il n’existe aucune preuve (1) établissant l’interdiction de cela, si ce n’est ce qui a été rapporté d’Ibn ‘Umar – qu’Allâh l’agrée, lui et son père – [selon lequel il réprouvait le fait de nouer le ridâʾ (2). Les disciples d’Ibn ʿUmar ont toutefois divergé à ce sujet] (3) : certains (4) ont déclaré qu’il s’agit d’une réprobation de simple bienséance (karâhat tanzîh), comme Abû Hanîfa et d’autres, tandis que d’autres ont affirmé qu’il s’agit d’une réprobation assimilée à l’interdiction (karâhat tahrîm) (5).
Quant à la tête, il ne doit la couvrir (6) ni avec un vêtement cousu ni avec quoi que ce soit d’autre ; qu’il s’abstienne donc de la recouvrir d’un turban, d’une kûfiyya (7), d’une calotte (8), d’un tissu qui adhérerait au cuir chevelu, ou de toute chose semblable.
(1) Dans (A) et (B) : « pour l’interdiction ».
(2) Malik rapporte dans le Muwaṭṭaʾ (t. 1, p. 326) d’après Nāfiʿ : « ʿAbd Allāh b. ʿUmar détestait que le muḥrim porte l’izār. » Et Ibn Abī Shayba (n° 15438) rapporte de Muslim b. Jundub : « J’ai entendu b. ʿUmar dire : “Ne noue rien sur toi tant que tu es en état d’iḥrâm.” »
(3) Les mots entre crochets ont été omis dans les manuscrits (C) et (D).
(4) Dans (D) : « parmi eux ».
(5) Le mot « huwa » est omis dans (B), (C) et (D).
(6) Dans (C) et (D) : ajout de « lā ».
(7) Dans le Taj al-ʿArūs (t. 24, p. 346) : « al-kūfiyya : ce qui se porte sur la tête, nommé ainsi à cause de son arrondi. »
(8) Dans (C) et (D) : « wa-lā qalansuwa wa-lā Kūjiyya ». Dans al-Muṭlaʿ (p. 36) : « Qalansuwa : on en compte six variantes – qalansuwa, qalsāṭa, qalansāṭa, qalsuwa (ces quatre avec une fatha sur la qāf), puis qulansiyya et qulansīya (avec une kasra sur la qāf). »