De même, si l’on ne trouve pas d’izar, il portera le pantalon et ne le fend pas ; tel est l’avis le plus correct des deux émis par les savants (1), car le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – a accordé une dispense de substitution (2) à ʿArafāt (3), ainsi que l’a rapporté Ibn ʿUmar (4).
Il est également permis de revêtir tout ce qui appartient (5) à la même catégorie que l’izar et le ridâʾ : on peut donc s’envelopper dans le qabâʾ (6), la jubbah, la chemise et autres vêtements analogues, et s’en couvrir, d’un commun accord des imâms, en le plaçant transversalement ; on peut aussi les porter retournés — plaçant le bas en haut — et se couvrir d’une couverture (lihâf) ou autre. Toutefois, il ne couvrira pas sa tête, sauf nécessité, et le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – a interdit
(1) Cheikh al-Islām a exposé deux questions :
Premièrement : le port des khuff pour celui qui ne trouve pas de sandales (nallayn). Selon l’école hanbalite, on porte les khuff sans les découper et sans expiation ; c’est une prescription isolée (mufradāt). L’opinion majoritaire (al-jumhūr) considère au contraire que le découpage est obligatoire, à défaut expiation.
Deuxièmement : le port des sarāwīl pour celui qui ne trouve pas d’izar. Les ḥanafites et les mālikites jugent qu’il ne lui est pas permis de porter des sarāwīl ; s’il le fait, il doit verser une expiation, sauf pour les ḥanafites : si les sarāwīl se déchirent, il n’y a rien à payer. Pour les shāfiʿites et les hanbalites, il est au contraire licite de porter les sarāwīl sans expiation. Voir : Tuḥfat al-fuqahā’, p. 421 ; Bidāyat al-mujtahid, t. 2, p. 91 ; al-Ḥāwī, t. 4, pp. 97-98 ; Majmū‘ al-fatāwā, t. 21, p. 191 ; al-Inṣāf, t. 3, p. 464.
(2) Sous (a) et (b) : al-badal.
(3) Sous (a) : bi-ʿarafāt.
(4) « Ainsi dans tous les manuscrits » ; la lecture correcte est « Ibn ʿAbbās ».
(5) Le mot « min » a été omis dans (b).
(6) Dans al-Muṭlaʿ, p. 208, il est écrit : « vêtement étroit parmi les habits des ‘Ajam ».