما قال هذا القولَ (١) بعضُ السلفِ (٢) ، لكنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ نهاها أنْ تَنْتَقِبَ أو تلبَسَ القفازَيْنِ، كما نهى الْمُحْرِمَ أنْ يلبَسَ القميصَ والخُفَّ، مع أنَّه يجوزُ له أن يسترَ يَدَيهِ (٣) ورِجْلَيْهِ باتفاقِ الأئمةِ. والبُرْقُعُ (٤) أقوى مِنَ النقابِ، فلهذا يُنْهَى عنه باتفاقِهم، ولهذا كانتِ الْمُحْرِمَةُ لا تلبَسُ ما يُصْنَعُ لسترِ الوجهِ؛ كالبُرْقُعِ ونحوِه؛ فإنَّه كالنِّقَابِ.
= قالت: «كان الركبان يمرون بنا ونحن مع رسول الله صلى الله عليه وسلم محرمات، فإذا حاذوا بنا سدلت إحدانا جلبابها من رأسها على وجهها، فإذا جاوزونا كشفناه». قال ابن القطان في بيان الوهم والإيهام (٢/ ٣٩١): (إسناده منقطع)، وصححه الألباني في تخريج المشكاة (٢٦٩٠). (١) قوله: (قال هذا القول) مكانه في (ج) و (د): (هذا قول). (٢) رواه الدارقطني (٢٧٦١)، عن ابن عمر مرفوعاً، إلا أن البيهقي رواه من طريق الدارقطني بالإسناد نفسه موقوفاً (٩٠٤٨)، ونقله ابن حجر في إتحاف المهرة (١٠٨٤٤) عن الدارقطني موقوفاً، ويؤكد ذلك: أن البيهقي قال في المعرفة ٧/ ١٣٩: (وعنه أنه قال: «إحرام المرأة في وجهها، وإحرام الرجل في رأسه»، وروي ذلك عنه في المرأة مرفوعاً، ورفعه ضعيف)، فلعل نسخة الدارقطني حصل بها زيادة ذكر الرفع خطأً في الطباعة أو من بعض النساخ. وقد روي مرفوعاً عند الدارقطني (٢٧٦٠)، والبيهقي (٩٠٤٩)، وصوب الدارقطني وقفه. (٣) في (أ): (يده). (٤) في (د): (والبرق). =